Comment installer un kit solaire sur un balcon ou jardin ?

Comment installer un kit solaire sur un balcon ou jardin ?

Vous êtes locataire, vous n’avez pas de toiture accessible, ou vous souhaitez simplement tester le solaire avant d’investir dans une installation complète ?

Le kit solaire pour balcon ou jardin est la solution idéale.

Accessible, peu coûteux, sans travaux lourds, il permet de produire de l’électricité solaire et de réduire sa facture dès le premier jour.

Ce guide vous explique comment choisir, installer et raccorder un kit solaire en toute légalité.

Qu’est-ce qu’un kit solaire balcon ?

 

Un kit solaire balcon (aussi appelé kit plug-and-play, centrale solaire balconnière ou générateur solaire portable) est un ensemble compact composé :

  • D’un ou plusieurs panneaux solaires (généralement 1 à 4 panneaux de 400 à 430 Wc chacun).
  • D’un micro-onduleur intégré ou séparé qui convertit le courant continu produit par les panneaux en courant alternatif 230 V utilisable directement.
  • D’un câble de raccordement terminé par une fiche domestique standard (type Schuko ou prise CEE7) ou un câble Wieland selon les modèles.

Son principe : branché sur une prise murale, il injecte l’électricité produite directement dans le circuit électrique du logement.

Les appareils branchés dans le logement consomment en priorité cette électricité solaire, réduisant mécaniquement la consommation facturée par le réseau.

La réglementation en France : ce qui est autorisé

 

Avant d’installer quoi que ce soit, le cadre réglementaire doit être connu. En France, la réglementation a évolué favorablement ces dernières années.

Puissance maximale autorisée sans déclaration : depuis le décret du 6 avril 2024, les installations de moins de 3 kVA branchées sur une prise domestique sont considérées comme des « installations de production décentralisée » et ne nécessitent pas de raccordement officiel à Enedis ni de déclaration préalable de travaux. La plupart des kits balcon (1 à 2 panneaux, 400 à 800 W) sont dans ce cadre.

La déclaration à Enedis : pour les installations de plus de 3 kVA, une déclaration de raccordement au réseau est obligatoire. Au-delà de 9 kVA, des démarches plus complètes s’imposent.

En copropriété : si vous êtes propriétaire en copropriété, un accord de l’assemblée générale peut être requis pour poser des panneaux visibles depuis l’extérieur. En tant que locataire, consultez votre bail et prévenez votre propriétaire : les petits kits balcon non fixés de façon permanente sont généralement acceptés.

En zone ABF : dans les secteurs protégés ou à proximité de monuments historiques, renseignez-vous auprès de votre mairie avant toute installation, même modeste.

Choisir son kit solaire balcon ou jardin

 

La puissance selon votre situation

 

Configuration Puissance recommandée Production annuelle estimée
Balcon orienté sud, 1 panneau 400 à 430 Wc 350 à 500 kWh/an
Balcon orienté sud, 2 panneaux 800 à 860 Wc 700 à 1 000 kWh/an
Jardin orienté sud, 4 panneaux 1 600 à 1 720 Wc 1 400 à 2 000 kWh/an

Pour un foyer consommant 3 500 kWh/an, un kit 2 panneaux couvre environ 20 à 28 % de la consommation. C’est modeste mais réel, surtout si vous êtes présent en journée (télétravail, retraite).

Le type de micro-onduleur

 

Micro-onduleur intégré au panneau : solution clé en main, simple à installer et à câbler. Chaque panneau est indépendant : une ombre sur l’un n’affecte pas la production des autres.

Micro-onduleur séparé (1 ou 2 entrées) : légèrement plus flexible, permet parfois de connecter 2 panneaux sur un seul onduleur. Plus courant sur les kits de puissance supérieure.

Pour comprendre les différences entre micro-onduleurs et onduleurs classiques, notre guide Avantages et inconvénients des panneaux photovoltaïques donne les bases de fonctionnement d’une installation complète.

La structure de fixation

 

Selon votre configuration :

  • Support à lester (pieds réglables) : pour une terrasse ou un jardin. Aucun perçage, simplement posé au sol avec des poids. Réglable en inclinaison.
  • Support de balcon (fixation sur rambarde) : pince ou fixation sur garde-corps. Certains modèles permettent d’incliner les panneaux à la verticale (rendement réduit de 20 à 30 % mais contraintes de voisinage réduites).
  • Panneau inclinable vertical : les panneaux en position quasi verticale sur une rambarde perdent en rendement mais sont moins sujets aux conflits de voisinage ou de copropriété.

 

 

Comment installer un kit solaire étape par étape

 

Étape 1 : choisir l’emplacement et l’orientation

 

L’orientation et l’inclinaison sont les deux facteurs les plus importants pour maximiser la production.

Notre guide Orientation et inclinaison idéales pour les panneaux solaires détaille tous les paramètres.

En résumé :

  • Orientation idéale : plein sud. Est ou ouest acceptables avec une perte de 15 à 25 %.
  • Inclinaison idéale : 30 à 35° pour un rendement annuel maximum. Sur un balcon, une inclinaison de 10 à 15° est souvent le maximum réalisable.
  • Évitez les ombrages : une ombre même partielle sur un panneau réduit significativement sa production. Vérifiez les trajectoires solaires en hiver (soleil plus bas) et l’impact des bâtiments voisins.

 

Étape 2 : monter la structure

 

  1. Assemblez la structure de fixation selon les instructions du fabricant.
  2. Positionnez-la à l’emplacement choisi en vérifiant la stabilité.
  3. Pour les supports à lester en jardin, ajoutez les contrepoids recommandés par le fabricant (jamais sous-dimensionnés : un panneau de 2 m² exposé au vent représente une force de soulèvement importante).
  4. Fixez les panneaux sur la structure avec les boulons fournis.

 

Étape 3 : connecter les panneaux au micro-onduleur

 

Les connexions entre panneaux et micro-onduleur utilisent des connecteurs MC4 (connexion positive et négative).

L’assemblage est simple : les connecteurs s’emboîtent et se verrouillent avec un clic.

Respectez impérativement la polarité (positif sur positif, négatif sur négatif).

