Suivre sa production solaire : applis gratuites

Suivre sa production solaire : applis gratuites

Savoir combien produit votre installation solaire, à quel moment, et dans quelle proportion vous autoconsommez cette production : c’est l’information qui vous permet d’optimiser réellement votre retour sur investissement.

La bonne nouvelle est que la plupart des onduleurs modernes sont livrés avec une application de suivi gratuite, et que des solutions tierces très complètes existent pour les installations sans monitoring intégré.

Ce guide passe en revue les meilleures options disponibles.

Pourquoi suivre sa production solaire ?

 

Le suivi de production n’est pas qu’un gadget.

Il remplit plusieurs fonctions concrètes :

Vérifier que l’installation fonctionne correctement : une baisse soudaine de production peut signaler une panne d’onduleur, un encrassement important des panneaux ou un problème de connexion. Sans monitoring, une panne peut passer inaperçue pendant des semaines, représentant une perte de production significative.

Optimiser l’autoconsommation : en connaissant les pics de production (généralement 10h-14h en été), vous pouvez programmer vos appareils énergivores (lave-linge, lave-vaisselle, recharge de véhicule électrique) pour coïncider avec ces créneaux et maximiser la part d’électricité solaire consommée directement.

Calculer le retour sur investissement réel : les données de production permettent de comparer la production réelle à la production théorique et de vérifier que l’installation performe conformément aux promesses de l’installateur.

Notre guide Simulation de rentabilité des panneaux solaires vous explique comment utiliser ces données pour calculer votre ROI réel.

Anticiper les maintenances : une dégradation progressive des performances (baisse de 10 à 15 % sur un an) peut indiquer un encrassement ou un début de dégradation des cellules.

Les applications des fabricants d’onduleurs (gratuites)

 

Enphase Enlighten

 

Pour qui : propriétaires d’une installation avec micro-onduleurs Enphase.

Enphase Enlighten est l’une des applications de monitoring les plus complètes du marché.

Elle permet de suivre la production panneau par panneau (chaque micro-onduleur remonte ses données individuellement), d’afficher la consommation du logement si un compteur de consommation Enphase IQ est installé, et de visualiser le flux d’énergie en temps réel (production, consommation, injection réseau, batterie).

Points forts : granularité panneau par panneau, alertes automatiques en cas de panne d’un micro-onduleur, historique sur toute la durée de vie de l’installation, interface claire sur iOS et Android.

Disponible sur : iOS et Android, gratuite.

SolarEdge Monitoring

 

Pour qui : propriétaires d’une installation avec onduleur SolarEdge et optimiseurs de puissance.

L’application SolarEdge propose un suivi en temps réel de la production, de la consommation et du stockage batterie (si équipé).

Comme Enphase, elle permet un suivi par module grâce aux optimiseurs.

Elle intègre une carte de l’installation avec l’état de chaque panneau, des alertes de panne et un historique complet.

Points forts : interface très soignée, suivi module par module, intégration native avec les batteries SolarEdge.

Disponible sur : iOS et Android, gratuite.

SMA Sunny Portal et Sunny Design

 

Pour qui : propriétaires d’onduleurs SMA (Sunny Boy, Sunny Tripower).

SMA Sunny Portal est accessible depuis un navigateur et sur mobile.

Il affiche la production en temps réel, les données historiques, le CO₂ évité et l’équivalent en arbres plantés.

La version mobile SMA Energy offre en plus le contrôle de la consommation et des batteries si installées.

Points forts : compatible avec toute la gamme SMA, interface web complète pour les analyses détaillées.

Disponible sur : iOS, Android et navigateur web, gratuite.

Fronius Solar.web

 

Pour qui : propriétaires d’onduleurs Fronius (Primo, Symo, Primo GEN24).

Fronius Solar.web est l’une des plateformes les plus complètes du marché.

Elle affiche la production, la consommation, le flux réseau et les batteries (via la gestion Fronius Smart Meter).

Elle propose aussi des rapports PDF téléchargeables, utiles pour justifier la production auprès d’EDF OA.

Points forts : rapports détaillés, interface très complète, données exportables.

Disponible sur : iOS, Android et navigateur web, gratuite.

Huawei FusionSolar

 

Pour qui : propriétaires d’onduleurs Huawei.

FusionSolar est l’application des onduleurs Huawei SUN2000, très répandus dans les installations résidentielles.

Elle permet un suivi en temps réel avec une interface graphique claire, la gestion des batteries LUNA2000 et des alertes de performance.

Disponible sur : iOS et Android, gratuite.

Les applications tierces multi-marques (gratuites ou freemium)

 

PVOutput

 

Pour qui : toutes installations, toutes marques.

PVOutput est une plateforme communautaire gratuite qui permet de logger les données de production de n’importe quelle installation.

Elle est compatible avec la plupart des onduleurs via des passerelles logicielles et propose des comparaisons de performance entre installations similaires dans la même région, très utile pour savoir si votre installation est dans la norme.

Points forts : gratuit, multi-marque, comparaison communautaire, API ouverte.

Disponible sur : navigateur web principalement.

Home Assistant (avec intégration photovoltaïque)

 

Pour qui : utilisateurs techniques souhaitant tout intégrer dans une domotique maison.

Home Assistant est une plateforme open-source de domotique qui propose des intégrations natives avec la plupart des onduleurs du marché (Enphase, SolarEdge, Fronius, Huawei, Goodwe, etc.) ainsi qu’avec le compteur Linky.

Elle permet de créer des tableaux de bord personnalisés, des automatisations (déclencher le lave-linge quand la production dépasse X watts) et des alertes complexes.

Points forts : totalement gratuit, extrêmement puissant, intégration avec le reste de la maison connectée.

Limite : nécessite une installation sur un Raspberry Pi ou un NAS et des compétences techniques.

Solax Cloud, Goodwe SEMS Portal, Ginlong Solis Cloud

 

Ces plateformes gratuites fonctionnent sur le même modèle que les applications fabricants : elles sont dédiées aux onduleurs de leur marque respective et proposent un suivi en temps réel, un historique et des alertes.

Pour les kits balcon sans monitoring intégré

 

Les micro-onduleurs des kits balcon d’entrée de gamme n’ont pas toujours une application de suivi dédiée.

Dans ce cas, deux approches permettent de suivre la production.

