Comment simuler la rentabilité de ses panneaux solaires ?

Comment simuler la rentabilité de ses panneaux solaires ?

Avant d’investir dans une installation photovoltaïque, une question s’impose : est-ce vraiment rentable dans ma situation ?

La réponse dépend de nombreux paramètres (localisation, consommation, orientation, tarifs), mais elle est calculable avec une bonne précision.

Ce guide vous explique comment réaliser une simulation sérieuse, quels outils utiliser, et comment interpréter les résultats pour décider en connaissance de cause.

Les paramètres qui déterminent la rentabilité

 

Une simulation réaliste repose sur 6 paramètres fondamentaux.

Rassemblez-les avant de commencer.

1. La production annuelle estimée (kWh/an)

 

Elle dépend de la puissance installée (kWc), de l’orientation et de l’inclinaison des panneaux, et de la localisation géographique.

Elle se calcule avec la formule :

Production (kWh/an) = Puissance installée (kWc) × Heures équivalentes plein soleil (h/an)

Les heures équivalentes plein soleil (aussi appelées « heures pic ») varient selon la région :

Région Heures pic annuelles
Nord de la France (Lille, Strasbourg) 900 à 1 000 h/an
Région parisienne 1 000 à 1 100 h/an
Centre (Lyon, Clermont) 1 100 à 1 250 h/an
Atlantique (Bordeaux, Nantes) 1 100 à 1 200 h/an
Sud-Ouest (Toulouse, Montpellier) 1 300 à 1 500 h/an
Méditerranée (Marseille, Nice) 1 400 à 1 600 h/an

Exemple : installation de 3 kWc à Lyon, plein sud, 30° → 3 × 1 200 = 3 600 kWh/an.

Pour une estimation plus précise intégrant l’orientation et l’inclinaison réelles, l’outil PVGIS (gratuit, Commission Européenne) fait ce calcul automatiquement à partir des coordonnées GPS de votre installation.

Notre guide Orientation et inclinaison idéales pour les panneaux solaires explique comment interpréter l’impact de ces paramètres sur la production.

2. Le taux d’autoconsommation

 

Le taux d’autoconsommation est la part de votre production solaire que vous consommez directement (sans passer par le réseau). Le reste est injecté sur le réseau.

Sans batterie et sans optimisation : 25 à 40 % en moyenne (vous n’êtes pas toujours là quand les panneaux produisent).

Avec décalage des usages (lave-linge, lave-vaisselle en journée) : 40 à 55 %.

Avec batterie de stockage : 60 à 80 %.

Ce taux est crucial car l’électricité autoconsommée est valorisée au tarif plein d’achat (0,20 à 0,26 €/kWh selon votre contrat en 2026), alors que l’électricité injectée n’est rachetée qu’à 0,06 à 0,13 €/kWh (tarif EDF OA).

Plus votre taux d’autoconsommation est élevé, plus votre installation est rentable.

3. Le prix de l’électricité

 

Le prix moyen de l’électricité en France en 2026 est d’environ 0,22 à 0,26 €/kWh (tarif réglementé EDF, hors abonnement).

Ce tarif augmente historiquement de 3 à 7 % par an sur le long terme.

Dans votre simulation, intégrez une hypothèse de hausse annuelle de 4 % par an pour refléter la tendance historique : c’est l’un des leviers les plus importants pour la rentabilité à long terme.

4. Le coût de l’installation

 

Le coût total comprend les panneaux, l’onduleur (ou les micro-onduleurs), la structure de fixation, le câblage, la main d’oeuvre et les éventuels frais de raccordement.

Les fourchettes actuelles en France :

Puissance Coût indicatif (fourniture + pose)
3 kWc (maison individuelle petite) 7 000 à 11 000 €
6 kWc (maison individuelle standard) 12 000 à 18 000 €
9 kWc (grande maison) 16 000 à 24 000 €

Déduisez les aides : prime à l’autoconsommation (230 à 370 €/kWc selon la puissance en 2026), TVA à 10 % au lieu de 20 % sous conditions.

5. Le tarif de rachat du surplus

 

Si vous injectez le surplus sur le réseau avec un contrat EDF OA, le tarif de rachat est de :

  • 0,1283 €/kWh pour les installations ≤ 3 kWc (tarif T1, 2026).
  • 0,0804 €/kWh pour les installations de 3 à 9 kWc (tarif T2, 2026).

Ces tarifs sont garantis pendant 20 ans à partir de la mise en service.

6. La dégradation annuelle des panneaux

 

Les panneaux perdent en moyenne 0,3 à 0,5 % de rendement par an.

Sur 25 ans, cela représente une perte cumulée de 7 à 12 %. Intégrez ce facteur dans votre simulation pour une projection réaliste.

Le calcul de rentabilité étape par étape

 

Étape 1 : calculer les économies annuelles

 

Économies par autoconsommation = Production annuelle (kWh) × Taux d’autoconsommation × Prix de l’électricité (€/kWh)

Revenus par revente du surplus = Production annuelle (kWh) × (1 – Taux d’autoconsommation) × Tarif de rachat (€/kWh)

Économies totales année 1 = Économies autoconsommation + Revenus revente

Exemple concret :

  • Installation 3 kWc à Toulouse, plein sud.
  • Production estimée : 3 × 1 400 = 4 200 kWh/an.
  • Taux d’autoconsommation : 40 %.
  • Prix électricité : 0,24 €/kWh.
  • Tarif rachat : 0,1283 €/kWh.

Économies autoconsommation : 4 200 × 0,40 × 0,24 = 403 €/an.

Revenus revente : 4 200 × 0,60 × 0,1283 = 323 €/an.

Total année 1 : 726 €/an.

Étape 2 : calculer le retour sur investissement (ROI)

 

Coût net de l’installation = Coût brut – Aides (prime autoconsommation + économie de TVA).

Exemple : installation 3 kWc à 9 000 € brut.

  • Prime autoconsommation : 3 × 370 = 1 110 €.
  • Économie TVA (10 % au lieu de 20 %) : incluse dans le prix TTC.
  • Coût net : 9 000 – 1 110 = 7 890 €.

ROI simple = Coût net / Économies annuelles = 7 890 / 726 = 10,9 ans.

Au-delà de ce délai, l’installation « produit » un bénéfice net jusqu’à la fin de sa vie (25 à 30 ans).

Étape 3 : projeter sur 25 ans avec hausse du prix de l’électricité

 

C’est ici que la simulation devient vraiment intéressante.

En intégrant une hausse annuelle de 4 % du prix de l’électricité, les économies augmentent chaque année.

Économies cumulées sur 25 ans (avec hausse de 4 %/an et dégradation de 0,4 %/an des panneaux) :

Pour notre exemple (726 €/an en année 1) :

Année Économies annuelles (4 % hausse) Cumulé
1 726 € 726 €
5 884 € 4 027 €
10 1 075 € 8 982 €
15 1 308 € 15 291 €
20 1 591 € 23 252 €
25 1 935 € 32 971 €

Gain net sur 25 ans = 32 971 – 7 890 (coût net) = 25 081 €.

Les outils gratuits pour simuler

 

PVGIS (Commission Européenne)

 

C’est l’outil de référence pour estimer la production solaire.

Entrez vos coordonnées GPS, la puissance installée, l’orientation et l’inclinaison : PVGIS calcule la production mensuelle et annuelle à partir des données météorologiques historiques de votre emplacement précis.