Si votre kit comprend plusieurs panneaux, raccordez-les selon le schéma fourni (généralement en parallèle sur le micro-onduleur).

Étape 4 : raccorder le micro-onduleur au réseau électrique

 

C’est l’étape finale et la plus importante d’un point de vue réglementaire.

Option 1 : câble avec prise Schuko (plug-and-play) : La majorité des kits balcon sont livrés avec un câble terminé par une prise domestique standard. Il suffit de brancher cette prise sur une prise murale intérieure (ou extérieure dédiée) pour injecter l’électricité dans le circuit du logement. L’installation ne nécessite aucune intervention sur le tableau électrique.

Option 2 : câble Wieland ou raccordement direct : Certains kits, notamment les plus puissants, sont livrés avec un connecteur Wieland (connecteur industriel de sécurité) qui nécessite l’installation d’une prise Wieland dédiée par un électricien. C’est la solution recommandée par la norme française pour les installations permanentes, même si elle demande une petite intervention électrique.

Option 3 : raccordement au tableau : Pour les kits de plus de 800 W ou les installations plus permanentes, un raccordement direct au tableau électrique via un disjoncteur dédié est préférable. Cette option nécessite l’intervention d’un électricien ou d’un installateur photovoltaïque qualifié.

Étape 5 : vérifier le bon fonctionnement

 

Une fois raccordé, le micro-onduleur démarre automatiquement quand l’ensoleillement est suffisant (généralement quelques minutes après le lever du soleil).

La plupart des micro-onduleurs modernes disposent d’une LED de statut et d’une application smartphone qui permet de suivre la production en temps réel.

Pour configurer le suivi de production, notre guide Suivre la production de ses panneaux solaires avec une appli gratuite vous explique les meilleures options disponibles.

Les bonnes pratiques pour maximiser le rendement

 

Nettoyez les panneaux régulièrement : la poussière, le pollen et les fientes d’oiseaux réduisent la production de 10 à 30 % selon l’encrassement. Un nettoyage à l’eau claire tous les 2 à 3 mois suffit en général. Évitez les produits abrasifs et les jets d’eau sous pression qui pourraient endommager les cellules.

Vérifiez les connexions chaque saison : les connecteurs MC4 exposés aux intempéries peuvent s’oxyder avec le temps. Un contrôle visuel annuel permet de détecter les problèmes précoces.

Optimisez l’autoconsommation : programmez vos appareils énergivores (lave-linge, lave-vaisselle, chargement des appareils) en milieu de journée, quand la production est maximale.

Budget et retour sur investissement

 

Kit Prix indicatif Production annuelle Économie annuelle (0,25 €/kWh) Retour sur investissement
1 panneau 400 Wc 350 à 600 € 400 à 500 kWh 100 à 125 € 3 à 5 ans
2 panneaux 800 Wc 600 à 1 000 € 800 à 1 000 kWh 200 à 250 € 3 à 4 ans
4 panneaux 1 600 Wc 1 200 à 2 000 € 1 600 à 2 000 kWh 400 à 500 € 3 à 4 ans

Le retour sur investissement d’un kit solaire balcon est l’un des plus rapides du solaire résidentiel, principalement parce que le coût initial est faible et que l’électricité autoconsommée est valorisée au tarif plein.

Pour simuler précisément votre situation, notre guide simulation de rentabilité des panneaux solaires vous accompagne pas à pas.

Faire appel à un professionnel

 

Pour les installations de plus de 800 W, un raccordement permanent au tableau ou en zone réglementée, un installateur photovoltaïque qualifié avec Kelkun peut réaliser l’installation dans les règles et vous garantir la conformité.

Des artisans sélectionnés, des avis vérifiés, pour un kit solaire installé sereinement.

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Pourquoi ma climatisation fait du bruit ?

Pourquoi ma climatisation fait du bruit ?

Un léger souffle d’air, c’est normal.

Mais un claquement au démarrage, un sifflement persistant, des vibrations qui font trembler le mur, ou un glouglou qui revient régulièrement : ces bruits-là ne sont pas normaux et méritent attention.

Chaque type de bruit est en réalité un signal que votre climatisation vous envoie.

Apprendre à les identifier, c’est souvent la différence entre un simple réglage à faire soi-même et une panne qui coûte cher si on la laisse traîner.

Ce guide passe en revue les bruits les plus fréquents, leurs causes probables, et ce qu’il faut faire dans chaque cas.

Les niveaux sonores normaux d’une climatisation

 

Avant de s’alarmer, un repère utile : une climatisation en bon état de fonctionnement n’est pas silencieuse : elle produit un niveau sonore qui varie selon les composants en marche.

Composant Niveau sonore normal
Unité intérieure (ventilateur seul) 19 à 30 dB — quasi inaudible
Unité intérieure (compresseur actif) 25 à 45 dB — souffle discret
Unité extérieure (compresseur) 45 à 65 dB — comparable à une conversation normale
Démarrage / arrêt du compresseur Claquement léger ponctuel — normal

Ces valeurs sont indicatives, elles varient selon les marques et les puissances.

Ce qui doit alerter, c’est un bruit nouveau, inhabituel, ou qui s’intensifie progressivement.

Si votre appareil fonctionnait silencieusement et commence à faire du bruit, quelque chose a changé.

Diagnostic : identifier le bruit pour trouver la cause

 

Claquements au démarrage ou à l’arrêt

 

Ce qu’on entend : un ou plusieurs claquements nets au moment où le compresseur démarre ou s’arrête, qui disparaissent ensuite.

Cause la plus fréquente : c’est souvent parfaitement normal. Le compresseur crée une légère variation de pression dans le circuit frigorifique lors de sa mise en marche ou de son arrêt, qui se traduit par un claquement dans les tuyaux ou dans le corps de l’unité.

Quand s’inquiéter : si les claquements sont très forts, répétés en cours de fonctionnement (pas seulement au démarrage/arrêt), ou accompagnés d’une dégradation des performances : il peut s’agir d’un problème de fixation du compresseur ou d’un début de défaillance.