La prise connectée avec mesure de consommation

 

Une prise connectée (type Shelly PM, TP-Link Tapo P110, ou prise Zigbee compatible) insérée entre le câble du micro-onduleur et la prise murale mesure l’énergie produite et injectée.

Elle remonte les données sur une application smartphone (Shelly, Tapo, etc.) ou sur Home Assistant.

C’est la solution la plus simple et la moins coûteuse pour suivre la production d’un kit balcon sans monitoring intégré.

Notre guide Installer une prise connectée pour suivre sa consommation détaille cette approche pas à pas.

Les applications des fabricants de micro-onduleurs d’entrée de gamme

 

Certains micro-onduleurs de kits balcon (APS, Hoymiles, Deye) disposent de leur propre application :

APsystems EMA : application pour les micro-onduleurs APS, très répandus sur les kits balcon. Suivi en temps réel et historique de production.

Hoymiles Monitoring (MI) : pour les micro-onduleurs Hoymiles, très présents sur le marché français des kits balcon. Application simple et efficace.

Deye Cloud : pour les micro-onduleurs Deye, disponible sur iOS et Android.

Ce qu’il faut regarder dans les données de production

 

Une fois votre application configurée, voici les indicateurs à surveiller régulièrement :

La production journalière (kWh/jour) : comparez-la aux jours similaires de l’année précédente pour détecter une dégradation progressive.

Le pic de puissance (W) : la puissance maximale atteinte dans la journée doit être proche de la puissance nominale de l’installation par beau temps. Un pic nettement inférieur à la puissance nominale peut indiquer un encrassement ou un problème.

Le taux d’autoconsommation : si votre application mesure aussi la consommation (via un compteur dédié ou le Linky), elle peut calculer quelle part de la production est consommée directement. Optimiser ce taux (en déplaçant les usages vers les heures de production) est le levier principal pour améliorer le retour sur investissement.

Les alertes et erreurs : abonnez-vous aux notifications push de votre application. Une alerte de panne d’onduleur ou de micro-onduleur doit déclencher une vérification rapide, puis si nécessaire un audit professionnel ou une maintenance.

Tableau récapitulatif des principales applications

 

Application Marque onduleur Suivi module/panneau Gratuit Plateforme
Enphase Enlighten Enphase Oui Oui iOS, Android
SolarEdge Monitoring SolarEdge Oui Oui iOS, Android
Fronius Solar.web Fronius Non Oui iOS, Android, Web
SMA Sunny Portal SMA Non Oui iOS, Android, Web
Huawei FusionSolar Huawei Non Oui iOS, Android
APsystems EMA APS Non Oui iOS, Android
Hoymiles Monitoring Hoymiles Non Oui iOS, Android
PVOutput Multi-marques Non Oui Web
Home Assistant Multi-marques Selon intégration Oui Auto-hébergé

 

 

Faire appel à un professionnel

 

Si votre monitoring révèle une baisse de performance inexpliquée, faites appel à un installateur photovoltaïque qualifié avec Kelkun.

Des artisans sélectionnés, des avis vérifiés, pour identifier et corriger les problèmes de performance de votre installation.

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Combien coûte l’installation d’une climatisation ?

Combien coûte l’installation d’une climatisation ?

C’est souvent la première question qu’on se pose avant de se lancer, et l’une des plus difficiles à trouver clairement sur internet tant les réponses varient.

« Entre 500 et 5 000 € » ne vous dit pas grand-chose.

Ce guide vous donne des fourchettes de prix réalistes et détaillées, les facteurs qui font monter ou baisser la facture, et les pièges à éviter pour ne pas avoir de mauvaises surprises sur le devis.

Ce que comprend le coût total d’une installation

 

Avant de regarder les chiffres, il est important de comprendre ce qui compose le coût total d’une installation de climatisation : car c’est souvent là que les devis divergent.

1. Le matériel :

  • L’unité intérieure (le split mural)
  • L’unité extérieure (le compresseur)
  • La liaison frigorifique (tuyaux de cuivre pré-chargés ou non, câbles)
  • Le câble électrique de liaison entre les deux unités
  • Les accessoires de fixation (supports, consoles, chevilles)
  • Les gaines et goulottes de protection des liaisons

2. La main d’œuvre :

  • Perçage de la traversée de mur
  • Fixation des unités intérieure et extérieure
  • Pose et raccordement des liaisons frigorifiques
  • Mise en service et charge en gaz (si nécessaire)
  • Paramétrage et test de fonctionnement

3. Les éventuels travaux annexes :

  • Création d’un circuit électrique dédié (si absent)
  • Travaux de maçonnerie pour la traversée de mur
  • Mise en place de goulottes ou passage en encastré

Un devis sérieux doit détailler ces trois postes séparément : méfiez-vous des devis « tout compris » sans détail qui masquent souvent des surprises en cours de chantier.

Les prix d’un mono-split : le cas le plus fréquent

 

Le mono-split, une unité extérieure reliée à une unité intérieure, est l’installation la plus courante.

Voici les fourchettes de prix réalistes pour une installation standard en France en 2025 (matériel + pose inclus).

Selon la puissance

 

Puissance Usage typique Prix matériel seul Prix pose seule Prix total installé
1,5 à 2 kW Petite chambre (< 15 m²) 400 à 700 € 300 à 500 € 700 à 1 200 €
2,5 à 3,5 kW Chambre / bureau (15-25 m²) 600 à 1 000 € 350 à 600 € 950 à 1 600 €
3,5 à 5 kW Salon moyen (25-40 m²) 800 à 1 400 € 400 à 700 € 1 200 à 2 100 €
5 à 7 kW Grand salon (40-60 m²) 1 000 à 2 000 € 500 à 800 € 1 500 à 2 800 €
7 kW et + Grande surface / mal isolée 1 500 à 3 000 € 600 à 1 000 € 2 100 à 4 000 €

Ces prix incluent : le matériel standard, la pose dans des conditions normales (liaison < 5 m, traversée de mur simple, unité extérieure au sol ou en console basse).

Les prix d’un multi-split

 

Le multi-split, une unité extérieure alimentant plusieurs unités intérieures, coûte plus cher à l’installation mais offre une unité extérieure unique pour tout le logement.