Ce qu’il fait : estimation de production, impact de l’orientation et de l’inclinaison, comparaison entre différentes configurations.

Ce qu’il ne fait pas : calcul financier (ROI, économies).

Mon Soleil et Moi (ADEME)

Outil développé par l’ADEME, adapté au grand public français.

Il intègre les données de production PVGIS et les croise avec le tarif de l’électricité local pour estimer directement les économies et le retour sur investissement.

Plus simple à utiliser que PVGIS mais moins personnalisable.

Les simulateurs des installateurs

 

La plupart des grands installateurs (Engie, TotalEnergies, Otovo, Hellio) proposent des simulateurs en ligne ou des études personnalisées gratuites.

Attention : ces simulations ont tendance à être optimistes sur les taux d’autoconsommation et les économies.

Comparez avec PVGIS pour avoir un contre-point objectif.

Votre propre tableau de calcul

 

Pour une simulation vraiment personnalisée (intégrant votre consommation réelle heure par heure, votre tarif exact, vos habitudes), un tableur (Excel, Google Sheets) reste l’outil le plus flexible.

Les étapes décrites dans ce guide constituent le squelette de ce tableau.

Les hypothèses à questionner

 

Certaines hypothèses des simulations commerciales gonflent artificiellement les résultats.

Voici les points à vérifier :

Le taux d’autoconsommation : les simulations optimistes tablent sur 50 à 60 % sans batterie. C’est irréaliste pour un foyer où les occupants sont absents en journée. Utilisez 30 à 40 % si vous travaillez hors domicile, 45 à 55 % si vous êtes présent en journée.

La hausse du prix de l’électricité : une hypothèse de 5 à 8 % par an est souvent utilisée pour rendre le ROI plus attractif. Une hypothèse de 3 à 4 % est plus prudente et plus conforme à la moyenne historique sur 20 ans.

La dégradation des panneaux : souvent ignorée dans les simulations simplifiées. Intégrez 0,4 % de perte par an.

Les coûts de maintenance : un remplacement d’onduleur (800 à 2 000 €) est à prévoir après 10 à 15 ans. Incluez-le dans votre simulation.

Notre guide Avantages et inconvénients des panneaux photovoltaïques couvre ces coûts cachés en détail.

Quand le photovoltaïque n’est pas rentable

 

Une simulation honnête peut aussi conclure que l’investissement n’est pas rentable dans votre situation.

Les cas les plus fréquents :

  • Toiture orientée nord ou fortement ombragée (production < 70 % du potentiel optimal).
  • Consommation électrique très faible (< 2 000 kWh/an) : les économies absolues sont trop faibles pour amortir l’investissement.
  • Horizon de résidence inférieur à 7 à 8 ans : vous ne profiterez pas du retour sur investissement.
  • Coût d’installation anormalement élevé (devis à comparer soigneusement).

Dans ces cas, un audit professionnel permet d’obtenir une estimation précise et indépendante avant de prendre une décision.

Faire appel à un professionnel

 

Pour un dimensionnement précis adapté à votre logement et votre consommation réelle, faites appel à un installateur photovoltaïque qualifié grâce à Kelkun.

Des artisans sélectionnés, des avis vérifiés, pour une simulation honnête et une installation au juste prix.

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Station solaire USB pour camping et van

Station solaire USB pour camping et van

En camping, en van ou lors d’un trek, maintenir ses appareils chargés sans accès au réseau électrique est l’un des défis du voyage autonome.

Une station de recharge solaire USB permet d’alimenter téléphones, tablettes, appareils photo, lampes et petits équipements de façon totalement autonome.

Ce guide vous explique comment concevoir et assembler ce type de station selon votre usage et votre budget.

Les deux approches : tout-en-un ou système personnalisé

 

Avant de choisir vos composants, il faut définir votre approche.

La solution tout-en-un (power station solaire) : des fabricants comme Jackery, EcoFlow, Bluetti ou Goal Zero proposent des stations d’énergie portables intégrant batterie, onduleur, sorties USB et prise 230 V dans un seul boîtier. Un panneau solaire pliable se connecte directement dessus. Solution clé en main, très pratique mais plus coûteuse (200 à 1 500 € selon la capacité).

La solution DIY (système personnalisé) : vous assemblez vous-même panneau, batterie, contrôleur de charge et sorties USB. Plus technique mais bien moins cher, et parfaitement adaptable à vos besoins spécifiques. C’est l’approche décrite dans ce guide.

Les composants d’une station de recharge solaire USB

 

Le panneau solaire pliable ou rigide

 

Panneaux pliables : conçus pour la mobilité, ils se replient en format compact (environ A4 ou A3 selon la puissance). Disponibles en 10, 20, 30, 60 ou 100 W. Les modèles avec sortie USB intégrée permettent de recharger directement un téléphone ou une batterie portable sans composant supplémentaire.

Panneaux rigides : moins encombrants à puissance égale, meilleur rendement, mais moins pratiques pour le transport à pied. Adaptés aux toits de van, camping-cars ou fixation sur un sac à dos rigide.

Puissance recommandée selon l’usage :

Usage Puissance recommandée
Recharge téléphone + lampe (trekking léger) 10 à 20 W
Recharge téléphone + tablette + GoPro 20 à 40 W
Van/camping-car (appareils multiples) 60 à 200 W

 

 

La batterie de stockage

 

Batterie portable USB (power bank solaire) : les power banks avec panneau solaire intégré sont pratiques mais le panneau intégré est généralement trop petit pour une recharge efficace. Préférez une power bank de grande capacité (20 000 à 30 000 mAh) rechargée par un panneau externe plus puissant.

Batterie LiFePO4 12 V : pour les systèmes plus puissants (van, camping-car), une batterie 12 V de 20 à 100 Ah offre une capacité bien supérieure et une durée de vie de 2 000 à 4 000 cycles. Elle nécessite un contrôleur de charge et un module USB/12 V pour alimenter les appareils.

Batterie lithium portable tout-en-un (type Jackery/EcoFlow) : si vous optez pour une solution intermédiaire, ces batteries portables avec sorties USB, 12 V et 230 V intégrées sont le meilleur compromis entre simplicité et polyvalence. Rechargeable via panneau solaire, voiture ou secteur.

Le contrôleur de charge (pour systèmes 12 V)

 

Indispensable dès que vous utilisez une batterie 12 V.

Il protège la batterie contre la surcharge et la décharge profonde.

Pour les petits systèmes (panneau < 50 W), un contrôleur PWM suffit.

Pour les installations van avec panneau > 50 W, optez pour un MPPT plus efficace.

Le module de sorties USB

 

Pour convertir l’énergie stockée en 12 V en sorties USB utilisables, plusieurs options :

Chargeur 12 V → USB : prise allume-cigare avec sorties USB-A et USB-C (5 à 15 €). Simple, économique, compatible avec tous les véhicules.

Module DC-DC USB : convertisseur 12 V vers 5 V USB réglable, à intégrer dans un boîtier. Plus propre techniquement, mieux adapté à une installation fixe en van.

Boîtier de distribution 12 V avec USB intégré : boîtiers tout-en-un avec fusibles, sorties 12 V, USB-A et USB-C. Très utilisés dans les aménagements van (20 à 50 €).

Projet 1 : la station ultra-légère pour trekking

 

Pour qui : randonneurs, cyclotouristes, campeurs sans véhicule.