Ce qu’on fait : si le claquement est léger et uniquement au démarrage, pas d’inquiétude. S’il est fort ou fréquent, faites vérifier par un professionnel.

Sifflements ou chuintements

 

Ce qu’on entend : un sifflement continu ou intermittent, parfois comme un léger « pshhh » ou un son aigu.

Cause la plus fréquente : une fuite de gaz réfrigérant. Le gaz frigorigène sous pression qui s’échappe par une micro-fissure ou un raccord mal étanche produit exactement ce son caractéristique. C’est le bruit le plus préoccupant, à la fois pour les performances de l’appareil et pour l’environnement (voir notre article sur les gaz à effet de serre et la climatisation).

Autres causes possibles :

  • Détente du fluide frigorigène dans le détendeur : un léger sifflement peut être normal à cet endroit.
  • Filtre très encrassé qui crée une résistance excessive au flux d’air : le ventilateur force et produit un sifflement.
  • Vibration d’une tôle ou d’un capot mal fixé.

Ce qu’on fait :

  • Si le sifflement est fort et continu, coupez l’appareil et appelez un climaticien certifié pour vérifier les fuites de gaz.
  • Si le sifflement est léger et semble venir de l’unité intérieure, vérifiez et nettoyez les filtres en premier : c’est souvent suffisant.

 

Vibrations et bourdonnements

 

Ce qu’on entend : un bourdonnement grave et régulier, parfois des vibrations qui se transmettent au mur, à la cloison ou au plancher.

Cause la plus fréquente : des vis ou des supports de fixation desserrés sur l’unité intérieure ou extérieure. Avec le temps et les cycles thermiques, les fixations se détendent : l’appareil vibre librement au lieu d’être amorti.

Autres causes fréquentes :

  • Corps étrangers dans le ventilateur de l’unité extérieure (feuille morte, insecte, petit débris) : crée un déséquilibre qui génère vibrations et bourdonnements.
  • Pale de ventilateur déformée ou déséquilibrée : après un choc ou une usure prononcée.
  • Supports anti-vibratoires usés sous le compresseur : ces plots en caoutchouc absorbent les vibrations et s’usent avec le temps.
  • Unité extérieure posée sur une surface insuffisamment rigide (dalle en béton fissurée, console murale mal fixée).

Ce qu’on fait :

  1. Vérifiez les fixations de l’unité intérieure et extérieure : resserrez les vis accessibles.
  2. Inspectez visuellement l’unité extérieure : retirez les feuilles ou débris visibles dans les grilles.
  3. Vérifiez la stabilité du support de l’unité extérieure.
  4. Si le bourdonnement persiste après ces vérifications, faites inspecter les pales du ventilateur et les plots anti-vibratoires par un professionnel.

Si l’unité extérieure transmet ses vibrations au mur par des fixations rigides, l’ajout de rondelles en caoutchouc ou de supports anti-vibratoires entre les vis et le mur peut résoudre le problème définitivement pour quelques euros.

Glouglous ou gargouillis

 

Ce qu’on entend : un bruit d’eau qui coule, de bulles, ou de « glouglou », généralement depuis l’unité intérieure.

Causes possibles :

Le bruit de circulation du fluide frigorigène : pendant le démarrage ou l’arrêt du compresseur, le fluide se redistribue dans le circuit et peut créer un léger bruit de gargouillis, souvent normal, surtout sur les modèles Inverter dont le compresseur varie en régime.

Un tuyau de condensat partiellement obstrué : l’eau de condensation ne s’écoule pas librement et « bulle » dans le tuyau, signe qu’une obstruction partielle crée un écoulement irrégulier. Le tuyau finira par déborder si on ne le désobstrue pas.

Un niveau de fluide frigorigène insuffisant (fuite de gaz) : quand la charge en gaz est trop basse, la circulation devient irrégulière et produit des bruits de gargouillis caractéristiques, souvent accompagnés d’une baisse des performances.

Ce qu’on fait :

 

Craquements ou cliquetis répétés en fonctionnement

 

Ce qu’on entend : des petits claquements ou cliquetis réguliers pendant le fonctionnement, pas seulement au démarrage.

Cause la plus fréquente : dilatation thermique des matériaux. Les carters en plastique de l’unité intérieure se dilatent sous l’effet de la chaleur et se contractent en refroidissant, ce qui produit des craquements, surtout sur les appareils anciens dont le plastique a durci.

Autres causes :

  • Ailettes de direction d’air (lamelles) qui accrochent légèrement sur leur axe : un peu de poussière ou de déformation suffit.
  • Grille de soufflage mal remontée après un nettoyage.
  • Capot légèrement mal refermé après entretien.

Ce qu’on fait : vérifiez que le capot et les grilles sont bien en place et que les ailettes bougent librement. Si les craquements sont liés à la dilatation thermique d’un appareil ancien, c’est inconfortable mais généralement sans conséquence sur le fonctionnement.

Bruit de choc fort ou métallique

 

Ce qu’on entend : un bruit de choc franc, métallique, lors du fonctionnement, surtout sur l’unité extérieure.

Cause probable : une pale du ventilateur qui frappe contre quelque chose : un corps étranger entré dans l’unité, une pale déformée suite à un choc ou du verglas, ou une pale dont la fixation s’est desserrée.

C’est une situation qui nécessite une intervention rapide : une pale qui frappe s’abîme progressivement et peut endommager d’autres composants.

Ce qu’on fait : coupez immédiatement l’appareil et faites intervenir un technicien pour une réparation. Ne relancez pas l’appareil tant que la cause n’a pas été identifiée.

Bruit amplifié la nuit

 

Ce qu’on entend : la climatisation semble beaucoup plus bruyante la nuit, alors que rien n’a changé dans les réglages.

Explication : le bruit ambiant de la journée (circulation, activité urbaine, voix) masque le son de l’appareil. La nuit, dans le silence, le même niveau sonore de la clim paraît soudainement très fort : c’est un phénomène de perception, pas un changement de l’appareil.