Configuration Prix matériel Prix pose Prix total installé
1 ext. + 2 unités int. 1 500 à 2 500 € 700 à 1 200 € 2 200 à 3 700 €
1 ext. + 3 unités int. 2 000 à 3 500 € 900 à 1 600 € 2 900 à 5 100 €
1 ext. + 4 unités int. 2 500 à 5 000 € 1 200 à 2 000 € 3 700 à 7 000 €
1 ext. + 5 unités int. 3 500 à 7 000 € 1 500 à 2 500 € 5 000 à 9 500 €

Le coût par pièce d’un multi-split est souvent légèrement supérieur à celui de plusieurs mono-splits : mais l’avantage est de n’avoir qu’une seule unité extérieure, ce qui est très apprécié en copropriété ou pour des raisons esthétiques.

Les facteurs qui font varier le prix

 

La marque et la gamme de l’appareil

 

C’est souvent le facteur le plus visible sur le devis.

Les marques et gammes se divisent en trois niveaux :

Entrée de gamme (marques peu connues, importation directe) : Prix attractifs à l’achat, mais qualité de fabrication variable, SAV parfois difficile, pièces de rechange peu disponibles. À éviter pour une installation principale.

Milieu de gamme (Mitsubishi Electric, Daikin, Toshiba, Samsung, LG, Panasonic, Fujitsu) : Le bon équilibre performance/prix/fiabilité. Ce sont les marques les plus installées en France, avec des réseaux SAV étoffés et des pièces disponibles longtemps. C’est la catégorie à privilégier pour la grande majorité des projets.

Haut de gamme (gammes premium Daikin, Mitsubishi, Atlantic, Airwell) : Rendements supérieurs, fonctionnalités avancées (connectivité, qualité de l’air, silencieux), garanties étendues. Justifié pour des logements exigeants ou des puissances élevées.

La longueur de la liaison frigorifique

 

La distance entre l’unité intérieure et l’unité extérieure a un impact direct sur le coût :

  • Liaison courte (< 5 m) : standard, incluse dans la plupart des devis de base.
  • Liaison de 5 à 10 m : supplément de 100 à 300 € selon le diamètre des tuyaux.
  • Liaison de 10 à 20 m : supplément de 300 à 600 €.
  • Liaison > 20 m : possible sur certains modèles mais nettement plus coûteuse, et peut nécessiter une recharge de gaz supplémentaire.

L’idéal est de minimiser la longueur de liaison : plus elle est longue, plus les pertes thermiques sont importantes et moins l’appareil est efficace.

Un bon positionnement de l’unité extérieure lors de la conception du projet fait souvent économiser de l’argent et améliore les performances.

La difficulté d’accès et de fixation de l’unité extérieure

 

C’est souvent le poste de main d’œuvre le plus variable :

  • Unité au sol ou en console basse : intervention simple, coût standard.
  • Unité en console haute sur façade : travail en hauteur, échafaudage ou nacelle parfois nécessaire, supplément de 200 à 500 €.
  • Unité en toiture ou en terrasse inaccessible : intervention complexe, supplément de 500 à 1 500 €.
  • Passage de liaison en encastré (dans les murs, sous carrelage) : coût nettement supérieur à un passage en goulotte apparente, prévoir un surcoût de 500 à 2 000 € selon la longueur et la nature des murs.

 

La création d’un circuit électrique dédié

 

Un climatiseur nécessite un circuit électrique dédié depuis le tableau électrique : avec un disjoncteur spécifique et un câble calibré.

Si ce circuit n’existe pas déjà :

  • Circuit simple (tableau proche, chemin court) : 150 à 350 €.
  • Circuit long ou complexe (tableau éloigné, passage difficile) : 300 à 700 €.
  • Si le tableau électrique est saturé ou vétuste : prévoir une mise à jour du tableau, coût variable selon l’état de l’installation.

 

La région et la saisonnalité

 

Les tarifs de la main d’œuvre varient selon la région : l’Île-de-France et la région PACA sont généralement plus élevées que la moyenne nationale.

La saisonnalité joue aussi : les devis sont plus élevés en mai-juin (forte demande avant l’été) et plus négociables en automne ou en hiver, hors saison.

Les coûts souvent oubliés dans les devis

 

L’entretien annuel obligatoire

 

Un climatiseur n’est pas un équipement que l’on installe et oublie.

L’entretien annuel professionnel (nettoyage en profondeur, contrôle du circuit frigorifique, vérification électrique) est à la fois recommandé et parfois obligatoire (pour les systèmes contenant plus de 2 kg de fluide frigorigène).

Coût annuel : 80 à 150 € selon le type d’appareil et la région.

Sur 10 ans, c’est 800 à 1 500 € à intégrer dans le coût total de possession de votre installation.

Pour tout savoir sur ce que couvre cet entretien, consultez notre guide pourquoi entretenir sa climatisation chaque année.

Le remplacement des filtres et consommables

 

Les filtres lavables durent plusieurs années avec un entretien régulier, mais les filtres secondaires (charbon actif, HEPA) sont à remplacer périodiquement.

Comptez 20 à 60 € par an selon le modèle.

La garantie étendue

 

La garantie constructeur standard est de 2 à 5 ans selon les marques.

Certains installateurs proposent des extensions de garantie, utiles sur les pièces coûteuses comme le compresseur.

À évaluer selon votre tolérance au risque et la qualité de la marque choisie.

Le coût réel sur 10 ans : une autre façon de calculer

 

Pour comparer objectivement deux offres d’installation à prix différents, calculez le coût total de possession sur 10 ans : matériel + pose + entretien + consommation électrique :

Exemple pour un mono-split 3,5 kW :

Poste Option économique Option qualitative
Matériel + pose 1 000 € 1 600 €
Entretien annuel × 10 800 € 1 000 €
Consommation électrique estimée × 10 2 000 € (COP 3,0) 1 500 € (COP 4,5)
Total sur 10 ans 3 800 € 4 100 €

L’écart sur 10 ans est bien plus faible que l’écart initial, et l’option qualitative offre plus de confort, moins de pannes et une meilleure durée de vie.

Un appareil moins cher à l’achat n’est pas forcément moins cher sur la durée.

Les aides qui peuvent réduire la facture

 

Pour une climatisation réversible (PAC air/air)

 

  • TVA à 10 % sur la fourniture et la pose dans les logements de plus de 2 ans (au lieu de 20 %).
  • Certaines primes CEE (Certificats d’Économies d’Énergie) peuvent s’appliquer selon les configurations et les fournisseurs d’énergie : renseignez-vous auprès de votre installateur.

