Climatisation qui goutte : causes et solutions

Climatisation qui goutte : causes et solutions

Vous remarquez des gouttes d’eau qui tombent de votre unité intérieure, une flaque qui se forme sous le split, ou des traces d’humidité sur le mur autour de l’appareil ?

Une climatisation qui goutte est l’un des problèmes les plus fréquents, et heureusement, dans la majorité des cas, la cause est simple et le remède accessible.

Mais certaines situations méritent une intervention rapide pour éviter des dégâts plus importants.

Ce guide vous aide à identifier d’où vient la fuite et quoi faire selon le cas.

Une climatisation produit naturellement de l’eau : pourquoi ?

 

Avant de s’inquiéter, un rappel utile : une climatisation en bon état produit de l’eau en fonctionnement, c’est normal et inévitable.

En mode froid, l’évaporateur (l’échangeur thermique de l’unité intérieure) refroidit l’air de la pièce.

L’air chaud et humide qui passe dessus se refroidit brusquement : l’humidité qu’il contient se condense sur l’évaporateur, exactement comme un verre de boisson froide « sue » par temps chaud.

Cette eau de condensation s’écoule dans un bac de condensat, puis est évacuée vers l’extérieur via un tuyau de condensat.

Tant que ce circuit fonctionne correctement, vous ne voyez pas cette eau : elle disparaît discrètement à l’extérieur. Le problème survient quand ce circuit est perturbé.

À l’extérieur, il est parfaitement normal de voir de l’eau goutter sous l’unité extérieure par temps très humide ou lors d’un cycle de dégivrage en mode chauffage, ce n’est pas une fuite.

Les causes d’une climatisation qui goutte à l’intérieur

 

Cause 1 : Le tuyau de condensat est bouché

 

C’est la cause la plus fréquente, et la plus simple à résoudre.

Le tuyau de condensat est un petit tuyau (souvent en PVC transparent ou blanc) qui part du bac de condensat de l’unité intérieure et ressort à l’extérieur.

Avec le temps, des dépôts de calcaire, des algues, de la poussière ou des résidus biologiques peuvent s’y accumuler et obstruer partiellement ou totalement l’écoulement.

Résultat : l’eau s’accumule dans le bac de condensat, qui déborde et l’eau coule de l’unité intérieure.

Comment le reconnaître :

  • L’eau goutte en continu pendant le fonctionnement de la clim.
  • Elle coule directement sous l’unité intérieure, souvent sur le mur ou le sol.
  • L’appareil fonctionne normalement par ailleurs (bonne performance, pas de code erreur).

Ce qu’on fait :

  1. Éteignez la climatisation.
  2. Localisez le tuyau de condensat : il part de l’unité intérieure et traverse généralement la cloison pour ressortir en façade ou sur un balcon.
  3. Vérifiez l’embout extérieur : s’il est bouché par des dépôts, nettoyez-le.
  4. Pour déboucher le tuyau en profondeur : soufflez dedans depuis l’extérieur avec une petite pompe à déboucher, ou utilisez un aspirateur côté intérieur pour aspirer l’obstruction.
  5. Versez un peu d’eau dans le bac de condensat (accessible en ouvrant le capot) pour vérifier que l’écoulement est rétabli.

En prévention, versez une cuillère à soupe de vinaigre blanc dilué dans le bac de condensat une à deux fois par saison : cela limite le développement des algues et des dépôts organiques dans le tuyau.

Cause 2 : Le bac de condensat est sale ou mal positionné

 

Même si le tuyau est libre, un bac de condensat encrassé peut déborder si des dépôts réduisent sa capacité, ou si l’unité intérieure n’est pas parfaitement de niveau.

Comment le reconnaître :

  • L’eau coule d’un seul côté de l’unité, pas uniformément.
  • Des traces vertes ou noires sont visibles à l’intérieur du bac.