Ce qu’on fait :

  • Activez le mode Sleep ou Nuit de votre climatiseur : il réduit la vitesse du ventilateur, ce qui abaisse réellement le niveau sonore de 3 à 5 dB.
  • Vérifiez les réglages de vitesse de ventilation : une vitesse « Auto » ou « Basse » la nuit est bien plus discrète que la vitesse maximale.
  • Si le bruit vient principalement de l’unité extérieure et gêne un voisinage proche, un cache clim bien conçu peut légèrement atténuer la propagation sonore.

 

Tableau récapitulatif : quel bruit = quelle action ?

 

Bruit Cause probable Action
Claquement au démarrage/arrêt Normal (variation de pression) Aucune si léger et ponctuel
Sifflement continu Fuite de gaz réfrigérant Couper + appeler un pro
Sifflement léger (unité intérieure) Filtre encrassé Nettoyer les filtres
Vibrations / bourdonnement Fixations desserrées, corps étranger Vérifier les vis, inspecter l’extérieur
Glouglou / gargouillis Condensat ou charge gaz basse Vérifier condensat, faire contrôler le gaz
Craquements en fonctionnement Dilatation thermique, capot mal fermé Vérifier capot et grilles
Choc métallique fort Pale ventilateur endommagée Couper immédiatement + appeler un pro
Bruit amplifié la nuit Silence ambiant + mode non optimisé Activer mode Sleep, réduire vitesse

 

 

Les bruits qui doivent déclencher un appel professionnel immédiat

 

Certains bruits ne laissent pas de place à l’attente :

  • Tout bruit de choc ou métallique sur l’unité extérieure → risque d’endommagement des pales ou du compresseur.
  • Un sifflement fort et continu → suspicion de fuite de gaz réfrigérant.
  • Un bourdonnement électrique accompagné d’une odeur de brûlé → problème électrique potentiellement grave.
  • N’importe quel bruit nouveau accompagné d’une baisse visible des performances ou d’un voyant d’erreur → diagnostic professionnel nécessaire.

Dans tous ces cas, ne tardez pas : un bruit ignoré se transforme souvent en panne franche, bien plus coûteuse à réparer.

La réparation d’une climatisation prise en charge tôt est presque toujours moins chère qu’une panne totale du compresseur.

La prévention : le meilleur remède contre les bruits

 

La grande majorité des bruits anormaux sont évitables avec un entretien régulier :

  • Nettoyage des filtres toutes les 2 à 4 semaines en saison : un filtre propre réduit la résistance au flux d’air et évite les sifflements liés à l’encrassement. Notre guide changer et nettoyer le filtre de son climatiseur vous accompagne étape par étape.
  • Nettoyage de l’unité extérieure avant chaque saison : pour éliminer les débris qui pourraient entrer dans le ventilateur.
  • Entretien annuel professionnel : vérification des fixations, contrôle du circuit frigorifique, inspection des composants mécaniques. Tout sur le sujet dans notre guide pourquoi entretenir sa climatisation chaque année.

 

Trouver le bon professionnel pour diagnostiquer votre climatisation

 

Un bruit qui persiste, qui s’intensifie ou qui s’accompagne d’une baisse de performance mérite un diagnostic sérieux.

Chez Kelkun, trouvez rapidement un climaticien qualifié près de chez vous pour réparer votre climatisation, détecter une fuite de gaz ou d’eau ou réaliser l’entretien annuel complet de votre installation.

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Tester un panneau solaire avec un multimètre : mode d’emploi

Tester un panneau solaire avec un multimètre : mode d’emploi

Quand une installation solaire semble moins performante, la première question qui vient est souvent très simple :
« Est-ce que mon panneau solaire fonctionne encore correctement ?« 

Bonne nouvelle : il est possible de faire un premier contrôle soi-même, sans matériel compliqué, à l’aide d’un multimètre.


Mauvaise nouvelle : si on s’y prend mal, on peut se tromper dans l’interprétation… ou faire une bêtise.

Dans ce guide, on va voir comment tester un panneau solaire avec un multimètre, étape par étape, calmement, sans jargon, et surtout sans prendre de risques inutiles.

Avant de commencer : ce que ce test permet (et ne permet pas)

 

C’est très important de poser ce cadre dès le départ.

Tester un panneau solaire avec un multimètre permet de :

  • vérifier s’il produit encore de l’électricité

  • détecter une panne évidente

  • comparer plusieurs panneaux entre eux

  • repérer un problème grossier

En revanche, ce test ne permet pas :

  • de mesurer la production réelle sur une année

  • d’analyser finement le rendement

  • de détecter des micro-pertes

  • de diagnostiquer un onduleur

C’est un test de premier niveau, utile pour se faire une idée, pas un audit complet.

Le matériel nécessaire pour tester un panneau solaire

 

Bonne nouvelle : il n’y a pas besoin de grand-chose.

Il vous faut simplement :

  • un multimètre (même basique)

  • un panneau solaire accessible

  • du soleil (oui, vraiment)

  • un minimum de prudence

Le multimètre doit pouvoir mesurer :

  • une tension continue (DC)

  • généralement jusqu’à 200 V DC

La plupart des multimètres grand public font très bien l’affaire.

Les précautions de sécurité à respecter

 

Avant de toucher quoi que ce soit, prenons 30 secondes pour parler sécurité.

Même un panneau solaire peut produire une tension non négligeable dès qu’il est exposé à la lumière.

Avant de tester :

  • travaillez en plein jour, pas à l’ombre

  • portez des gants si possible

  • évitez toute surface humide

  • ne touchez jamais les deux bornes en même temps

  • assurez-vous que le panneau est déconnecté de l’onduleur

Si vous avez le moindre doute, ne démontez rien.
Le test se fait uniquement sur un panneau isolé électriquement.

Comprendre ce que l’on va mesurer

 

Un panneau photovoltaïque produit du courant continu (DC).

Deux valeurs sont principalement intéressantes :

  • la tension à vide (Voc)

  • l’intensité (plus délicate à mesurer)

Dans ce guide, on va se concentrer sur la tension, car :

  • elle est plus simple à mesurer

  • elle est plus sûre

  • elle donne déjà une bonne indication

 

Étape 1 : régler correctement le multimètre

 

Commencez par régler votre multimètre sur :
👉 tension continue (DC)

Selon les modèles, cela peut être indiqué par :

  • V⎓

  • V—

  • DCV

Choisissez un calibre :

  • supérieur à la tension du panneau

  • souvent 200 V DC par sécurité

Si vous choisissez un calibre trop bas, le multimètre affichera “OL” ou “1”.