Composants :

  • Panneau solaire pliable 20 W avec sortie USB-C PD (25 à 45 €)
  • Power bank 20 000 mAh USB-C (25 à 40 €)
  • Câbles USB-C courts (2 à 5 €)

Principe : le panneau se fixe sur le sac à dos ou se pose au sol pendant les pauses. Il recharge la power bank via USB-C. La power bank alimente ensuite téléphone, lampe frontale, GPS et appareil photo.

Autonomie : une journée d’ensoleillement correct (5 à 6 heures) avec un panneau 20 W produit environ 60 à 80 Wh, soit 2 à 3 charges complètes d’un smartphone moderne.

Poids total : 600 à 900 g selon les modèles.

Coût total : 50 à 90 €.

Conseils : orientez le panneau perpendiculairement aux rayons du soleil pendant la recharge (posé à plat sur le sol ou contre un rocher incliné). Nettoyez régulièrement la surface du panneau : la poussière de chemin réduit la production de 10 à 20 %.

Projet 2 : la station de camping pour tente ou bungalow

 

Pour qui : campeurs en tente, en bivouac ou en bungalow sans électricité.

Composants :

  • Panneau solaire pliable 40 à 60 W (40 à 80 €)
  • Batterie portable polyvalente 100 à 300 Wh (80 à 200 €) ou power bank 30 000 mAh (30 à 50 €)
  • Câbles MC4 ou Anderson selon le panneau

Principe : le panneau est déployé à côté de la tente pendant la journée et recharge la batterie. La batterie alimente téléphones, tablette, mini-ventilateur 5 V, lampe LED et chargeur d’appareils photo pendant la soirée et la nuit.

Autonomie : une batterie de 150 Wh rechargée chaque jour permet de maintenir 2 smartphones, une tablette et un éclairage LED pendant 6 à 8 heures.

Coût total : 120 à 280 €.

Projet 3 : le système solaire complet pour van ou camping-car

 

Pour qui : vanlifers, camping-caristes, propriétaires de tiny houses ou cabanes autonomes.

Composants :

  • 1 à 4 panneaux rigides 100 W posés sur le toit (60 à 120 € chacun)
  • Batterie LiFePO4 12 V / 100 à 200 Ah (200 à 600 €)
  • Contrôleur MPPT 20 à 40 A (30 à 80 €)
  • Boîtier de distribution 12 V avec USB intégré (20 à 50 €)
  • Câbles 6 mm², fusibles et connecteurs Anderson (20 à 40 €)

Ce que cela permet d’alimenter :

  • Recharge de tous les appareils USB.
  • Éclairage LED 12 V dans tout le van.
  • Réfrigérateur 12 V (45 à 60 W).
  • Mini-ordinateur portable.
  • Chargeur de voiture pour recharger les batteries du véhicule.

Coût total : 400 à 900 € selon la capacité choisie.

Installation dans un van : les panneaux sont posés sur le toit avec des rails de fixation et du mastic polyuréthane. Le câblage passe à l’intérieur via un passe-cloison étanche. La batterie est fixée sous le lit ou dans un compartiment dédié, avec fusible de protection entre batterie et boîtier de distribution.

Les règles de sécurité à respecter

 

Fusibles obligatoires : chaque câble reliant la batterie à un équipement doit être protégé par un fusible dimensionné pour le câble (pas pour l’appareil). Un câble 4 mm² supporte 25 A : le fusible doit être inférieur ou égal à 25 A.

Ventilation de la batterie : même si les LiFePO4 dégagent beaucoup moins de gaz que les batteries au plomb, une ventilation minimale du compartiment batterie est recommandée.

Déconnexion lors du chargement au secteur : si vous rechargez votre batterie via le secteur à l’arrêt, déconnectez le panneau solaire ou assurez-vous que le contrôleur supporte les deux sources simultanément.

Protection contre la chaleur : en été, un van fermé peut atteindre 70°C à l’intérieur. Installez la batterie et l’électronique dans l’espace le moins chaud du véhicule (en bas, à l’ombre).

Optimiser la production solaire en déplacement

 

En van ou en camping, le panneau n’est pas toujours parfaitement orienté.

Quelques astuces pour maximiser la production :

Orientez le véhicule : quand vous vous arrêtez pour la journée, garez-vous de façon à ce que le toit soit le plus perpendiculaire possible aux rayons du soleil. En été, orientez-vous plein sud.

Notre guide Orientation et inclinaison idéales pour les panneaux solaires donne les repères essentiels même pour une installation mobile.

Nettoyez les panneaux : les routes poussiéreuses salissent rapidement les panneaux sur un toit de van. Un coup d’éponge humide tous les 3 à 4 jours maintient la production à son maximum.

Utilisez un MPPT : en conditions mobiles (ensoleillement variable, températures changeantes), un contrôleur MPPT optimise la production en permanence et peut gagner 10 à 30 % par rapport à un PWM.

Suivi de la production en camping ou van

 

Pour suivre la production et l’état de charge de votre batterie en temps réel, un simple contrôleur avec écran LCD (inclus dans la plupart des contrôleurs MPPT) suffit.

Pour un suivi plus avancé via smartphone, certains contrôleurs proposent une connectivité Bluetooth (Victron SmartSolar, Renogy BT-1).

Notre guide Suivre la production de ses panneaux solaires avec une appli gratuite présente les options de monitoring disponibles.

Faire appel à un professionnel

 

Pour les installations solaires sur camping-car ou van avec des puissances importantes (plusieurs panneaux, batterie 200 Ah et plus, raccordement de nombreux équipements), faites appel à un installateur photovoltaïque qualifié sur Kelkun.

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Panneau solaire pour pompe et éclairage

Panneau solaire pour pompe et éclairage

Alimenter une pompe d’arrosage ou un éclairage de jardin sans tirer de câble électrique depuis la maison : c’est l’une des applications les plus pratiques du solaire autonome.

Pas besoin d’une installation photovoltaïque complète : un système compact, bien dimensionné, suffit pour alimenter ces équipements de façon fiable et économique.

Ce guide vous explique comment concevoir ce type de système de A à Z selon votre usage.

Deux logiques différentes selon l’usage

 

Avant de dimensionner quoi que ce soit, il faut distinguer deux approches fondamentalement différentes selon l’équipement à alimenter.

Système avec batterie (stockage) : le panneau charge une batterie le jour, et la batterie alimente l’équipement quand nécessaire (éclairage la nuit, pompe à n’importe quel moment). C’est la configuration la plus polyvalente.

Système sans batterie (direct) : le panneau alimente directement l’équipement uniquement quand il y a du soleil. C’est la configuration idéale pour une pompe d’arrosage qui doit fonctionner en journée : la pompe s’arrête naturellement quand le soleil disparaît. Plus simple, moins coûteux, mais aucune autonomie nocturne.

Le choix entre ces deux approches conditionne tous les composants du système.

Cas 1 : alimenter une pompe d’arrosage solaire

 

Le système direct (sans batterie) : la solution la plus simple

 

Pour une pompe d’arrosage qui doit fonctionner uniquement en journée, le système direct est la solution la plus simple et la plus économique.

Le panneau est connecté directement à la pompe (via un régulateur de tension si nécessaire), et la pompe fonctionne dès que l’ensoleillement est suffisant.

Avantages : aucune batterie, aucun contrôleur de charge, installation minimale, coût très bas.