Ce qu’on fait :

  • Nettoyez le bac de condensat avec un chiffon humide et un peu de vinaigre blanc.
  • Vérifiez que l’unité intérieure est bien horizontale : un léger dénivelé suffit à faire déborder l’eau du mauvais côté plutôt que vers le tuyau d’évacuation. Ajustez la fixation si nécessaire.

 

Cause 3 : L’évaporateur est givré

 

Un évaporateur couvert de givre ou de glace finit par dégeler quand l’appareil s’arrête, et l’eau de dégivrage peut dépasser la capacité du bac de condensat si la quantité est importante.

Comment le reconnaître :

  • L’eau coule surtout à l’arrêt de l’appareil ou juste après, pas pendant le fonctionnement.
  • En ouvrant le capot, on voit du givre ou des traces de glace sur l’évaporateur.
  • Les performances de refroidissement sont dégradées.

Ce qu’on fait :

  1. Éteignez l’appareil et laissez-le dégeler complètement (1 à 2 heures).
  2. Nettoyez les filtres : un filtre encrassé est souvent la cause du givrage. Notre guide changer et nettoyer le filtre de son climatiseur vous explique la procédure.
  3. Redémarrez et surveillez si le givrage revient.

Si le givrage se reproduit malgré des filtres propres, c’est probablement une fuite de gaz réfrigérant : faites intervenir un climaticien certifié pour contrôler le circuit.

Cause 4 : Les filtres sont très encrassés

 

Un filtre saturé réduit drastiquement le flux d’air à travers l’évaporateur.

L’évaporateur refroidit beaucoup moins d’air mais continue à descendre en température, jusqu’à givrer (voir cause 3) ou jusqu’à condenser beaucoup plus d’eau que le bac ne peut en gérer.

Ce qu’on fait : nettoyage immédiat des filtres, c’est souvent la seule intervention nécessaire.

Cause 5 : La charge en gaz réfrigérant est insuffisante

 

Une fuite de gaz réfrigérant fait chuter la pression dans le circuit et provoque un givrage anormal de l’évaporateur, qui dégèle ensuite en eau.

C’est souvent une cause sous-jacente lorsque les autres vérifications (filtres propres, tuyau libre) n’ont rien résolu.

Comment le reconnaître :

  • Les performances de refroidissement ont baissé progressivement.
  • Le givrage revient régulièrement.
  • Parfois un léger sifflement est audible près des liaisons frigorifiques.

Ce qu’on fait : intervention professionnelle obligatoire, seul un technicien certifié peut détecter la fuite, la réparer et procéder à une recharge en gaz réfrigérant.

Cause 6 : La pose du tuyau de condensat est défaillante

 

Si le tuyau de condensat a été mal installé (pente insuffisante, coude trop serré, tuyau qui remonte à un endroit), l’eau ne s’écoule pas correctement par gravité et s’accumule jusqu’à débordement.

Comment le reconnaître :

  • Le problème est présent depuis l’installation ou depuis des travaux récents.
  • Le tuyau a des sections qui remontent ou des coudes très serrés.

Ce qu’on fait : reprendre la pose du tuyau avec la pente correcte (au moins 1 % de pente vers la sortie) (intervention à confier à l’installateur d’origine ou à un professionnel).

Les causes d’une fuite à l’extérieur

 

Eau qui goutte sous l’unité extérieure

 

C’est normal dans plusieurs situations :

  • Par temps très humide : le condenseur (extérieur) peut lui aussi condenser l’humidité de l’air.
  • En mode chauffage par temps froid : l’unité extérieure dégivre automatiquement à intervalles réguliers et évacue l’eau de dégivrage sous l’unité.
  • En mode froid par forte chaleur et humidité : production normale de condensats.

Ce n’est pas normal si :

  • L’eau coule en grande quantité de façon continue hors des cycles normaux.
  • Elle est colorée (rouille, huile) : signe d’une corrosion interne ou d’une fuite d’huile compresseur.