Étape 2 : identifier les bornes du panneau solaire

 

Un panneau solaire possède :

  • une borne positive (+)

  • une borne négative (–)

Elles sont généralement repérées par :

  • un câble rouge (positif)

  • un câble noir (négatif)

  • ou des connecteurs MC4

Ne forcez jamais sur les connecteurs.

Étape 3 : mesurer la tension du panneau solaire

 

Placez :

  • la pointe rouge du multimètre sur la borne positive

  • la pointe noire sur la borne négative

Assurez-vous que :

  • le panneau est bien exposé au soleil

  • il n’y a pas d’ombre

  • les pointes sont bien en contact

Le multimètre affiche alors une valeur en volts (V).

Comment interpréter la valeur affichée

 

C’est là que beaucoup de gens doutent.

La tension mesurée dépend :

  • du type de panneau

  • de sa puissance

  • de l’ensoleillement

En général :

  • un panneau 12 V affiche entre 18 et 22 V à vide

  • un panneau 24 V affiche entre 36 et 44 V

  • un panneau récent peut afficher encore plus

Si la tension est :

  • proche de la valeur théorique → bon signe

  • légèrement plus basse → normal si le soleil est faible

  • proche de 0 V → panne probable

Que faire si la tension est anormale ?

 

Plusieurs cas possibles.

Tension très faible ou nulle

Cela peut indiquer :

  • un panneau défectueux

  • un câble coupé

  • un connecteur oxydé

  • une cellule endommagée

 

Tension instable

Cela peut venir :

  • d’un mauvais contact

  • d’un ombrage intermittent

  • d’un problème interne au panneau

 

Tension correcte mais production faible

Dans ce cas, le problème ne vient peut-être pas du panneau, mais :

  • de l’onduleur

  • du câblage

  • du système global

 

Peut-on mesurer l’intensité avec un multimètre ?

 

Oui… mais avec beaucoup plus de précautions.

Mesurer l’intensité implique :

  • de placer le multimètre en série

  • de manipuler des câbles sous charge

  • de risquer d’endommager le multimètre

Ce test est donc déconseillé aux particuliers, sauf si vous êtes à l’aise avec l’électricité.

Dans la majorité des cas, la tension suffit pour un premier diagnostic.

Tester plusieurs panneaux : une astuce simple

 

Si vous avez plusieurs panneaux identiques, un test très utile consiste à :

  • mesurer chaque panneau séparément

  • comparer les tensions obtenues

Un panneau qui affiche une tension nettement plus basse que les autres est souvent le maillon faible de l’installation.

Ce que ce test ne dira jamais

 

Même si le test est rassurant, il a ses limites.

Il ne permet pas de savoir :

C’est un test de fonctionnement, pas de performance.

Quand faut-il aller plus loin qu’un simple test au multimètre ?

 

Il est conseillé de faire appel à un pro si :

  • la production est en baisse depuis longtemps

  • les tensions semblent normales mais les gains chutent

  • l’onduleur affiche des erreurs

  • l’installation a plus de 5 ans

  • vous préparez une extension ou une batterie

Dans ces cas, un audit photovoltaïque est beaucoup plus pertinent qu’un test isolé.

Et si le panneau est difficile d’accès ?

 

Soyons clairs :
monter sur un toit juste pour tester un panneau n’est pas une bonne idée si vous n’êtes pas équipé.

Le risque de chute est réel, et le gain du test ne justifie pas de se mettre en danger.

Dans ce cas, mieux vaut confier le contrôle à un professionnel.

Comment Kelkun peut vous aider si le test révèle un problème

 

Si votre test au multimètre montre :

  • une tension anormale

  • un panneau défectueux

  • un doute persistant

Vous pouvez simplement décrire la situation sur Kelkun.

En quelques clics, vous serez mis en relation avec un professionnel qualifié, capable de :

  • confirmer le diagnostic

  • tester l’installation avec du matériel adapté

  • réparer ou remplacer si nécessaire

  • vous expliquer clairement ce qui se passe

Sans jargon, sans pression, et sans interventions inutiles.

En résumé

 

> Oui, on peut tester un panneau solaire avec un multimètre
> C’est un bon premier réflexe
> La mesure de tension est la plus simple
> Ce n’est pas un audit complet
> Ce n’est pas sans précautions

Un multimètre permet de vérifier si un panneau fonctionne,
pas de juger à lui seul la performance globale d’une installation.

Besoin d’un coup de main pour aller plus loin ?

 

Si vous avez un doute, une panne, ou simplement envie de comprendre ce qui se passe sur votre installation solaire, vous n’êtes pas obligé de rester seul avec vos questions.

Chez Kelkun, vous pouvez déposer gratuitement votre demande et être mis en relation avec un professionnel du photovoltaïque, capable de vous aider à y voir clair et à prendre les bonnes décisions, sans stress ni discours flou.

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Tout savoir sur les panneaux solaires thermiques

Tout savoir sur les panneaux solaires thermiques

Les panneaux solaires thermiques sont moins médiatisés que leurs homologues photovoltaïques, mais ils représentent l’une des technologies les plus efficaces pour produire de la chaleur à partir du soleil.

Moins chers à installer, d’un rendement supérieur pour les usages thermiques, ils restent pourtant souvent mal compris.

Ce guide couvre tout ce que vous devez savoir : fonctionnement, types de capteurs, usages, prix, aides et entretien.

Qu’est-ce qu’un panneau solaire thermique ?

 

Un panneau solaire thermique est un capteur qui convertit le rayonnement solaire en chaleur, et non en électricité.

C’est la distinction fondamentale avec le panneau photovoltaïque.

Pour une comparaison complète des deux technologies, notre guide Différence entre panneau solaire et photovoltaïque pose toutes les bases.

Ce que le panneau thermique produit : de la chaleur pour l’eau chaude sanitaire, le chauffage ou la piscine.