 

Pour une pompe à chaleur air/eau

 

Les aides sont bien plus importantes :

  • MaPrimeRénov’ : jusqu’à plusieurs milliers d’euros selon les revenus du foyer (sous condition d’installation par un artisan RGE).
  • TVA réduite à 5,5 %.
  • Éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) jusqu’à 50 000 €.
  • Prime énergie (CEE) des fournisseurs d’énergie.

Pour bénéficier de ces aides, l’installation doit être réalisée par un artisan certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).

Notre article pompe à chaleur air/air vs air/eau détaille les différences entre ces deux solutions et leurs conditions d’éligibilité respectives.

Comment obtenir un bon devis ?

 

Ce qu’un devis sérieux doit mentionner

 

  • Le détail du matériel (marque, référence, puissance)
  • La longueur de liaison prévue
  • Le type de fixation de l’unité extérieure
  • La création ou non d’un circuit électrique dédié
  • Le type de passage des liaisons (goulotte, encastré)
  • La mise en service et les tests inclus
  • La garantie proposée (matériel + main d’œuvre)
  • La certification du technicien (attestation d’aptitude fluides frigorigènes)

 

Les signaux d’alerte sur un devis

 

  • Prix anormalement bas (< 700 € pour un mono-split installé) : matériel de mauvaise qualité, pose bâclée ou charges non comprises.
  • Pas de référence précise du matériel : difficile de comparer ou de vérifier.
  • Paiement intégral demandé à l’avance : à éviter, un acompte de 30 % maximum est la norme.
  • Absence de garantie mentionnée ou garantie très courte (< 1 an main d’œuvre).
  • Technicien sans attestation d’aptitude pour la manipulation des fluides frigorigènes : c’est obligatoire et son absence peut invalider votre assurance.

 

Comparer plusieurs devis

 

Demandez au moins 2 à 3 devis pour le même cahier des charges.

En comparant, assurez-vous que le matériel est similaire et que les prestations couvrent les mêmes éléments : un devis moins cher peut tout simplement exclure la création du circuit électrique ou le passage en goulotte.

Pour aller plus loin avant de vous décider

 

Avant de signer un devis, quelques articles complémentaires pour être sûr de faire le bon choix :

 

Trouver le bon professionnel pour votre installation

 

Le prix d’une installation dépend autant de la qualité du matériel que de la qualité de l’installateur.

Chez Kelkun, trouvez rapidement un climaticien qualifié et certifié près de chez vous pour l’installation de votre climatisation ou de votre pompe à chaleur. Comparez les avis, demandez un devis détaillé, et installez sereinement.

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Calculer la puissance de climatisation selon sa surface

Calculer la puissance de climatisation selon sa surface

C’est la question que tout le monde se pose avant d’acheter une climatisation, et l’une des plus mal répondues sur internet, avec des tableaux simplistes qui oublient la moitié des facteurs.

Choisir une puissance de climatisation trop faible, c’est un appareil qui tourne en permanence à fond sans jamais atteindre la consigne.

Trop forte, c’est un appareil qui démarre et s’arrête en permanence, qui régule mal la température et consomme inutilement.

Le bon dimensionnement, c’est la base d’une installation confortable et économique.

Ce guide vous explique comment calculer les besoins réels de votre logement, pas à pas.

Pourquoi les tableaux simplistes « surface = puissance » sont insuffisants

 

Vous avez probablement déjà vu ce type de tableau :

« Jusqu’à 20 m² → 2 000 W / 20 à 35 m² → 3 500 W / 35 à 50 m² → 5 000 W… »

Ces repères ont une utilité (ils donnent un ordre de grandeur) mais ils ignorent des facteurs qui peuvent doubler ou tripler les besoins réels d’une pièce :

  • Une chambre de 20 m² bien isolée au nord ne demande pas la même puissance qu’un salon de 20 m² sous les combles plein sud.
  • Un appartement parisien en immeuble haussmannien bien isolé n’a pas les mêmes besoins qu’une maison mal isolée dans le Var.
  • Une pièce avec de grandes baies vitrées expose les occupants à des apports solaires considérables qu’un simple calcul surface/puissance ne prend pas en compte.

Un calcul réaliste doit intégrer au minimum 5 paramètres. On vous explique tout.

Les 5 paramètres clés du dimensionnement

 

1. La surface et la hauteur sous plafond

 

C’est le point de départ mais c’est le volume qui compte, pas seulement la surface.

  • Surface × hauteur sous plafond = volume à conditionner
  • Une pièce de 25 m² avec 2,50 m de plafond → 62,5 m³
  • La même surface avec 3,50 m de plafond (appartement haussmannien) → 87,5 m³, soit 40 % de volume en plus

2. L’isolation thermique du logement

 

C’est le facteur le plus impactant après la surface.

Une maison bien isolée (double vitrage, isolation des murs et de la toiture, construction récente aux normes RT 2012 ou RE 2020) retient bien la fraîcheur : les besoins sont faibles.

Une maison mal isolée (simple vitrage, murs non isolés, toiture ancienne) laisse entrer la chaleur en permanence : les besoins sont bien plus élevés.

3 niveaux d’isolation à retenir :

  • Bonne isolation (RT 2012, RE 2020, rénovation récente) : facteur bas
  • Isolation moyenne (travaux partiels, double vitrage mais murs non isolés) : facteur moyen
  • Mauvaise isolation (simple vitrage, murs non isolés, construction ancienne) : facteur élevé

 

3. L’exposition solaire et l’orientation

 

Le soleil est la première source d’apport de chaleur dans un logement en été, et souvent la plus sous-estimée.

  • Exposition nord : peu d’apports solaires directs, besoins limités.
  • Exposition est : soleil matinal, moins problématique en été (soleil moins haut).
  • Exposition ouest : soleil d’après-midi et de soirée, apports importants en été.
  • Exposition sud : soleil toute la journée en été, apports très importants.

Les grandes baies vitrées multiplient dramatiquement les apports solaires. Une baie vitrée de 6 m² plein sud peut apporter autant de chaleur qu’un radiateur électrique de 1 000 W, en permanence, tant que le soleil brille.

4. La région climatique

 

Les besoins de refroidissement varient du simple au double selon la région :

  • Zone nord (Bretagne, Normandie, Nord) : étés modérés, besoins limités, températures rarement supérieures à 32-33°C.
  • Zone centre (Île-de-France, Loire, Bourgogne) : étés chauds mais pas extrêmes, besoins modérés.
  • Zone sud-ouest (Bordeaux, Toulouse) : étés très chauds et longs, besoins importants.
  • Zone méditerranéenne (PACA, Languedoc) : étés très chauds, caniculaires, besoins élevés.
  • Zone montagne : étés courts et frais, besoins faibles en refroidissement, mais la réversibilité pour le chauffage est précieuse.