 

Fuite au niveau des liaisons frigorifiques

 

Si vous observez de l’humidité ou des traces blanches (dépôts calcaires) autour des raccords des liaisons frigorifiques (les tuyaux isolés qui relient l’unité intérieure à l’extérieure) c’est potentiellement le signe d’une condensation sur un isolant défaillant ou d’une micro-fuite sur un raccord.

Ce qu’on fait : vérification et intervention professionnelle pour contrôler l’étanchéité des raccords et l’état de l’isolant.

Tableau récapitulatif : diagnostic rapide

 

Symptôme Cause probable Action
Gouttes continues sous l’unité int. pendant fonctionnement Tuyau condensat bouché Déboucher le tuyau
Eau d’un seul côté de l’unité Bac sale ou unité dénivelée Nettoyer bac, vérifier niveau
Eau à l’arrêt de l’appareil Givrage → dégivrage Nettoyer filtres, vérifier gaz
Givrage récurrent malgré filtres propres Fuite de gaz Pro obligatoire
Eau depuis l’installation Pente tuyau insuffisante Reprendre la pose
Eau colorée sous unité ext. Corrosion / fuite huile Pro obligatoire
Gouttes ext. par temps froid Dégivrage normal Aucune action

 

 

Quand agir en urgence

 

La plupart des fuites d’eau de climatisation sont sans danger immédiat.

Mais certaines situations demandent une réaction rapide :

  • L’eau coule sur des équipements électriques : coupez immédiatement la climatisation au disjoncteur.
  • L’eau s’infiltre dans le mur ou le plafond et commence à créer des taches d’humidité : risque de dégât des eaux si ce n’est pas traité rapidement.
  • La fuite est abondante et soudaine : coupez l’appareil et appelez un professionnel.
  • Un code erreur s’affiche en même temps que la fuite : diagnostic professionnel nécessaire.

 

Prévenir les fuites : les bons réflexes

 

La quasi-totalité des fuites de condensat sont évitables avec un entretien régulier :

  • Nettoyez les filtres toutes les 2 à 4 semaines en saison : un filtre propre évite le givrage et la surproduction de condensats. Voir notre guide changer et nettoyer le filtre de son climatiseur.
  • Vérifiez le tuyau de condensat en début de saison : un rinçage préventif à l’eau et au vinaigre blanc évite les obstructions.
  • Faites réaliser un entretien annuel professionnel : nettoyage du bac de condensat, vérification de l’écoulement, contrôle du circuit frigorifique. Tout sur le sujet dans notre guide pourquoi entretenir sa climatisation chaque année.
  • Vérifiez l’état général de l’installation lors du nettoyage de votre climatisation : un œil régulier permet de détecter les problèmes tôt.

 

Trouver le bon professionnel pour votre installation

 

Si le débouchage du condensat ne suffit pas, si le givrage revient ou si vous suspectez une fuite de gaz, il est temps de faire intervenir un professionnel.

Chez Kelkun, trouvez rapidement un climaticien qualifié près de chez vous pour détecter et réparer une fuite, procéder à une recharge de gaz ou réaliser l’entretien annuel complet.

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Où installer l’unité extérieure de sa climatisation ?

Où installer l’unité extérieure de sa climatisation ?

L’unité extérieure d’une climatisation, c’est souvent la dernière chose à laquelle on pense quand on prépare son projet, et pourtant son emplacement conditionne directement les performances de l’appareil, sa durée de vie, le niveau sonore perçu par les voisins et sa conformité réglementaire.

Un groupe mal placé peut réduire l’efficacité de l’installation de 20 à 30 %, générer des nuisances sonores évitables ou créer des conflits en copropriété.

Ce guide vous explique tout ce qu’il faut savoir avant de décider.

Pourquoi l’emplacement de l’unité extérieure est si important

 

L’unité extérieure contient le compresseur et le condenseur : les composants qui rejettent la chaleur extraite de votre logement vers l’air extérieur (en mode froid) ou qui puisent les calories de l’air ambiant (en mode chaud).