Ce qu’il ne produit pas : de l’électricité.

Le principe physique est simple : une surface absorbante noire capte le rayonnement solaire et le convertit en chaleur.

Un fluide caloporteur circulant dans des canaux à l’intérieur du capteur transporte cette chaleur vers un ballon de stockage ou un échangeur.

Comment fonctionne un système solaire thermique ?

 

Le circuit hydraulique

 

Un système solaire thermique complet comprend :

Les capteurs solaires : installés en toiture ou en façade, ils absorbent le rayonnement solaire et chauffent le fluide caloporteur qui y circule. Leur surface varie de 2 à 20 m² selon l’usage et les besoins.

Le fluide caloporteur : généralement un mélange eau/antigel (propylène glycol) dans les systèmes à circulation forcée, ou de l’eau pure dans les systèmes à thermosiphon. Il circule en circuit fermé entre les capteurs et le ballon.

La pompe de circulation (circulateur) : dans les systèmes à circulation forcée, elle fait circuler le fluide entre les capteurs et le ballon. Elle est pilotée par un régulateur qui la déclenche quand la température des capteurs dépasse celle du ballon.

Le ballon de stockage : il accumule la chaleur produite pour la restituer quand le besoin se présente (le soir, la nuit, les jours sans soleil). Sa capacité varie de 150 à 500 litres selon la taille du foyer et le système.

L’échangeur de chaleur : immergé dans le ballon, il transfère la chaleur du fluide caloporteur (circuit primaire fermé) à l’eau domestique (circuit secondaire). Les deux circuits ne se mélangent jamais.

Le système d’appoint : chaudière, résistance électrique, pompe à chaleur ou poêle hydraulique qui prend automatiquement le relais quand l’apport solaire est insuffisant. Il est indispensable : le solaire thermique ne peut pas fonctionner seul toute l’année.

La régulation

 

Un régulateur électronique surveille en permanence la température des capteurs et du ballon.

Quand les capteurs sont plus chauds que le ballon d’un seuil défini (généralement 5 à 7°C), la pompe se déclenche et le fluide chaud circule vers le ballon.

Quand les températures s’égalisent, la pompe s’arrête.

Les types de capteurs solaires thermiques

 

Les capteurs plans vitrés

 

C’est la technologie la plus répandue et la plus économique.

Un capteur plan vitré se compose de :

  • Une plaque absorbante noire (aluminium ou cuivre traité sélectivement) qui absorbe le rayonnement.
  • Des tubes brasés sur la plaque par lesquels circule le fluide.
  • Un vitrage trempé anti-reflet qui laisse passer le rayonnement solaire mais limite les pertes de chaleur vers l’extérieur.
  • Un caisson isolant sur le fond et les côtés.

Rendement : 40 à 65 % selon les conditions.

Plage de température de travail : 30 à 80°C.

Durée de vie : 20 à 30 ans avec un entretien régulier.

Prix indicatif : 300 à 600 € par m² de capteur.

Avantages : robuste, éprouvé, bon rapport qualité/prix, adapté à tous les usages courants (ECS, chauffage d’appoint, piscine).

Limites : perd en efficacité par temps très froid et sous faible ensoleillement.

Les capteurs à tubes sous vide

 

Chaque tube est composé d’un tube en verre extérieur et d’un tube absorbant intérieur, séparés par un vide (comme un thermos).

Ce vide supprime quasiment toute perte par convection, rendant le capteur très efficace même par temps froid ou nuageux.

Il existe deux variantes :

  • Tubes heat-pipe : le fluide caloporteur vaporise dans le tube absorbant, monte vers la tête de condensation, cède sa chaleur et redescend sous forme liquide. Très efficace mais plus coûteux.
  • Tubes à circulation directe : le fluide circule directement dans le tube intérieur. Plus simple mais moins performant que le heat-pipe.

Rendement : 50 à 75 % selon les conditions.

Plage de température de travail : jusqu’à 120°C.

Durée de vie : 20 à 25 ans.

Prix indicatif : 500 à 900 € par m² de capteur.

Avantages : excellent rendement par faible ensoleillement ou basse température ambiante, performant en hiver, adapté aux régions nordiques.

Limites : coût plus élevé, fragilité des tubes en verre, remplacement tube par tube possible mais technique.

Comparatif capteurs plans vs tubes sous vide

 

Critère Capteurs plans vitrés Tubes sous vide
Rendement standard 40 à 65 % 50 à 75 %
Performance hiver Moyenne Excellente
Durée de vie 20 à 30 ans 20 à 25 ans
Prix au m² 300 à 600 € 500 à 900 €
Robustesse Très bonne Tubes fragiles
Entretien Facile Remplacement tube par tube

 

 

Les usages du solaire thermique

 

Le chauffe-eau solaire individuel (CESI)

 

C’est l’application la plus répandue et la plus rentable.

Le CESI utilise les capteurs pour chauffer l’eau chaude sanitaire d’un logement.

Un système bien dimensionné couvre 50 à 70 % des besoins annuels en eau chaude d’un foyer de 4 personnes.

Dimensionnement type :

  • Foyer de 2 personnes : 2 à 3 m² de capteurs, ballon de 150 à 200 litres.
  • Foyer de 4 personnes : 3 à 5 m² de capteurs, ballon de 250 à 300 litres.
  • Foyer de 6 personnes : 5 à 7 m² de capteurs, ballon de 400 à 500 litres.

 

 

Le chauffage solaire combiné (CSC)

 

Le CSC couvre à la fois l’eau chaude sanitaire et contribue au chauffage.

Il requiert une plus grande surface de capteurs (8 à 20 m²) et un ballon de taille plus importante. Il apporte 25 à 50 % de l’énergie totale pour les deux usages combinés.

Pour une analyse détaillée de cette application, notre guide Chauffer un logement avec des panneaux solaires thermiques couvre tous les aspects.

Le chauffage de piscine

 

Le solaire thermique est particulièrement adapté au chauffage de piscine : les besoins de chaleur sont importants en été, exactement quand la production solaire est maximale.

C’est l’un des usages où le retour sur investissement est le plus rapide (3 à 5 ans).