Inconvénient : la pompe ne fonctionne que quand le soleil brille, impossible d’arroser le soir ou par temps couvert prolongé.

Composants pour un système direct :

  • Panneau solaire 12 V / 20 à 50 W (selon la puissance de la pompe).
  • Pompe solaire 12 V (pompe submersible pour bassin ou pompe de surface pour arrosage goutte-à-goutte). La puissance doit être compatible avec le panneau : une pompe de 20 W nécessite un panneau d’au moins 25 à 30 W pour fonctionner correctement.
  • Câbles 4 mm² pour les connexions panneau-pompe si la distance dépasse quelques mètres.

Dimensionnement simple : Puissance panneau recommandée = Puissance pompe × 1,3 à 1,5 (marge pour les pertes et les jours peu ensoleillés).

Exemple : pompe 15 W → panneau 20 à 25 W minimum.

Le système avec batterie : arroser à l’heure choisie

 

Si vous souhaitez programmer l’arrosage à une heure précise (tôt le matin, le soir) ou garantir le fonctionnement même les jours nuageux, une batterie est nécessaire.

Composants :

  • Panneau solaire 12 V / 30 à 80 W selon la consommation journalière de la pompe.
  • Batterie 12 V / 20 à 50 Ah (LiFePO4 recommandée pour l’extérieur).
  • Contrôleur de charge MPPT ou PWM 12 V (10 à 20 A selon la puissance du panneau).
  • Pompe 12 V avec minuterie ou électrovanne programmable.
  • Boîtier IP65 pour protéger l’électronique.

Calcul de la capacité batterie nécessaire :

  1. Calculez la consommation journalière de la pompe : Puissance (W) × Durée de fonctionnement (h) = Énergie journalière (Wh).
  2. Prévoyez 2 à 3 jours d’autonomie sans soleil.
  3. Capacité batterie (Ah) = Énergie journalière (Wh) × Jours d’autonomie ÷ Tension (12 V) ÷ 0,8 (profondeur de décharge max recommandée).

Exemple : pompe 30 W, 1 heure/jour → 30 Wh/jour.

3 jours d’autonomie → 90 Wh.

Capacité = 90 ÷ 12 ÷ 0,8 = 9,4 Ah.

Une batterie 12 V / 12 Ah convient.

Cas 2 : alimenter un éclairage de jardin solaire

 

Pour l’éclairage extérieur, une batterie est presque toujours nécessaire car la production solaire est nulle précisément quand l’éclairage est nécessaire (la nuit).

Dimensionnement du panneau selon l’éclairage

 

La règle de base pour dimensionner le panneau d’un système d’éclairage :

Puissance panneau (W) = Consommation LED (W) × Heures d’éclairage / Heures d’ensoleillement moyen × Coefficient de sécurité (1,3)

Heures d’ensoleillement moyen en France :

  • Sud de la France : 5 à 6 heures/jour en moyenne annuelle.
  • Région parisienne : 3,5 à 4 heures/jour en moyenne annuelle.
  • Nord de la France : 3 à 3,5 heures/jour en moyenne annuelle.

Exemple pour Montpellier : LED 10 W, 6 heures d’éclairage/nuit → 10 × 6 / 5,5 × 1,3 = 14 W de panneau minimum.

Un panneau 20 W est recommandé pour une marge confortable.

Éclairage continu vs éclairage avec détecteur de mouvement

 

Éclairage continu toute la nuit : consommation importante, batterie de grande capacité nécessaire. Adapté aux espaces fréquentés en permanence.

Éclairage avec détecteur PIR : la LED s’allume 30 secondes quand un mouvement est détecté. La consommation réelle est réduite de 80 à 95 % par rapport à un éclairage continu. La batterie et le panneau peuvent être considérablement réduits. C’est la solution la plus économique et la plus autonome pour les allées et entrées.

Éclairage avec minuterie ou crépusculaire : la LED s’allume automatiquement à la tombée de la nuit et s’éteint à une heure programmée ou à l’aube. Bon compromis entre présence lumineuse et économie d’énergie.

Schéma de câblage complet

 

Pour un système avec batterie, le câblage suit toujours cette architecture :

Panneau solaire
Contrôleur de charge MPPT/PWM
      ↓              ↓
  Batterie 12V    Charge (pompe ou LED)

Connexions dans l’ordre :

  1. Connectez d’abord la batterie au contrôleur (bornes BAT+ et BAT-).
  2. Connectez ensuite le panneau au contrôleur (bornes PV+ et PV-).
  3. Connectez enfin la charge (pompe ou LED) aux bornes LOAD+ et LOAD-.

Ne jamais inverser cet ordre de connexion : connecter le panneau avant la batterie peut endommager le contrôleur sur certains modèles.

Section des câbles :

  • Jusqu’à 5 m et 10 A : câble 2,5 mm².
  • Jusqu’à 10 m ou plus de 10 A : câble 4 mm².
  • Au-delà de 15 m : câble 6 mm² pour limiter les pertes en ligne.

 

Choisir le bon contrôleur de charge : MPPT ou PWM ?

 

 

Contrôleur PWM (Pulse Width Modulation) : régule la charge en « hachant » le courant du panneau. Simple, économique (5 à 20 €), efficace quand la tension du panneau correspond à la tension de la batterie (panneau 12 V pour batterie 12 V).

Contrôleur MPPT (Maximum Power Point Tracking) : recherche en permanence le point de puissance maximale du panneau et optimise le transfert d’énergie. 10 à 30 % plus efficace qu’un PWM, surtout par ensoleillement partiel ou en hiver. Plus cher (20 à 80 €) mais recommandé dès que le panneau dépasse 50 W ou si la tension du panneau est très différente de celle de la batterie.

Recommandation pratique : pour les petits systèmes (panneau < 50 W, batterie 12 V), un PWM de qualité suffit. Pour les systèmes plus importants ou si vous souhaitez maximiser la production en toutes conditions, optez pour un MPPT.

Protection contre les intempéries

 

Les composants électroniques (contrôleur, batterie, connecteurs) doivent impérativement être protégés de l’humidité, de la pluie et des températures extrêmes.

Le boîtier : choisissez un boîtier plastique ou métallique avec un indice IP65 minimum (protection contre les jets d’eau). Fixez-le en hauteur sur un poteau ou un mur pour éviter les projections d’eau depuis le sol.

La batterie LiFePO4 : plus tolérante aux températures que la Li-ion, elle peut fonctionner de -20°C à +60°C. En dessous de 0°C, sa capacité se réduit légèrement mais elle reste fonctionnelle, contrairement aux batteries au plomb qui peinent en hiver.

Les connecteurs : utilisez des connecteurs étanches (MC4 pour les câbles panneau, cosses étanches pour les autres connexions) et appliquez un peu de graisse diélectrique sur les connexions exposées.

Coût d’un système complet

 

Système direct pompe d’arrosage (sans batterie)

 

Composant Prix indicatif
Panneau 12 V / 30 W 20 à 35 €
Pompe solaire 12 V / 15 W 15 à 40 €
Câbles et connecteurs 5 à 10 €
Total 40 à 85 €

 

Système avec batterie (éclairage ou pompe programmable)

 

Composant Prix indicatif
Panneau 12 V / 30 à 50 W 25 à 50 €
Batterie LiFePO4 12 V / 20 Ah 40 à 70 €
Contrôleur PWM/MPPT 10 à 30 €
LED ou pompe 12 V 10 à 40 €
Boîtier IP65 + câbles 10 à 20 €
Total 95 à 210 €

 

 

Pour aller plus loin

 

Si vous souhaitez d’abord tester à plus petite échelle avec un éclairage solaire simple avant de vous lancer dans un système complet avec batterie, notre guide Créer une lampe solaire pour jardin ou balcon vous propose des projets débutants très accessibles.