Pour fonctionner correctement, elle a besoin de trois conditions fondamentales :

  • Un flux d’air libre et abondant : elle aspire et rejette de grandes quantités d’air en continu. Tout obstacle qui entrave ce flux dégrade les performances et peut provoquer des arrêts en sécurité thermique.
  • Une température ambiante raisonnable : si l’unité est exposée à une chaleur excessive (plein soleil, espace confiné), elle travaille moins efficacement et s’use prématurément.
  • Une accessibilité pour l’entretien : le technicien doit pouvoir intervenir facilement lors de l’entretien annuel ou d’une réparation.

 

Les dégagements minimaux à respecter

 

Avant tout emplacement, les dégagements minimaux autour de l’unité extérieure sont définis par les fabricants dans leurs notices d’installation.

Ces valeurs varient légèrement selon les modèles, mais les repères généraux sont :

Face de l’unité Dégagement minimal
Face avant (soufflage) 50 cm minimum : idéalement 1 m
Côtés (aspiration latérale) 20 à 30 cm
Dessus 30 cm minimum : jamais obstrué
Arrière (aspiration) 10 à 20 cm
Devant tout obstacle face au soufflage 1 à 2 m si mur en face

Consultez toujours la notice d’installation spécifique à votre modèle : certaines unités soufflent vers l’avant, d’autres vers le haut.

Le sens du soufflage conditionne le dégagement critique à respecter en priorité.

Les différents emplacements possibles

 

Au sol sur terrasse ou jardin

 

C’est l’emplacement idéal quand il est disponible. L’unité repose sur des plots anti-vibratoires au sol ou sur un socle béton, dans un espace ouvert.

Avantages :

  • Installation la plus simple et la moins coûteuse.
  • Accès facile pour l’entretien.
  • Dégagements faciles à respecter.
  • Vibrations transmises au sol, pas aux murs.

Précautions :

  • Posez l’unité sur des plots anti-vibratoires (en caoutchouc) : jamais directement sur le sol ou une dalle, pour éviter la transmission des vibrations et des nuisances sonores.
  • Prévoyez une dalle béton ou des plots stables si le sol est meuble ou en pente.
  • Assurez-vous que l’unité est à l’ombre une partie de la journée : une exposition permanente au soleil en été réduit le rendement.
  • Maintenez l’espace dégagé : pas de végétation envahissante, pas d’objets stockés autour.

 

En console murale sur façade

 

C’est l’emplacement le plus fréquent quand le sol n’est pas disponible : appartements, maisons sans terrasse accessible, unités en hauteur.

Avantages :

  • Économise de la place au sol.
  • Bonne ventilation si la façade est dégagée.
  • Liaison frigorifique courte si l’unité intérieure est dans la même pièce.

Précautions :

  • Choisissez une console de fixation certifiée pour le poids de votre unité : vérifiez la capacité de charge et la compatibilité avec le type de mur (béton, brique, parpaing, ossature bois).
  • Utilisez des manchons anti-vibratoires entre la console et le mur, sans quoi les vibrations du compresseur se transmettent directement à la structure et amplifient le bruit à l’intérieur.
  • Évitez de placer l’unité sous une fenêtre ou à proximité d’une chambre : le bruit du compresseur peut être perçu de l’intérieur, surtout la nuit.
  • Respectez impérativement les dégagements : une console trop proche d’un retour de mur ou d’un angle crée un recyclage de l’air chaud rejeté.

 

Sur un balcon ou une loggia

 

Fréquent en appartement, mais qui demande plus de précautions.

Avantages :

  • Solution naturelle quand il n’y a pas d’autre espace extérieur disponible.
  • Liaison frigorifique courte si la pièce principale donne sur le balcon.