Prix d’une installation solaire thermique

 

Type de système Surface capteurs Coût indicatif (fourniture + pose)
CESI 2 personnes 2 à 3 m² 2 500 à 4 500 €
CESI 4 personnes 3 à 5 m² 3 500 à 6 000 €
CESI 6 personnes 5 à 7 m² 5 000 à 8 000 €
CSC (eau chaude + chauffage) 8 à 15 m² 8 000 à 15 000 €
Chauffage piscine 5 à 12 m² 3 000 à 8 000 €

Ces fourchettes incluent la fourniture et la pose par un installateur qualifié.

Elles varient selon la région, le type de capteurs (plans vs tubes sous vide) et la complexité de l’installation.

Les aides financières disponibles en 2026

 

Plusieurs dispositifs réduisent significativement le coût d’une installation solaire thermique :

MaPrimeRénov’ : de 400 à 4 000 € selon les revenus du ménage (catégories bleu, jaune, violet, rose). Les ménages aux revenus les plus modestes bénéficient des aides les plus importantes.

TVA à 10 % sur la fourniture et la pose pour les logements de plus de 2 ans (au lieu de 20 %).

Éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) : financement sans intérêt jusqu’à 30 000 € pour les travaux de rénovation énergétique, cumulable avec MaPrimeRénov’.

Certificats d’économie d’énergie (CEE) : prime versée directement par les fournisseurs d’énergie (prime Coup de pouce selon les opérations). Montant variable selon les négociations.

Entretien d’une installation solaire thermique

 

L’entretien est l’un des avantages du solaire thermique : il est simple et peu coûteux.

Annuellement :

  • Vérification visuelle des capteurs (encrassement, dégradation du vitrage).
  • Contrôle de la pression du circuit primaire (entre 1,5 et 3 bars selon les systèmes).
  • Vérification du bon fonctionnement de la pompe et du régulateur.

Tous les 5 ans :

  • Analyse et remplacement si nécessaire du fluide caloporteur (l’antigel se dégrade avec le temps et la chaleur).
  • Vérification des joints et raccords.
  • Nettoyage des capteurs si encrassement (zones poussiéreuses, pollution).

Tous les 10 à 15 ans :

  • Remplacement éventuel de la pompe de circulation.
  • Remplacement du groupe de sécurité.

Le coût annuel d’entretien est généralement de 100 à 200 € pour une maintenance par un professionnel, ou quasi nul si vous réalisez vous-même les vérifications courantes.

Solaire thermique et tester soi-même ses capteurs

 

Si vous suspectez une baisse de performance de vos capteurs, il est possible de réaliser quelques vérifications de base.

Notre guide Tester un panneau solaire avec un multimètre vous explique les mesures de base applicables pour diagnostiquer un problème avant de faire appel à un professionnel.

Faire appel à un professionnel

 

L’installation d’un système solaire thermique doit être réalisée par un professionnel certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) pour bénéficier des aides financières.

Un installateur qualifié avec Kelkun peut réaliser l’étude de faisabilité, le dimensionnement et l’installation dans les règles, avec les garanties nécessaires.

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Panneau solaire thermique : peut-il chauffer une maison ?

Panneau solaire thermique : peut-il chauffer une maison ?

C’est l’une des questions les plus fréquentes sur le solaire thermique : peut-on chauffer entièrement une maison avec des panneaux solaires thermiques ?

La réponse honnête est : oui en partie, non en totalité.

Mais cette nuance mérite d’être bien expliquée, car les attentes mal calibrées sont la première source de déception avec cette technologie.

Ce guide vous explique ce que le solaire thermique peut réellement apporter au chauffage d’un logement, dans quelles conditions il est le plus efficace, et quand le photovoltaïque est une meilleure option.

Rappel : ce que fait (et ne fait pas) un panneau solaire thermique

 

Un panneau solaire thermique ne produit pas d’électricité.

Il capte la chaleur du rayonnement solaire pour chauffer un fluide caloporteur (eau ou mélange eau/antigel) qui circule dans ses canaux.

Ce fluide chaud transfère ensuite sa chaleur à un ballon de stockage, qui alimente soit le circuit d’eau chaude sanitaire, soit le circuit de chauffage, soit les deux.

Ce qu’il produit : de la chaleur uniquement.

Ce qu’il ne produit pas : de l’électricité, du rafraîchissement, ou une chaleur suffisante pour fonctionner seul en hiver.

Pour une vue d’ensemble de toutes les technologies solaires, notre guide Différence entre panneau solaire et photovoltaïque explique clairement ce qui distingue thermique et photovoltaïque.

Peut-on chauffer un logement uniquement avec le solaire thermique ?

 

La réponse est non, dans la grande majorité des cas, et voici pourquoi.

Le problème fondamental du solaire thermique pour le chauffage est un paradoxe saisonnier : les besoins de chauffage sont maximaux en hiver, précisément quand la production solaire est minimale.

En janvier, les journées sont courtes, le soleil est bas sur l’horizon, le ciel est souvent couvert : c’est le pire moment pour le solaire thermique.

À l’inverse, en été, les panneaux produisent abondamment de la chaleur… au moment où personne n’en a besoin pour chauffer.

Ce déséquilibre temporel entre production et besoin est la limite structurelle du solaire thermique pour le chauffage.

Les chiffres réels : même avec une surface de capteurs bien dimensionnée et un logement très bien isolé, le taux de couverture solaire du chauffage se situe généralement entre 10 et 30 % des besoins annuels en France métropolitaine.

Dans les régions très ensoleillées (PACA, Occitanie) et avec un logement BBC, on peut atteindre 40 à 50 % dans les meilleures configurations.

L’usage le plus efficace : l’eau chaude sanitaire

 

Avant de parler chauffage, il faut insister sur l’application où le solaire thermique excelle vraiment : la production d’eau chaude sanitaire (ECS).

Pour l’eau chaude, le paradoxe saisonnier est bien moins prononcé : on consomme de l’eau chaude toute l’année, et la demande estivale est couverte presque intégralement par les panneaux.

Sur l’année entière, un chauffe-eau solaire individuel (CESI) couvre 50 à 70 % des besoins en eau chaude sanitaire d’un foyer, selon la région et le nombre d’occupants.