Pour optimiser la production de votre panneau selon son emplacement, notre guide Orientation et inclinaison idéales pour les panneaux solaires vous donne les repères essentiels pour maximiser la charge de votre batterie.

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Pour les systèmes d’arrosage ou d’éclairage de plus grande envergure (réseau d’arrosage automatique complet, éclairage de clôture sur 50 m ou plus), faites appel à un installateur photovoltaïque qualifié avec Kelkun.

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Créer sa lampe solaire pour le jardin ou le balcon

Créer sa lampe solaire pour le jardin ou le balcon

Fabriquer sa propre lampe solaire pour le jardin ou le balcon est l’un des projets DIY solaires les plus accessibles qui soit.

Peu coûteux, sans raccordement électrique, il permet d’éclairer une allée, un coin de terrasse ou un escalier extérieur de façon totalement autonome.

Ce guide vous explique les composants nécessaires, le câblage et les variantes du projet selon votre niveau et votre budget.

Pourquoi fabriquer sa lampe solaire plutôt qu’en acheter une ?

 

Les lampes solaires du commerce sont très accessibles (5 à 30 €) mais souvent décevantes : batteries de faible capacité, panneaux sous-dimensionnés, LED de mauvaise qualité, durée de vie courte.

En fabriquant la vôtre, vous choisissez des composants de qualité, adaptez la puissance à vos besoins réels et pouvez facilement remplacer les pièces défectueuses.

Un projet DIY bien conçu offre :

  • Une autonomie réelle de 6 à 10 heures par nuit selon la saison.
  • Une durée de vie de 5 à 10 ans avec remplacement de la batterie tous les 3 à 4 ans.
  • Un coût total de 20 à 60 € selon la puissance et la qualité des composants.

 

Les composants nécessaires

 

Le panneau solaire

 

Pour une lampe de jardin ou de balcon, un petit panneau de 2 à 10 W est largement suffisant selon l’autonomie souhaitée.

Il doit être adapté à la charge de la batterie :

  • 5 V / 1 à 2 W : pour les petits projets avec batterie USB (chargement via panneau USB).
  • 6 V / 1 à 3 W : pour charger une batterie LiFePO4 3,2 V ou NiMH via un contrôleur.
  • 12 V / 5 à 10 W : pour les systèmes plus puissants avec batterie 12 V et éclairage LED de puissance.

Choisissez un panneau avec un cadre aluminium et un verre trempé pour une durée de vie extérieure correcte.

Les panneaux souples en plastique se dégradent rapidement aux UV.

La batterie

 

La batterie est le composant le plus critique : elle stocke l’énergie produite le jour pour la restituer la nuit.

Batterie LiFePO4 (lithium fer phosphate) : le meilleur choix pour ce type de projet. Sûre (pas de risque d’emballement thermique), longue durée de vie (2 000 à 4 000 cycles), fonctionne bien par températures négatives (jusqu’à -20°C). Disponible en format 18650 ou en pack 3,2 V. Prix : 5 à 15 € selon la capacité.

Batterie Li-ion 18650 : moins chère, bonne capacité énergétique, mais moins tolérante au froid et nécessite un circuit de protection (BMS). À stocker à l’abri si les températures descendent sous -10°C.

Batterie NiMH rechargeable (AA ou AAA) : solution simple et économique pour les petits projets. Tolérant au froid, sûre, mais densité énergétique inférieure. Idéal pour les débutants.

Calcul de la capacité nécessaire : Capacité (mAh) = Consommation LED (mA) × Heures d’éclairage souhaité × 1,2 (marge)

Exemple : LED de 200 mA, 8 heures d’éclairage → 200 × 8 × 1,2 = 1 920 mAh. Une batterie 2 000 mAh convient.

Le contrôleur de charge (ou module de charge)

 

Le contrôleur de charge gère la recharge de la batterie depuis le panneau et protège contre la surcharge et la décharge profonde.

C’est un composant indispensable pour la durée de vie de la batterie.

Module TP4056 (pour Li-ion/LiFePO4 en cellule unique) : module de charge universel très répandu, disponible pour moins de 2 € sur les sites de composants électroniques. Il intègre une protection surcharge/décharge.

Contrôleur PWM 12 V : pour les systèmes avec batterie 12 V et panneau 12 V ou plus. Disponible à partir de 5 à 10 €.

Pour les projets très simples avec panneau 5 V USB et batterie USB, un simple câble de charge suffit sans contrôleur séparé.

Les LED

 

LED de puissance : 1 à 5 W selon l’intensité lumineuse souhaitée. Disponibles en blanc chaud (2 700-3 000 K, ambiance chaleureuse pour un jardin) ou blanc neutre (4 000 K, meilleure visibilité pour une allée). Prévoient un dissipateur thermique (radiateur aluminium) pour les LED de 1 W et plus.

Ruban LED 12 V : pour un éclairage de contour (balcon, pergola, haies). Économique, facile à installer, disponible en plusieurs températures de couleur et niveaux de luminosité.

Module LED avec détecteur de mouvement intégré : disponibles en kit complet, ils allument la LED uniquement quand un mouvement est détecté, multipliant l’autonomie par 3 à 5.

Le boîtier

 

Le boîtier protège l’électronique des intempéries.

Choisissez un boîtier avec un indice de protection IP65 minimum (étanche aux projections d’eau) pour une utilisation en extérieur permanent.

Les boîtiers en plastique ABS résistants aux UV sont les plus courants et les moins chers (2 à 8 €).

Le câblage : schéma de principe

 

Le schéma de base d’une lampe solaire autonome suit toujours la même logique :

Panneau solaire → Contrôleur de charge → Batterie → LED

Le contrôleur de charge est l’élément central qui gère :

  • La recharge de la batterie depuis le panneau (avec régulation).
  • L’alimentation de la LED depuis la batterie.
  • La protection contre la surcharge (côté panneau) et la décharge profonde (côté LED).

 

Câblage détaillé pour un système 6 V / LiFePO4

 

  1. Panneau solaire 6 V : fil rouge (+) et fil noir (-) vers les bornes « PV+ » et « PV- » du contrôleur.
  2. Batterie LiFePO4 3,2 V : fil rouge vers « BAT+ », fil noir vers « BAT- » du contrôleur.
  3. LED : fil rouge vers « LOAD+ », fil noir vers « LOAD- » du contrôleur. Le contrôleur coupe automatiquement l’alimentation LED quand la batterie est trop déchargée.

Diamètre des fils : 0,5 à 1 mm² suffit pour des courants inférieurs à 3 A. Utilisez des fils de couleur différente pour le positif et le négatif.

Attention à la polarité : inverser + et – même brièvement peut endommager irrémédiablement le contrôleur ou la LED. Vérifiez deux fois avant de brancher.

Variante 1 : la lampe solaire ultra-simple (débutant)

 

Composants :

  • 1 panneau USB 5 V / 1 W (3 à 8 €)
  • 1 batterie Li-ion 18650 avec chargeur USB intégré (5 à 10 €)
  • 1 guirlande LED USB 5 V (5 à 10 €)
  • 1 boîtier IP65

Principe : le panneau recharge la batterie via USB en journée.