Précautions :

  • Vérifiez la capacité de charge du balcon : une unité extérieure pèse entre 25 et 60 kg selon la puissance. La dalle de balcon doit supporter ce poids, idéalement réparti sur plusieurs appuis.
  • Laissez le soufflage dégagé vers l’extérieur : ne placez jamais l’unité dans un angle de balcon fermé où l’air chaud rejeté serait aspiré à nouveau (recyclage thermique = perte de rendement majeure).
  • Attention aux nuisances sonores pour les voisins du dessous ou d’en face : un balcon amplifie parfois le son de l’unité.
  • Vérifiez le règlement de copropriété : certains règlements encadrent strictement la pose d’unités sur les balcons privatifs.

 

En toiture-terrasse

 

Pour les maisons individuelles avec toiture plate accessible, ou les immeubles avec toiture-terrasse commune (sous réserve d’autorisation).

Avantages :

  • Unité complètement invisible depuis la rue.
  • Bonne ventilation naturelle.
  • Nuisances sonores réduites pour les occupants.

Précautions :

  • Accès sécurisé pour l’entretien : le technicien doit pouvoir intervenir sans risque, une trappe d’accès sécurisée est indispensable.
  • Étanchéité de la toiture : la fixation des supports ne doit pas percer l’étanchéité (utiliser des lests ou des supports adaptés aux toitures plates).
  • Liaison frigorifique longue : la distance entre l’unité intérieure et extérieure peut être importante, vérifiez que votre modèle est compatible avec cette longueur et prévoyez un éventuel surcoût sur la liaison.
  • Expositions aux intempéries : en zone de grand vent ou de neige, vérifiez les conditions climatiques locales et les préconisations du fabricant.

 

Dans un local technique ou un garage

 

Certains propriétaires souhaitent placer l’unité extérieure dans un espace fermé pour des raisons esthétiques ou de protection.

C’est possible uniquement si le local est suffisamment ventilé. Un groupe extérieur dans un espace confiné non ventilé va recycler indéfiniment son propre air chaud rejeté et ne pourra pas fonctionner correctement.

Conditions impératives :

  • Ouvertures de ventilation larges : au minimum une entrée d’air frais et une sortie d’air chaud, dimensionnées selon le débit de l’unité (indiqué dans la notice).
  • Les deux ouvertures doivent être sur des faces différentes pour éviter le recyclage : entrée sur une face, sortie sur la face opposée ou en hauteur.
  • Certains fabricants proposent des kits de conduits pour guider le soufflage vers l’extérieur : une solution propre pour les locaux fermés.

 

Les erreurs d’emplacement les plus fréquentes

 

Placer l’unité en plein soleil sans ombrage

 

En plein été, une unité extérieure exposée au soleil direct peut voir sa température ambiante dépasser 50°C, bien au-delà de ses conditions nominales.

Résultat : déclenche­ments répétés de la protection thermique, compresseur qui force, consommation en hausse.

Solution : créez un ombrage sans obstruer la ventilation ; auvent, pergola, végétation en retrait, ou cache clim bien ventilé.

Placer l’unité face à un mur proche

 

Si le soufflage de l’unité est dirigé vers un mur à moins de 50 cm, l’air chaud rejeté rebondit et est partiellement réaspiré, créant un cycle de recyclage thermique qui dégrade les performances.

Solution : toujours respecter le dégagement minimal côté soufflage, idéalement 1 m ou plus face à tout obstacle.

Placer l’unité près d’une fenêtre ou d’une chambre

 

Le bruit du compresseur (45 à 65 dB) peut être très gênant la nuit depuis une chambre adjacente, surtout si l’unité est placée juste sous la fenêtre ou sur la même façade qu’une chambre.

Solution : éloignez l’unité des zones de repos, ou placez-la sur une façade différente de celle des chambres. Des manchons anti-vibratoires sur la console réduisent aussi significativement le bruit transmis par la structure.

Négliger la longueur de liaison frigorifique

 

La tentation de placer l’unité extérieure loin de l’unité intérieure pour des raisons esthétiques peut créer une liaison trop longue, ce qui réduit les performances et peut nécessiter une recharge de gaz supplémentaire à l’installation.