Pour un foyer de 4 personnes consommant environ 150 à 200 litres d’eau chaude par jour, c’est une économie concrète et mesurable.

C’est pourquoi le solaire thermique est quasi systématiquement recommandé en priorité pour l’eau chaude, avant même d’envisager le chauffage.

Notre guide Tout savoir sur les panneaux solaires thermiques détaille le fonctionnement du CESI et des différents types de capteurs.

Le chauffage solaire combiné (CSC) : la bonne approche

 

Si vous souhaitez utiliser le solaire thermique pour contribuer au chauffage, la bonne solution est le chauffage solaire combiné (CSC), aussi appelé système solaire combiné (SSC).

Comment il fonctionne

 

Un CSC associe trois éléments :

  • Des capteurs solaires thermiques sur la toiture (surface plus grande que pour un simple CESI : généralement 8 à 20 m² selon la maison).
  • Un ballon de stockage combiné (double serpentin) qui stocke la chaleur solaire et alimente à la fois l’eau chaude sanitaire et le circuit de chauffage.
  • Un système de chauffage d’appoint (chaudière, pompe à chaleur, poêle à granulés) qui prend automatiquement le relais quand l’apport solaire est insuffisant.

 

Ce qu’il apporte réellement

 

Dans des conditions favorables, un CSC bien dimensionné peut couvrir :

  • 50 à 70 % des besoins en eau chaude sanitaire.
  • 10 à 30 % des besoins en chauffage (plus dans les logements très bien isolés).
  • Taux de couverture combiné : 25 à 50 % de l’énergie totale nécessaire pour le chauffage et l’eau chaude.

Ce n’est pas un chiffre miraculeux, mais c’est une réduction réelle et durable de la consommation d’énergie fossile.

Dans quels logements le solaire thermique pour le chauffage est-il pertinent ?

 

Le solaire thermique pour le chauffage fonctionne mieux dans des conditions spécifiques.

Plus vous vous rapprochez de ce profil, plus le retour sur investissement sera favorable.

Profil idéal :

  • Logement bien ou très bien isolé (RT 2012 ou BBC) : les besoins de chauffage sont modérés, ce qui augmente mécaniquement le taux de couverture solaire.
  • Système de chauffage à basse température : plancher chauffant hydraulique (35-45°C) ou radiateurs basse température. Le solaire thermique produit une eau entre 40 et 60°C, compatible avec ces systèmes. Avec des radiateurs haute température (70-80°C), les capteurs solaires ne peuvent pas alimenter le circuit directement.
  • Bonne orientation de la toiture : plein sud ou sud-est/sud-ouest, inclinaison entre 30 et 60°.
  • Région avec bon ensoleillement (Midi de la France particulièrement favorable).
  • Famille nombreuse avec forte consommation d’eau chaude (amortissement plus rapide).

Profil moins favorable :

  • Logement ancien mal isolé avec de forts besoins de chauffage.
  • Radiateurs haute température (la contribution solaire sera très faible).
  • Toiture orientée nord ou fortement ombragée.
  • Logement de petite taille avec faible consommation d’eau chaude.

 

Solaire thermique vs photovoltaïque pour le chauffage : quelle solution choisir ?

 

C’est une question de plus en plus fréquente, car le photovoltaïque peut aussi contribuer indirectement au chauffage via une pompe à chaleur.

L’approche thermique directe

 

Le solaire thermique produit directement de la chaleur.

Le rendement de conversion du rayonnement solaire en chaleur utilisable est de 40 à 70 % : c’est bien supérieur au photovoltaïque.

Mais cette chaleur est un usage figé (eau chaude et chauffage uniquement) et le problème saisonnier reste entier.

L’approche photovoltaïque + pompe à chaleur

 

Les panneaux photovoltaïques produisent de l’électricité (rendement 15 à 24 %), qui alimente une pompe à chaleur.

Celle-ci produit alors 3 à 5 kWh de chaleur pour 1 kWh d’électricité consommé (COP 3 à 5). Au global, le système photovoltaïque + PAC peut convertir 45 à 90 % du rayonnement solaire en chaleur utile : une efficacité comparable ou supérieure au thermique direct, avec une flexibilité bien plus grande (l’électricité peut aussi alimenter d’autres usages).

La tendance actuelle : les professionnels orientent de plus en plus vers le photovoltaïque couplé à une PAC ou un chauffe-eau thermodynamique, plutôt que vers le solaire thermique dédié au chauffage.

Le solaire thermique reste cependant compétitif pour la seule eau chaude sanitaire, surtout dans les régions très ensoleillées.

Critère Solaire thermique Photovoltaïque + PAC
Rendement de conversion 40 à 70 % 45 à 90 % (global)
Couverture ECS 50 à 70 % Indirecte via résistance ou PAC
Couverture chauffage 10 à 30 % Variable selon PAC
Flexibilité des usages Faible (chaleur uniquement) Élevée (électricité)
Coût installation 3 000 à 8 000 € (CSC) 10 000 à 20 000 € (PV + PAC)
Entretien Fluide + joints à surveiller Minimal

 

 

Les aides pour le solaire thermique

 

Le solaire thermique bénéficie des mêmes aides que le photovoltaïque pour les rénovations :

  • MaPrimeRénov’ : entre 400 et 4 000 € selon les revenus du ménage et le type d’installation.
  • TVA à 10 % sur la fourniture et la pose (au lieu de 20 %).
  • Éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) : financement sans intérêt jusqu’à 30 000 € pour les travaux d’économie d’énergie.
  • Certificats d’économie d’énergie (CEE) : prime versée par les fournisseurs d’énergie selon les économies réalisées.

 

Faire appel à un professionnel

 

Le dimensionnement d’un système solaire thermique pour le chauffage est une opération technique qui nécessite une analyse précise des besoins, de l’ensoleillement local, du système de chauffage existant et de l’isolation du logement.

Un installateur photovoltaïque qualifié sur Kelkun peut réaliser cette étude et vous conseiller sur la solution (thermique, photovoltaïque ou combinée) la plus adaptée à votre situation.

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