La nuit, la batterie alimente la guirlande LED.

Aucune soudure, aucun câblage complexe : tout se connecte en USB.

Autonomie : 3 à 5 heures avec une batterie 3 000 mAh et une guirlande de 0,5 W.

Coût total : 15 à 30 €.

Idéal pour : débutants, balcon, éclairage décoratif.

Variante 2 : la lampe solaire avec détecteur de mouvement (intermédiaire)

 

Composants :

  • 1 panneau 6 V / 3 W (8 à 15 €)
  • 1 batterie LiFePO4 3,2 V / 3 000 mAh (8 à 12 €)
  • 1 module TP4056 avec protection (1 à 2 €)
  • 1 module LED 3 W avec détecteur PIR intégré (5 à 10 €)
  • 1 boîtier IP65

Principe : le détecteur PIR allume la LED uniquement quand un mouvement est détecté, puis l’éteint après 15 à 30 secondes (réglable). L’autonomie est ainsi multipliée par 5 à 10 par rapport à une LED allumée en continu.

Autonomie : plusieurs semaines sans soleil en utilisation occasionnelle.

Coût total : 25 à 45 €.

Idéal pour : allée d’entrée, escalier extérieur, angle sombre du jardin.

Variante 3 : l’éclairage solaire puissant pour terrasse (avancé)

 

Composants :

  • 1 panneau 12 V / 10 W (15 à 25 €)
  • 1 batterie LiFePO4 12 V / 7 Ah (30 à 50 €)
  • 1 contrôleur PWM 12 V (5 à 10 €)
  • 2 à 4 spots LED 12 V / 3 W (5 à 15 €)
  • Câble 1,5 mm² et boîtier IP65

Principe : système 12 V capable d’alimenter plusieurs spots simultanément pour éclairer une terrasse ou une pergola. Le panneau peut être posé au sol orienté plein sud ou fixé sur une façade.

Autonomie : 5 à 8 heures d’éclairage par nuit en été.

Coût total : 60 à 110 €.

Idéal pour : terrasse, pergola, éclairage d’appoint extérieur.

Où trouver les composants ?

 

Les composants pour ce type de projet sont disponibles sur :

  • Amazon et sites généralistes : pour les panneaux, batteries et boîtiers.
  • AliExpress : pour les modules électroniques (TP4056, LED, contrôleurs) à prix très bas avec des délais de livraison de 2 à 4 semaines.
  • Sites spécialisés électronique (Conrad, Gotronic, Kubii) : composants de qualité avec livraison rapide.

 

Aller plus loin : le solaire pour alimenter d’autres équipements

 

Une fois à l’aise avec ce type de projet, vous pouvez étendre la logique à des applications plus ambitieuses : alimenter une pompe d’arrosage, un éclairage de jardin complet ou une station de recharge USB en extérieur.

Notre guide Système solaire pour alimenter une pompe d’arrosage ou un éclairage présente ces applications avec des schémas adaptés.

Et si vous souhaitez d’abord comprendre les bases de l’orientation et du positionnement d’un panneau pour maximiser la charge de votre batterie, notre guide Orientation et inclinaison idéales pour les panneaux solaires vous donnera les repères essentiels.

Faire appel à un professionnel

 

Pour les projets d’éclairage extérieur plus importants (allées, terrasses, éclairage de sécurité) nécessitant une installation fixe et dimensionnée, faites appel à un installateur photovoltaïque qualifié chez Kelkun.

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Installer une prise connectée pour suivre sa consommation

Installer une prise connectée pour suivre sa consommation

Une prise connectée avec mesure de consommation est l’un des outils les plus simples et les moins coûteux pour comprendre et optimiser sa consommation électrique.

Couplée à une installation solaire, elle permet de mesurer précisément la production d’un kit balcon, de surveiller un appareil énergivore ou de suivre l’autoconsommation.

Ce guide vous explique comment choisir et installer une prise connectée, et comment exploiter les données qu’elle produit.

Qu’est-ce qu’une prise connectée avec mesure de consommation ?

 

Une prise connectée est un adaptateur qui s’insère entre une prise murale et un appareil électrique.

Les modèles avec mesure de consommation ajoutent un capteur de puissance qui mesure en temps réel la puissance consommée (ou produite) en watts, l’énergie cumulée en kilowattheures, et parfois la tension et l’intensité.

Ces données sont remontées via Wi-Fi, Zigbee ou Z-Wave vers une application smartphone ou une plateforme domotique, où elles sont enregistrées et affichées sous forme de graphiques.

Les deux usages principaux dans le contexte solaire :

  • Mesurer la production d’un kit balcon : la prise est insérée entre le câble du micro-onduleur et la prise murale. Elle mesure l’énergie injectée dans le circuit.
  • Mesurer la consommation d’un appareil spécifique : lave-linge, lave-vaisselle, chauffe-eau, chargeur de véhicule électrique — pour savoir précisément ce que chaque appareil consomme et l’optimiser.

 

Les types de prises connectées

 

Les prises Wi-Fi (protocole propriétaire)

 

C’est la catégorie la plus accessible. Ces prises se connectent directement à votre box Wi-Fi domestique (2,4 GHz) et sont pilotables depuis une application dédiée sur smartphone, sans hub supplémentaire.

TP-Link Tapo P110 : l’une des plus vendues en France. Mesure de puissance jusqu’à 3 680 W, suivi de consommation journalier/mensuel/annuel, programmation horaire, compatible Alexa et Google Home. Application Tapo simple et intuitive. Prix : 12 à 18 €.

TP-Link Tapo P115 : version améliorée de la P110 avec suivi de consommation plus détaillé et intégration Matter.

Meross MSS310 : bonne alternative avec mesure de puissance et intégration Apple HomeKit native. Prix : 15 à 20 €.

Avantages des prises Wi-Fi : pas de hub, installation immédiate, prix très bas.

Limites : dépendance à une connexion Wi-Fi stable, données stockées sur des serveurs cloud propriétaires (confidentialité limitée), interopérabilité réduite entre marques.

Les prises Shelly (Wi-Fi avec API locale)

 

Shelly est une marque particulièrement appréciée des utilisateurs de domotique pour une raison majeure : ses prises fonctionnent en local (sans dépendance à un cloud externe) et disposent d’une API ouverte compatible avec Home Assistant, Jeedom et la plupart des plateformes open-source.

Shelly Plug S Plus : mesure de puissance jusqu’à 2 500 W, Wi-Fi, API locale, compatible Matter. Application Shelly simple pour les débutants, API avancée pour les utilisateurs Home Assistant. Prix : 15 à 25 €.

Shelly Plug S (ancienne génération) : très répandu, même fonctionnalités de base à prix inférieur (10 à 15 €).

Pourquoi Shelly est particulièrement adapté au suivi solaire : avec Home Assistant, il est possible de créer des automatisations avancées (par exemple, déclencher automatiquement le lave-linge quand la production solaire dépasse 800 W depuis plus de 15 minutes).

Les prises Zigbee

 

Les prises Zigbee nécessitent un hub Zigbee (Philips Hue Bridge, Sonoff Zigbee Bridge, clé Zigbee USB pour Home Assistant) mais offrent en retour une consommation propre très faible, une latence minimale et une excellente fiabilité.