Règle générale : privilégiez une liaison la plus courte possible, idéalement moins de 5 à 8 m. Au-delà de 15 à 20 m, vérifiez que votre modèle est techniquement compatible.

Obstruer l’accès pour l’entretien

 

Un emplacement esthétiquement parfait mais inaccessible sans équipement spécial est un mauvais emplacement.

Le technicien doit pouvoir accéder à l’unité pour les contrôles annuels, le nettoyage et les éventuelles réparations sans risque.

Copropriété : les règles à vérifier avant de se lancer

 

En appartement ou en copropriété, l’installation d’une unité extérieure est encadrée par plusieurs règles qu’il est impératif de vérifier avant de signer le devis.

Le règlement de copropriété : certains règlements interdisent ou encadrent strictement la pose d’unités extérieures en façade, sur les balcons ou en toiture. Une installation non conforme au règlement peut être contrainte à la dépose, à vos frais.

L’autorisation de l’assemblée générale : si l’installation nécessite des travaux affectant les parties communes (percement de façade, fixation sur mur porteur commun), une autorisation de l’AG des copropriétaires peut être nécessaire.

La déclaration préalable de travaux : dans certaines zones (bâtiments classés, secteurs sauvegardés, abords de monuments historiques, zones soumises à un PLU restrictif), la pose d’une unité extérieure visible depuis la voie publique peut nécessiter une déclaration préalable en mairie. Renseignez-vous auprès de votre mairie avant de commencer.

En cas de doute, consultez votre syndic avant de contacter des installateurs.

Cela évite de payer un devis pour un projet qui ne peut pas être réalisé dans la configuration envisagée.

Le bruit : comment minimiser les nuisances

 

Le bruit de l’unité extérieure est souvent la principale source de conflit de voisinage.

Quelques règles pour le minimiser :

  • Choisissez un modèle silencieux : vérifiez le niveau sonore de l’unité extérieure dans la fiche technique (en dB(A) à 1 m). Les modèles récents descendent à 45-50 dB, un écart significatif avec les modèles anciens à 60-65 dB.
  • Utilisez des supports et manchons anti-vibratoires : ils absorbent les vibrations avant qu’elles se transmettent à la structure.
  • Évitez les façades donnant sur des cours intérieures étroites : les sons s’y amplifient par réverbération.
  • Activez le mode nuit (mode silencieux) sur les appareils qui en disposent : il réduit la vitesse du compresseur et donc le niveau sonore pendant les heures de repos. Nos conseils sur les réglages climatisation vous expliquent comment en tirer le meilleur parti.
  • Un cache clim bien ventilé peut atténuer légèrement la propagation du son dans certaines directions : voir notre guide installer un cache clim extérieur.

 

Ce que le professionnel doit évaluer avant l’installation

 

Un bon installateur ne place pas l’unité extérieure au premier endroit pratique venu.

Lors de la visite technique préalable, il doit évaluer :

  • Les dégagements disponibles et le sens du soufflage selon le modèle.
  • La longueur de liaison frigorifique optimale.
  • La résistance du support de fixation (mur, dalle, console).
  • L’exposition solaire et thermique du site.
  • Les nuisances sonores potentielles pour les occupants et les voisins.
  • La conformité avec le règlement de copropriété et les règles d’urbanisme.

Un professionnel qui ne fait pas cette visite préalable et propose un devis sans avoir vu les lieux est un signal d’alerte.

L’emplacement de l’unité extérieure est une décision technique qui ne se prend pas à distance.

Trouver le bon professionnel pour votre installation

 

Un bon emplacement de l’unité extérieure, c’est la base d’une installation performante et durable.

Chez Kelkun, trouvez rapidement un climaticien qualifié et certifié près de chez vous pour l’installation de votre climatisation, son entretien annuel ou toute réparation nécessaire.

Des artisans certifiés, des avis vérifiés, pour une installation bien pensée dès le départ.