 

5. L’usage de la pièce et le nombre d’occupants

 

Souvent ignoré, ce facteur peut pourtant être significatif :

  • Chaque occupant dégage environ 80 à 120 W de chaleur corporelle en permanence.
  • Les équipements électriques (ordinateurs, écrans, éclairage, électroménager) génèrent de la chaleur : un bureau avec plusieurs ordinateurs peut ajouter 500 W à 1 kW d’apport.
  • Une cuisine génère des apports thermiques très importants lors de la cuisson.

 

La méthode de calcul pas à pas

 

Formule de base

 

Le besoin de refroidissement d’une pièce s’exprime en watts (W) ou kilowatts (kW).

La formule simplifiée est :

Puissance nécessaire (W) = Surface (m²) × Coefficient W/m²

Le coefficient W/m² dépend de l’ensemble des facteurs décrits ci-dessus.

Voici comment le déterminer.

Tableau des coefficients de base selon l’isolation

 

Niveau d’isolation Coefficient de base
Très bonne isolation (RE 2020, RT 2012) 80 à 100 W/m²
Bonne isolation (double vitrage, isolation partielle) 100 à 120 W/m²
Isolation moyenne (rénovation ancienne) 120 à 150 W/m²
Mauvaise isolation (simple vitrage, murs nus) 150 à 200 W/m²

 

Coefficients correctifs à appliquer

 

Une fois le coefficient de base choisi, appliquez les corrections suivantes :

Facteur Situation Correction
Exposition solaire Nord ou bien ombragé −10 à −15 %
Exposition solaire Est ou Ouest +10 %
Exposition solaire Plein sud +15 à +25 %
Grandes baies vitrées (> 30 % de la surface) Plein sud +20 à +30 % supplémentaires
Hauteur sous plafond > 3 m +15 à +20 %
Sous les combles Toiture non isolée +25 à +40 %
Région Nord de la France −10 à −15 %
Région Sud méditerranéen +15 à +20 %
Nombre d’occupants > 2 personnes dans la pièce +80 à 120 W par personne supplémentaire

 

Exemple de calcul concret

 

Situation : salon de 30 m² dans une maison de 1990 à Montpellier, isolation moyenne, grandes baies vitrées plein sud, 2,50 m de plafond, 2 occupants habituels.

  1. Coefficient de base (isolation moyenne) : 130 W/m²
  2. Puissance de base : 30 × 130 = 3 900 W
  3. Correction exposition plein sud (+20 %) : +780 W → 4 680 W
  4. Correction grandes baies vitrées plein sud (+25 %) : +975 W → 5 655 W
  5. Correction région méditerranéenne (+17 %) : +962 W → 6 617 W

Résultat : environ 6 500 à 7 000 W — soit un split de 7 kW minimum.

Avec un tableau simpliste « 30 m² → 3 500 W », cet appartement aurait été équipé d’un appareil deux fois trop faible, tournant en permanence sans jamais refroidir efficacement.

Tableau de référence rapide

 

Pour une estimation rapide, voici les puissances recommandées selon les grandes configurations :

Surface Isolation bonne Isolation moyenne Mauvaise isolation / plein sud
10 à 15 m² 1 000 à 1 500 W 1 500 à 2 000 W 2 000 à 2 500 W
15 à 25 m² 1 500 à 2 500 W 2 500 à 3 500 W 3 500 à 5 000 W
25 à 35 m² 2 500 à 3 500 W 3 500 à 5 000 W 5 000 à 7 000 W
35 à 50 m² 3 500 à 5 000 W 5 000 à 7 000 W 7 000 à 10 000 W
50 à 70 m² 5 000 à 7 000 W 7 000 à 9 000 W 9 000 à 14 000 W
> 70 m² Multi-split ou gainable conseillé

 

 

BTU ou kW : comprendre les deux unités

 

Sur les fiches techniques des climatiseurs, vous rencontrerez deux unités :

  • Le kW (kilowatt) : l’unité standard en Europe. 1 kW = 1 000 W.
  • Le BTU/h (British Thermal Unit par heure) : l’unité anglo-saxonne, encore très utilisée par les fabricants. 1 kW ≈ 3 412 BTU/h.

Conversions rapides :

kW BTU/h Usage typique
1,5 kW ~5 000 BTU Petite chambre bien isolée
2,5 kW ~9 000 BTU Chambre standard
3,5 kW ~12 000 BTU Salon moyen bien isolé
5,0 kW ~18 000 BTU Grand salon / pièce à vivre
7,0 kW ~24 000 BTU Très grande pièce ou mal isolée

 

 

Mono-split ou multi-split : comment répartir la puissance ?

 

Si vous souhaitez climatiser plusieurs pièces, deux approches sont possibles :

Plusieurs mono-splits indépendants : un appareil par pièce, chaque unité extérieure alimente une unité intérieure. Simple à gérer mais nécessite autant d’unités extérieures que de pièces.

Un multi-split : une seule unité extérieure alimente plusieurs unités intérieures. Plus élégant (une seule unité en façade) mais le dimensionnement est plus complexe : la puissance de l’unité extérieure doit couvrir les besoins cumulés des unités intérieures, avec un facteur de foisonnement (toutes les pièces ne sont pas utilisées simultanément à pleine puissance).

Pour tout savoir sur le choix entre ces deux options, consultez notre guide mono-split ou multi-split : comment choisir selon son logement.

Les erreurs de dimensionnement les plus fréquentes

 

Sous-dimensionner pour économiser à l’achat

 

C’est l’erreur la plus fréquente et la plus coûteuse.

Un appareil trop petit tourne en permanence à pleine puissance, n’atteint jamais la consigne, consomme autant qu’un appareil bien dimensionné mais sans le confort, et s’use bien plus vite.

Le surcoût à l’achat d’une puissance supérieure est presque toujours rentabilisé en quelques années.

Surdimensionner sans raison

 

L’excès inverse est aussi problématique.

Un appareil trop puissant atteint la consigne trop rapidement, s’arrête, repart : des cycles courts qui sont mauvais pour le compresseur, qui créent des variations de température inconfortables et qui favorisent l’humidité (l’appareil n’a pas le temps de déshumidifier correctement).