IKEA TRÅDFRI : prise Zigbee économique d’IKEA. Pas de mesure de consommation sur les modèles de base, mais certaines versions récentes l’intègrent.

Sonoff S26R2ZB : prise Zigbee avec mesure de consommation. Compatible Zigbee2MQTT et Home Assistant. Prix : 12 à 18 €.

Nous A1Z : prise Zigbee avec mesure de puissance très précise. Très appréciée des utilisateurs Home Assistant. Prix : 15 à 20 €.

Avantages Zigbee : fonctionne sans cloud, très fiable, extensible (réseau maillé), idéal pour les gros volumes.

Limites : nécessite un hub, configuration initiale plus technique.

Comment installer une prise connectée : étape par étape

 

Étape 1 : choisir la bonne prise selon l’usage

 

Pour mesurer la production d’un kit balcon : Vérifiez que la prise supporte la puissance nominale de votre micro-onduleur. Un kit 800 W produit au maximum 800 W, bien dans les capacités de toutes les prises listées ci-dessus.

Choisissez un modèle avec mesure d’énergie bidirectionnelle si vous souhaitez distinguer production et consommation : certains modèles basiques ne mesurent que dans un sens.

Pour mesurer la consommation d’un appareil : Vérifiez la puissance maximale supportée.

Pour un lave-linge (2 000 à 2 500 W), une Shelly Plug S (2 500 W max) est limite : préférez une prise de 3 680 W comme la Tapo P110.

Étape 2 : configurer la prise sur le réseau Wi-Fi

 

Pour les prises Wi-Fi propriétaires (Tapo, Meross) :

  1. Branchez la prise sur une prise murale sans rien y connecter.
  2. Téléchargez l’application dédiée (Tapo, Meross).
  3. Suivez l’assistant de configuration : la prise diffuse un réseau Wi-Fi temporaire auquel vous vous connectez depuis votre smartphone pour lui indiquer vos identifiants Wi-Fi domestique.
  4. La prise rejoint votre réseau en quelques secondes.

 

Pour les prises Shelly : Même procédure via l’application Shelly.

Si vous utilisez Home Assistant, vous pouvez intégrer la prise directement via l’interface Shelly (API locale) sans passer par le cloud Shelly.

Pour les prises Zigbee :

  1. Ouvrez le mode appairage sur votre hub Zigbee.
  2. Branchez la prise et maintenez le bouton jusqu’au clignotement (mode appairage).
  3. La prise est détectée automatiquement par le hub.

 

 

Étape 3 : brancher l’appareil à mesurer

 

Branchez le câble du micro-onduleur (ou l’appareil à mesurer) sur la prise connectée.

La mesure démarre immédiatement.

Étape 4 : configurer le suivi dans l’application

 

Dans l’application, nommez la prise (ex : « Kit solaire balcon », « Lave-linge ») pour retrouver facilement les données.

Activez les notifications si la prise le propose (alerte si la consommation dépasse un seuil).

Exploiter les données pour optimiser l’autoconsommation

 

Identifier les appareils énergivores

 

En mesurant successivement chaque appareil, vous identifiez ceux qui consomment le plus.

Un lave-linge en cycle coton 60° consomme typiquement 1 à 2 kWh par cycle, un lave-vaisselle 0,8 à 1,5 kWh.

En les programmant pendant les heures de production solaire maximale (10h-14h), vous maximisez l’autoconsommation.

Automatiser avec Home Assistant

 

Avec Home Assistant et une prise Shelly ou Zigbee, vous pouvez créer des automatisations puissantes :

  • Démarrer le lave-linge automatiquement quand la production dépasse 1 500 W depuis plus de 10 minutes.
  • Allumer le chauffe-eau pendant les heures de surplus solaire.
  • Alerter si la production chute à zéro en milieu de journée (signe d’une panne).

 

Croiser avec les données de l’onduleur

 

En combinant les données de votre application d’onduleur et les données de la prise connectée, vous obtenez une vue complète de votre bilan énergétique : production, consommation par appareil, surplus injecté.

C’est le niveau de suivi le plus complet, à rapprocher des outils présentés dans notre guide Suivre la production de ses panneaux solaires avec une appli gratuite.

Budget : combien ça coûte ?

 

Modèle Prix indicatif Protocole Mesure bidirectionnelle
TP-Link Tapo P110 12 à 18 € Wi-Fi Non
TP-Link Tapo P115 15 à 22 € Wi-Fi/Matter Non
Shelly Plug S Plus 15 à 25 € Wi-Fi/Matter Oui
Meross MSS310 15 à 20 € Wi-Fi Non
Sonoff S26R2ZB 12 à 18 € Zigbee Non
Nous A1Z 15 à 20 € Zigbee Oui

 

Pour un suivi de production de kit balcon ou de consommation d’un appareil, un budget de 15 à 25 € est largement suffisant.

Les limites d’une prise connectée

 

Une prise connectée mesure la consommation d’un seul appareil ou circuit.

Elle ne donne pas une vue globale de la consommation du logement (pour cela, il faut un capteur de tableau comme le Shelly EM ou le Linky via l’interface client).

Elle ne remplace pas non plus un monitoring complet d’installation photovoltaïque avec accès aux données panneau par panneau.

Pour un suivi avancé de votre installation solaire ou si vous souhaitez optimiser votre production globale, notre page optimisation de production solaire vous met en relation avec des professionnels spécialisés.

Faire appel à un professionnel

 

Pour une installation domotique complète ou l’intégration de votre suivi solaire dans un système de gestion d’énergie global, faites appel à un installateur qualifié grâce à Kelkun.

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Suivre sa production solaire : applis gratuites

Suivre sa production solaire : applis gratuites

Savoir combien produit votre installation solaire, à quel moment, et dans quelle proportion vous autoconsommez cette production : c’est l’information qui vous permet d’optimiser réellement votre retour sur investissement.

La bonne nouvelle est que la plupart des onduleurs modernes sont livrés avec une application de suivi gratuite, et que des solutions tierces très complètes existent pour les installations sans monitoring intégré.

Ce guide passe en revue les meilleures options disponibles.

Pourquoi suivre sa production solaire ?

 

Le suivi de production n’est pas qu’un gadget.

Il remplit plusieurs fonctions concrètes :

Vérifier que l’installation fonctionne correctement : une baisse soudaine de production peut signaler une panne d’onduleur, un encrassement important des panneaux ou un problème de connexion. Sans monitoring, une panne peut passer inaperçue pendant des semaines, représentant une perte de production significative.

Optimiser l’autoconsommation : en connaissant les pics de production (généralement 10h-14h en été), vous pouvez programmer vos appareils énergivores (lave-linge, lave-vaisselle, recharge de véhicule électrique) pour coïncider avec ces créneaux et maximiser la part d’électricité solaire consommée directement.

Calculer le retour sur investissement réel : les données de production permettent de comparer la production réelle à la production théorique et de vérifier que l’installation performe conformément aux promesses de l’installateur.

Notre guide Simulation de rentabilité des panneaux solaires vous explique comment utiliser ces données pour calculer votre ROI réel.

Anticiper les maintenances : une dégradation progressive des performances (baisse de 10 à 15 % sur un an) peut indiquer un encrassement ou un début de dégradation des cellules.

Les applications des fabricants d’onduleurs (gratuites)

 

Enphase Enlighten

 

Pour qui : propriétaires d’une installation avec micro-onduleurs Enphase.