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Créer sa lampe solaire pour le jardin ou le balcon

Créer sa lampe solaire pour le jardin ou le balcon

Fabriquer sa propre lampe solaire pour le jardin ou le balcon est l’un des projets DIY solaires les plus accessibles qui soit.

Peu coûteux, sans raccordement électrique, il permet d’éclairer une allée, un coin de terrasse ou un escalier extérieur de façon totalement autonome.

Ce guide vous explique les composants nécessaires, le câblage et les variantes du projet selon votre niveau et votre budget.

Pourquoi fabriquer sa lampe solaire plutôt qu’en acheter une ?

 

Les lampes solaires du commerce sont très accessibles (5 à 30 €) mais souvent décevantes : batteries de faible capacité, panneaux sous-dimensionnés, LED de mauvaise qualité, durée de vie courte.

En fabriquant la vôtre, vous choisissez des composants de qualité, adaptez la puissance à vos besoins réels et pouvez facilement remplacer les pièces défectueuses.

Un projet DIY bien conçu offre :

  • Une autonomie réelle de 6 à 10 heures par nuit selon la saison.
  • Une durée de vie de 5 à 10 ans avec remplacement de la batterie tous les 3 à 4 ans.
  • Un coût total de 20 à 60 € selon la puissance et la qualité des composants.

 

Les composants nécessaires

 

Le panneau solaire

 

Pour une lampe de jardin ou de balcon, un petit panneau de 2 à 10 W est largement suffisant selon l’autonomie souhaitée.

Il doit être adapté à la charge de la batterie :

  • 5 V / 1 à 2 W : pour les petits projets avec batterie USB (chargement via panneau USB).
  • 6 V / 1 à 3 W : pour charger une batterie LiFePO4 3,2 V ou NiMH via un contrôleur.
  • 12 V / 5 à 10 W : pour les systèmes plus puissants avec batterie 12 V et éclairage LED de puissance.

Choisissez un panneau avec un cadre aluminium et un verre trempé pour une durée de vie extérieure correcte.

Les panneaux souples en plastique se dégradent rapidement aux UV.

La batterie

 

La batterie est le composant le plus critique : elle stocke l’énergie produite le jour pour la restituer la nuit.

Batterie LiFePO4 (lithium fer phosphate) : le meilleur choix pour ce type de projet. Sûre (pas de risque d’emballement thermique), longue durée de vie (2 000 à 4 000 cycles), fonctionne bien par températures négatives (jusqu’à -20°C). Disponible en format 18650 ou en pack 3,2 V. Prix : 5 à 15 € selon la capacité.

Batterie Li-ion 18650 : moins chère, bonne capacité énergétique, mais moins tolérante au froid et nécessite un circuit de protection (BMS). À stocker à l’abri si les températures descendent sous -10°C.

Batterie NiMH rechargeable (AA ou AAA) : solution simple et économique pour les petits projets. Tolérant au froid, sûre, mais densité énergétique inférieure. Idéal pour les débutants.

Calcul de la capacité nécessaire : Capacité (mAh) = Consommation LED (mA) × Heures d’éclairage souhaité × 1,2 (marge)

Exemple : LED de 200 mA, 8 heures d’éclairage → 200 × 8 × 1,2 = 1 920 mAh. Une batterie 2 000 mAh convient.

Le contrôleur de charge (ou module de charge)

 

Le contrôleur de charge gère la recharge de la batterie depuis le panneau et protège contre la surcharge et la décharge profonde.

C’est un composant indispensable pour la durée de vie de la batterie.

Module TP4056 (pour Li-ion/LiFePO4 en cellule unique) : module de charge universel très répandu, disponible pour moins de 2 € sur les sites de composants électroniques. Il intègre une protection surcharge/décharge.

Contrôleur PWM 12 V : pour les systèmes avec batterie 12 V et panneau 12 V ou plus. Disponible à partir de 5 à 10 €.

Pour les projets très simples avec panneau 5 V USB et batterie USB, un simple câble de charge suffit sans contrôleur séparé.