Ignorer l’exposition solaire

 

C’est la variable la plus souvent négligée, et souvent la plus impactante dans les régions ensoleillées.

Avant de dimensionner, observez votre pièce aux heures les plus chaudes de la journée.

Si le soleil entre directement plusieurs heures par jour, votre calcul doit l’intégrer sérieusement.

Ne pas tenir compte du futur

 

Si vous envisagez d’abattre une cloison pour agrandir une pièce, d’ajouter une grande baie vitrée ou de rénover l’isolation dans les prochaines années, tenez-en compte dans votre dimensionnement : un appareil bien dimensionné pour aujourd’hui peut se retrouver sous-dimensionné après travaux.

Quand faire appel à un professionnel pour le calcul ?

 

Les formules de ce guide donnent de très bons résultats pour les cas standards.

Mais pour les situations complexes (maison de grande surface, architecture atypique, logement très mal isolé, projet de renovation globale), un professionnel peut réaliser un calcul thermique précis (méthode Th-BCE ou logiciel de simulation thermique) qui prend en compte tous les paramètres avec une précision bien supérieure.

Ce calcul est généralement réalisé gratuitement ou à faible coût dans le cadre d’un devis d’installation.

Un climaticien qualifié saura aussi vous orienter vers le bon système split et vous proposer une installation adaptée à votre logement et à votre budget.

Une fois installé et bien dimensionné, n’oubliez pas que les bons réglages et l’entretien régulier sont les deux autres piliers d’une installation performante sur le long terme.

Trouver le bon professionnel pour votre installation

 

Un bon dimensionnement, c’est la base, mais c’est l’installation qui fait tout.

Chez Kelkun, trouvez rapidement un climaticien qualifié près de chez vous pour dimensionner et installer votre climatisation ou votre pompe à chaleur dans les règles de l’art.

Des artisans certifiés, des avis vérifiés, pour une installation parfaitement dimensionnée dès le départ.

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Créer un espace détente dans son jardin

Créer un espace détente dans son jardin

Avoir un jardin, c’est bien.
Pouvoir vraiment s’y détendre, s’y poser, y passer du temps… c’est autre chose.

Beaucoup d’extérieurs restent peu utilisés, non pas par manque de place, mais parce qu’ils ne sont pas pensés pour le confort.

Un espace détente ne dépend pas de la taille du jardin, mais de la façon dont il est aménagé.

Créer un coin agréable ne demande pas forcément de gros travaux, mais plutôt de faire les bons choix.

Définir un véritable espace (et pas juste poser du mobilier)

 

C’est souvent la première erreur : installer une table ou un transat au milieu du jardin… sans réelle structure.

Un espace détente fonctionne mieux lorsqu’il est délimité et organisé.

Pour cela, vous pouvez :

  • Créer une terrasse ou une zone stabilisée,
  • Délimiter l’espace avec des végétaux ou des bordures,
  • Utiliser des matériaux pour marquer la zone.

Cela permet de créer une sensation de lieu, et non un simple aménagement posé.

Un espace bien défini est immédiatement plus accueillant.

Miser sur le confort (le vrai)

 

Un espace détente doit donner envie de s’installer… et d’y rester.

Cela passe par des éléments simples, mais essentiels :

  • Des assises confortables (et adaptées à l’usage),
  • Des matériaux agréables au toucher,
  • Une surface stable et propre.

Mais aussi par des détails souvent négligés :

  • L’exposition au soleil,
  • Le vent,
  • La proximité avec la maison.

Le confort ne se voit pas toujours, mais il se ressent immédiatement.

Créer de l’ombre (indispensable)

 

Sans ombre, un espace détente devient vite inutilisable en plein été.

C’est un point clé, surtout dans les régions chaudes.

Plusieurs solutions existent :

  • Une pergola (fixe ou bioclimatique),
  • Un voile d’ombrage,
  • Des arbres ou plantes grimpantes,
  • Un parasol bien positionné.

L’objectif est de pouvoir profiter de l’espace à différents moments de la journée.

Un bon ombrage transforme complètement l’usage de votre jardin.

Travailler l’ambiance végétale

 

Le végétal joue un rôle essentiel dans la sensation de détente.

Un espace trop minéral peut sembler froid, alors qu’un environnement végétalisé apporte immédiatement plus de douceur.

Pour créer une ambiance agréable, vous pouvez :

  • Intégrer des plantes adaptées au climat,
  • Varier les hauteurs pour structurer l’espace,
  • Éviter les plantations trop denses qui étouffent.

Un bon équilibre entre végétal et espace libre crée une atmosphère apaisante.

Penser à l’éclairage

 

Un espace détente ne se limite pas à la journée.

L’éclairage permet de prolonger les soirées et de créer une ambiance différente.

Quelques idées simples :

  • Éclairage doux et indirect,
  • Balisage discret,
  • Mise en valeur de certains éléments (plantes, murs…).

Un bon éclairage change totalement la perception de l’espace le soir.

Intégrer des éléments qui invitent à la détente

 

C’est ce qui fait passer un jardin agréable… à un espace vraiment apaisant.

Selon vos envies, cela peut être :

  • Un hamac ou un transat,
  • Un coin lecture,
  • Une fontaine ou un point d’eau,
  • Un espace dédié au calme.

La détente vient souvent des détails… pas seulement de l’aménagement.

Adapter l’espace à votre usage

 

Un espace détente réussi est avant tout un espace que vous utilisez vraiment.

Posez-vous les bonnes questions :

  • Est-ce un espace pour lire, recevoir, se reposer ?
  • Combien de personnes doivent pouvoir s’y installer ?
  • À quels moments de la journée allez-vous l’utiliser ?

Ces éléments influencent directement les choix d’aménagement.

Un espace adapté à votre mode de vie sera toujours plus utilisé.

Peut-on créer un espace détente soi-même ?

 

Oui, en grande partie.

Vous pouvez facilement intervenir sur :

  • L’aménagement,
  • Le mobilier,
  • Les plantations.

En revanche, certaines réalisations demandent plus de technicité :

  • Création de terrasse,
  • Installation de pergola,
  • Travaux de nivellement.

Le DIY fonctionne bien… à condition de rester sur des projets adaptés.

Quand faire appel à un professionnel ?

 

Si vous souhaitez un espace harmonieux, durable et bien intégré, un accompagnement peut être utile.

Un professionnel pourra :

  • Structurer l’espace,
  • Optimiser l’implantation,
  • Proposer des solutions adaptées à votre terrain.