Enphase Enlighten est l’une des applications de monitoring les plus complètes du marché.

Elle permet de suivre la production panneau par panneau (chaque micro-onduleur remonte ses données individuellement), d’afficher la consommation du logement si un compteur de consommation Enphase IQ est installé, et de visualiser le flux d’énergie en temps réel (production, consommation, injection réseau, batterie).

Points forts : granularité panneau par panneau, alertes automatiques en cas de panne d’un micro-onduleur, historique sur toute la durée de vie de l’installation, interface claire sur iOS et Android.

Disponible sur : iOS et Android, gratuite.

SolarEdge Monitoring

 

Pour qui : propriétaires d’une installation avec onduleur SolarEdge et optimiseurs de puissance.

L’application SolarEdge propose un suivi en temps réel de la production, de la consommation et du stockage batterie (si équipé).

Comme Enphase, elle permet un suivi par module grâce aux optimiseurs.

Elle intègre une carte de l’installation avec l’état de chaque panneau, des alertes de panne et un historique complet.

Points forts : interface très soignée, suivi module par module, intégration native avec les batteries SolarEdge.

Disponible sur : iOS et Android, gratuite.

SMA Sunny Portal et Sunny Design

 

Pour qui : propriétaires d’onduleurs SMA (Sunny Boy, Sunny Tripower).

SMA Sunny Portal est accessible depuis un navigateur et sur mobile.

Il affiche la production en temps réel, les données historiques, le CO₂ évité et l’équivalent en arbres plantés.

La version mobile SMA Energy offre en plus le contrôle de la consommation et des batteries si installées.

Points forts : compatible avec toute la gamme SMA, interface web complète pour les analyses détaillées.

Disponible sur : iOS, Android et navigateur web, gratuite.

Fronius Solar.web

 

Pour qui : propriétaires d’onduleurs Fronius (Primo, Symo, Primo GEN24).

Fronius Solar.web est l’une des plateformes les plus complètes du marché.

Elle affiche la production, la consommation, le flux réseau et les batteries (via la gestion Fronius Smart Meter).

Elle propose aussi des rapports PDF téléchargeables, utiles pour justifier la production auprès d’EDF OA.

Points forts : rapports détaillés, interface très complète, données exportables.

Disponible sur : iOS, Android et navigateur web, gratuite.

Huawei FusionSolar

 

Pour qui : propriétaires d’onduleurs Huawei.

FusionSolar est l’application des onduleurs Huawei SUN2000, très répandus dans les installations résidentielles.

Elle permet un suivi en temps réel avec une interface graphique claire, la gestion des batteries LUNA2000 et des alertes de performance.

Disponible sur : iOS et Android, gratuite.

Les applications tierces multi-marques (gratuites ou freemium)

 

PVOutput

 

Pour qui : toutes installations, toutes marques.

PVOutput est une plateforme communautaire gratuite qui permet de logger les données de production de n’importe quelle installation.

Elle est compatible avec la plupart des onduleurs via des passerelles logicielles et propose des comparaisons de performance entre installations similaires dans la même région, très utile pour savoir si votre installation est dans la norme.

Points forts : gratuit, multi-marque, comparaison communautaire, API ouverte.

Disponible sur : navigateur web principalement.

Home Assistant (avec intégration photovoltaïque)

 

Pour qui : utilisateurs techniques souhaitant tout intégrer dans une domotique maison.

Home Assistant est une plateforme open-source de domotique qui propose des intégrations natives avec la plupart des onduleurs du marché (Enphase, SolarEdge, Fronius, Huawei, Goodwe, etc.) ainsi qu’avec le compteur Linky.

Elle permet de créer des tableaux de bord personnalisés, des automatisations (déclencher le lave-linge quand la production dépasse X watts) et des alertes complexes.

Points forts : totalement gratuit, extrêmement puissant, intégration avec le reste de la maison connectée.

Limite : nécessite une installation sur un Raspberry Pi ou un NAS et des compétences techniques.

Solax Cloud, Goodwe SEMS Portal, Ginlong Solis Cloud

 

Ces plateformes gratuites fonctionnent sur le même modèle que les applications fabricants : elles sont dédiées aux onduleurs de leur marque respective et proposent un suivi en temps réel, un historique et des alertes.

Pour les kits balcon sans monitoring intégré

 

Les micro-onduleurs des kits balcon d’entrée de gamme n’ont pas toujours une application de suivi dédiée.

Dans ce cas, deux approches permettent de suivre la production.

La prise connectée avec mesure de consommation

 

Une prise connectée (type Shelly PM, TP-Link Tapo P110, ou prise Zigbee compatible) insérée entre le câble du micro-onduleur et la prise murale mesure l’énergie produite et injectée.

Elle remonte les données sur une application smartphone (Shelly, Tapo, etc.) ou sur Home Assistant.

C’est la solution la plus simple et la moins coûteuse pour suivre la production d’un kit balcon sans monitoring intégré.

Notre guide Installer une prise connectée pour suivre sa consommation détaille cette approche pas à pas.

Les applications des fabricants de micro-onduleurs d’entrée de gamme

 

Certains micro-onduleurs de kits balcon (APS, Hoymiles, Deye) disposent de leur propre application :

APsystems EMA : application pour les micro-onduleurs APS, très répandus sur les kits balcon. Suivi en temps réel et historique de production.

Hoymiles Monitoring (MI) : pour les micro-onduleurs Hoymiles, très présents sur le marché français des kits balcon. Application simple et efficace.

Deye Cloud : pour les micro-onduleurs Deye, disponible sur iOS et Android.

Ce qu’il faut regarder dans les données de production

 

Une fois votre application configurée, voici les indicateurs à surveiller régulièrement :

La production journalière (kWh/jour) : comparez-la aux jours similaires de l’année précédente pour détecter une dégradation progressive.

Le pic de puissance (W) : la puissance maximale atteinte dans la journée doit être proche de la puissance nominale de l’installation par beau temps. Un pic nettement inférieur à la puissance nominale peut indiquer un encrassement ou un problème.

Le taux d’autoconsommation : si votre application mesure aussi la consommation (via un compteur dédié ou le Linky), elle peut calculer quelle part de la production est consommée directement. Optimiser ce taux (en déplaçant les usages vers les heures de production) est le levier principal pour améliorer le retour sur investissement.

Les alertes et erreurs : abonnez-vous aux notifications push de votre application. Une alerte de panne d’onduleur ou de micro-onduleur doit déclencher une vérification rapide, puis si nécessaire un audit professionnel ou une maintenance.

Tableau récapitulatif des principales applications

 

Application Marque onduleur Suivi module/panneau Gratuit Plateforme
Enphase Enlighten Enphase Oui Oui iOS, Android
SolarEdge Monitoring SolarEdge Oui Oui iOS, Android
Fronius Solar.web Fronius Non Oui iOS, Android, Web
SMA Sunny Portal SMA Non Oui iOS, Android, Web
Huawei FusionSolar Huawei Non Oui iOS, Android
APsystems EMA APS Non Oui iOS, Android
Hoymiles Monitoring Hoymiles Non Oui iOS, Android
PVOutput Multi-marques Non Oui Web
Home Assistant Multi-marques Selon intégration Oui Auto-hébergé

 

 

Faire appel à un professionnel

 

Si votre monitoring révèle une baisse de performance inexpliquée, faites appel à un installateur photovoltaïque qualifié avec Kelkun.

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