Un bon aménagement, c’est souvent une question de cohérence globale.

En résumé

 

Créer un espace détente dans son jardin, ce n’est pas simplement ajouter du mobilier.

C’est concevoir un lieu confortable, agréable et adapté à votre usage.

Un espace bien pensé devient rapidement l’endroit le plus utilisé de votre extérieur.

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Différences entre pompe à chaleur air/air et air/eau

Différences entre pompe à chaleur air/air et air/eau

La pompe à chaleur est aujourd’hui l’une des solutions de chauffage les plus plébiscitées en France : performante, économique à l’usage et éligible à des aides importantes.

Mais face aux deux grandes familles disponibles, la PAC air/air et la PAC air/eau, beaucoup de propriétaires ne savent pas laquelle correspond à leur situation.

Fonctionnement différent, usages différents, coûts différents, aides différentes…

Ce guide vous donne toutes les clés pour comprendre et choisir.

Le point commun : le principe thermodynamique

 

Avant de distinguer les deux types, rappelons ce qu’ils ont en commun : les deux fonctionnent selon le même principe physique, un cycle frigorifique inversé qui puise les calories présentes dans l’air extérieur pour les transférer à l’intérieur du logement.

C’est exactement le même principe qu’un réfrigérateur, mais dans le sens inverse : au lieu de prendre la chaleur d’une boîte et de la rejeter dehors, la pompe à chaleur prend la chaleur dehors et l’amène dedans.

Ce transfert de chaleur, bien plus efficace que la simple production de chaleur par résistance électrique, donne à la PAC son rendement exceptionnel : pour 1 kWh d’électricité consommé, elle produit 2,5 à 5 kWh de chaleur selon les modèles et les conditions extérieures.

Ce qui les différencie : la façon dont la chaleur est distribuée à l’intérieur du logement.

La PAC air/air : la chaleur distribuée par l’air

 

Comment ça fonctionne ?

 

La PAC air/air capte les calories de l’air extérieur via l’unité extérieure, puis les transfère directement à l’air intérieur via une ou plusieurs unités intérieures qui soufflent l’air chaud (ou froid) dans les pièces.

C’est exactement le fonctionnement d’une climatisation réversible : les deux termes désignent le même type d’appareil.

Ce qu’elle fait

 

  • Chauffe en hiver : elle souffle de l’air chaud dans les pièces équipées d’unités intérieures.
  • Refroidit en été : elle souffle de l’air frais, c’est la fonction climatisation.
  • Peut déshumidifier : en mode Dry, elle réduit le taux d’humidité ambiante.

 

Avantages

 

  • Installation simple et rapide : pas de réseau hydraulique, pas de plancher chauffant ni de radiateurs à modifier, seuls les tuyaux de liaison frigorifique et le câblage électrique sont à poser.
  • Double fonction chauffage + climatisation : un seul appareil pour deux saisons, un atout majeur dans les régions à étés chauds.
  • Coût d’installation plus faible : entre 3 000 et 8 000 € pour une installation complète selon la surface et le nombre d’unités, contre 8 000 à 20 000 € pour une PAC air/eau.
  • Mise en route rapide : l’air chaud est soufflé presque immédiatement après le démarrage.
  • Idéale en rénovation : ne nécessite pas de modifier le système de distribution existant.

 

Limites

 

  • Ne chauffe que les pièces équipées : contrairement à un système hydraulique qui alimente tous les radiateurs, la PAC air/air ne conditionne que les espaces avec une unité intérieure. Les pièces sans unité (chambres, couloirs, salles de bain) nécessitent un complément.
  • Confort différent d’un chauffage rayonnant : l’air soufflé peut créer des sensations de courant d’air ou d’air sec si les réglages ne sont pas optimisés.
  • Non compatible avec les aides MaPrimeRénov’ en mode chauffage principal : la PAC air/air n’est pas éligible à MaPrimeRénov’ comme système de chauffage principal (elle l’est comme climatisation réversible dans certains cas : vérifiez avec un professionnel RGE).
  • Moins efficace pour le chauffage par très grand froid : en dessous de -10 à -15°C, les performances chutent selon les modèles.

 

La PAC air/eau : la chaleur distribuée par l’eau

 

Comment ça fonctionne ?

 

La PAC air/eau capte également les calories de l’air extérieur via une unité extérieure, mais transfère la chaleur à un circuit d’eau plutôt qu’à l’air directement.

Cette eau chaude circule ensuite dans le réseau hydraulique du logement, radiateurs, plancher chauffant ou ventilo-convecteurs, exactement comme une chaudière classique, mais sans combustion.

Ce qu’elle fait

 

  • Chauffe en hiver via le circuit d’eau : radiateurs, plancher chauffant, ventilo-convecteurs.
  • Peut produire l’eau chaude sanitaire sur certains modèles (PAC air/eau avec ballon intégré ou couplée à un ballon thermodynamique).
  • Peut rafraîchir en été sur les modèles réversibles : mais uniquement via plancher chauffant réversible ou ventilo-convecteurs, pas via des unités murales.

 

Avantages

 

  • Remplace complètement une chaudière : elle s’intègre dans le réseau hydraulique existant et chauffe tout le logement de façon uniforme, pièce par pièce.
  • Compatible plancher chauffant : combinaison idéale, le plancher chauffant basse température est parfaitement adapté aux températures de fonctionnement d’une PAC air/eau.
  • Éligible aux aides à la rénovation énergétique : MaPrimeRénov’, éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ), TVA réduite à 5,5 %… La PAC air/eau est l’une des solutions les mieux soutenues par les dispositifs d’aide, notamment pour remplacer une chaudière fioul ou gaz.
  • Rendement excellent en basse température : avec un plancher chauffant, elle travaille à des températures d’eau modestes (35-45°C) et atteint des COP (coefficient de performance) très élevés.
  • Confort de chauffage optimal : la chaleur rayonnante d’un plancher chauffant est la plus confortable qui soit.

 

Limites

 

  • Installation plus complexe et plus coûteuse : raccordement au circuit hydraulique, modification éventuelle des émetteurs de chaleur, travaux plus importants.
  • Moins adaptée aux radiateurs haute température : si votre logement est équipé de vieux radiateurs dimensionnés pour une chaudière à 70-80°C, la PAC air/eau sera moins performante, il faudra peut-être remplacer les radiateurs par des modèles basse température.
  • Pas de fonction climatisation native : la PAC air/eau ne rafraîchit pas en été sauf configuration spécifique, si vous voulez aussi climatiser, il faudra ajouter une climatisation réversible séparée.
  • Temps de mise en chauffe plus long : l’inertie hydraulique du circuit prend plus de temps à monter en température qu’un soufflage d’air direct.

 

Comparatif synthétique

 

Critère PAC air/air PAC air/eau
Distribution de la chaleur Air soufflé (unités murales) Eau chaude (radiateurs, plancher chauffant)
Fonction climatisation été ✅ Oui (native) ⚠️ Oui sur certains modèles réversibles
Remplacement chaudière complet ❌ Non ✅ Oui
Compatible plancher chauffant ❌ Non ✅ Oui (idéal)
Production eau chaude sanitaire ❌ Non (appareil dédié nécessaire) ✅ Sur certains modèles
Coût installation 3 000 à 8 000 € 8 000 à 20 000 €
Éligibilité MaPrimeRénov’ chauffage ❌ Non (en général) ✅ Oui
Travaux à prévoir Faibles (liaison frigo + électricité) Importants (circuit hydraulique)
Idéale pour Appartement, maison bien isolée, logement avec chauffage existant Maison individuelle, remplacement chaudière, plancher chauffant
COP moyen 3 à 4,5 3 à 5

 

 

Comment choisir entre les deux ?

 

Le choix entre PAC air/air et PAC air/eau dépend avant tout de votre situation actuelle et de vos objectifs.

Choisissez une PAC air/air si…

 

  • Vous habitez en appartement ou dans un logement où installer un circuit hydraulique complet est impossible ou trop coûteux.
  • Vous avez déjà un système de chauffage (électrique, gaz) que vous ne souhaitez pas remplacer mais voulez compléter avec une solution plus économique.
  • Vous cherchez aussi à climatiser en été : la réversibilité est un atout majeur pour un seul investissement.
  • Votre logement est bien isolé et vos besoins de chauffage sont modérés : une PAC air/air couvre alors confortablement les besoins.
  • Votre budget est limité : le coût d’installation est significativement plus faible.

 

Choisissez une PAC air/eau si…

 

  • Vous souhaitez remplacer entièrement votre chaudière (fioul, gaz, électrique) par une solution plus économique et écologique.
  • Votre logement dispose d’un plancher chauffant ou de radiateurs basse température : c’est la combinaison idéale.
  • Vous souhaitez bénéficier des aides à la rénovation énergétique : MaPrimeRénov’ peut couvrir une partie substantielle du coût d’installation.
  • Vous êtes propriétaire d’une maison individuelle avec la possibilité d’intervention sur le circuit hydraulique.
  • Vous voulez aussi produire l’eau chaude sanitaire avec le même système (sur les modèles adaptés).

 

Le cas des logements mal isolés

 

Un point souvent sous-estimé : l’efficacité d’une pompe à chaleur dépend fortement de l’isolation du logement.

Dans un logement mal isolé, la PAC devra compenser des pertes thermiques importantes : ce qui réduit son rendement et peut augmenter la facture.

Avant d’investir dans une PAC, une évaluation thermique du logement (audit énergétique) est vivement conseillée : elle peut révéler que des travaux d’isolation préalables rendraient l’investissement bien plus rentable.

Les aides financières disponibles

 

Pour la PAC air/eau

 

C’est ici que la différence est la plus marquée.

La PAC air/eau est largement soutenue par les dispositifs d’aide à la rénovation énergétique :

  • MaPrimeRénov’ : aide de l’État calculée selon les revenus du foyer et le type d’appareil. Pour une PAC air/eau, le montant peut atteindre plusieurs milliers d’euros, sous condition d’installation par un artisan RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).
  • Éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) : prêt sans intérêt jusqu’à 50 000 € pour financer des travaux de rénovation énergétique incluant une PAC.
  • TVA réduite à 5,5 % sur la fourniture et la pose (au lieu de 20 %).
  • Prime énergie (CEE) : certificats d’économies d’énergie versés par les fournisseurs d’énergie.

 

Pour la PAC air/air

 

La PAC air/air n’est généralement pas éligible à MaPrimeRénov’ comme système de chauffage principal.

Elle peut cependant bénéficier de la TVA à 10 % (taux intermédiaire) sur la pose dans les logements de plus de 2 ans, et de certaines primes CEE selon les configurations.

Les dispositifs d’aide évoluent régulièrement : consultez le site officiel maprimerenov.gouv.fr ou demandez à un artisan RGE de faire le point sur les aides auxquelles vous êtes éligible avant de vous décider.

Et la PAC géothermique dans tout ça ?

 

Il existe une troisième famille : la PAC géothermique (sol/eau ou eau/eau).

Elle puise les calories dans le sol ou une nappe phréatique plutôt que dans l’air.

Plus performante encore (COP de 4 à 6), elle est aussi nettement plus coûteuse à installer (15 000 à 30 000 €) et nécessite des travaux de forage ou de tranchée importants.

Elle concerne principalement les maisons individuelles avec terrain disponible et des besoins de chauffage élevés : un choix de niche mais très rentable sur le long terme dans les bons cas de figure.

Quel professionnel pour l’installation ?

 

L’installation d’une pompe à chaleur, qu’elle soit air/air ou air/eau, doit être réalisée par un professionnel qualifié.

Pour la PAC air/eau, la qualification RGE est indispensable pour bénéficier des aides.

Pour la PAC air/air, la certification pour la manipulation des fluides frigorigènes (attestation d’aptitude) est obligatoire.

Un bon installateur ne se contente pas de poser l’appareil : il dimensionne correctement la puissance selon la surface et l’isolation du logement, optimise les réglages, et vous explique comment tirer le meilleur parti de votre installation au quotidien.

Pour les bons réglages une fois installée, consultez notre guide réglages climatisation : plus de confort, moins de dépenses.

Et une fois en place, n’oubliez pas l’entretien : notre guide pourquoi entretenir sa climatisation chaque année s’applique aussi bien à une PAC air/air qu’aux composants frigorifiques d’une PAC air/eau.

Trouver le bon professionnel pour votre projet

 

Que vous optiez pour une PAC air/air ou une PAC air/eau, le choix du bon installateur est aussi déterminant que le choix de l’appareil.

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Des artisans sélectionnés, des avis vérifiés, pour un projet bien dimensionné et bien installé.

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