Les LED

 

LED de puissance : 1 à 5 W selon l’intensité lumineuse souhaitée. Disponibles en blanc chaud (2 700-3 000 K, ambiance chaleureuse pour un jardin) ou blanc neutre (4 000 K, meilleure visibilité pour une allée). Prévoient un dissipateur thermique (radiateur aluminium) pour les LED de 1 W et plus.

Ruban LED 12 V : pour un éclairage de contour (balcon, pergola, haies). Économique, facile à installer, disponible en plusieurs températures de couleur et niveaux de luminosité.

Module LED avec détecteur de mouvement intégré : disponibles en kit complet, ils allument la LED uniquement quand un mouvement est détecté, multipliant l’autonomie par 3 à 5.

Le boîtier

 

Le boîtier protège l’électronique des intempéries.

Choisissez un boîtier avec un indice de protection IP65 minimum (étanche aux projections d’eau) pour une utilisation en extérieur permanent.

Les boîtiers en plastique ABS résistants aux UV sont les plus courants et les moins chers (2 à 8 €).

Le câblage : schéma de principe

 

Le schéma de base d’une lampe solaire autonome suit toujours la même logique :

Panneau solaire → Contrôleur de charge → Batterie → LED

Le contrôleur de charge est l’élément central qui gère :

  • La recharge de la batterie depuis le panneau (avec régulation).
  • L’alimentation de la LED depuis la batterie.
  • La protection contre la surcharge (côté panneau) et la décharge profonde (côté LED).

 

Câblage détaillé pour un système 6 V / LiFePO4

 

  1. Panneau solaire 6 V : fil rouge (+) et fil noir (-) vers les bornes « PV+ » et « PV- » du contrôleur.
  2. Batterie LiFePO4 3,2 V : fil rouge vers « BAT+ », fil noir vers « BAT- » du contrôleur.
  3. LED : fil rouge vers « LOAD+ », fil noir vers « LOAD- » du contrôleur. Le contrôleur coupe automatiquement l’alimentation LED quand la batterie est trop déchargée.

Diamètre des fils : 0,5 à 1 mm² suffit pour des courants inférieurs à 3 A. Utilisez des fils de couleur différente pour le positif et le négatif.

Attention à la polarité : inverser + et – même brièvement peut endommager irrémédiablement le contrôleur ou la LED. Vérifiez deux fois avant de brancher.

Variante 1 : la lampe solaire ultra-simple (débutant)

 

Composants :

  • 1 panneau USB 5 V / 1 W (3 à 8 €)
  • 1 batterie Li-ion 18650 avec chargeur USB intégré (5 à 10 €)
  • 1 guirlande LED USB 5 V (5 à 10 €)
  • 1 boîtier IP65

Principe : le panneau recharge la batterie via USB en journée.

La nuit, la batterie alimente la guirlande LED.

Aucune soudure, aucun câblage complexe : tout se connecte en USB.

Autonomie : 3 à 5 heures avec une batterie 3 000 mAh et une guirlande de 0,5 W.

Coût total : 15 à 30 €.

Idéal pour : débutants, balcon, éclairage décoratif.

Variante 2 : la lampe solaire avec détecteur de mouvement (intermédiaire)

 

Composants :

  • 1 panneau 6 V / 3 W (8 à 15 €)
  • 1 batterie LiFePO4 3,2 V / 3 000 mAh (8 à 12 €)
  • 1 module TP4056 avec protection (1 à 2 €)
  • 1 module LED 3 W avec détecteur PIR intégré (5 à 10 €)
  • 1 boîtier IP65

Principe : le détecteur PIR allume la LED uniquement quand un mouvement est détecté, puis l’éteint après 15 à 30 secondes (réglable). L’autonomie est ainsi multipliée par 5 à 10 par rapport à une LED allumée en continu.

Autonomie : plusieurs semaines sans soleil en utilisation occasionnelle.

Coût total : 25 à 45 €.

Idéal pour : allée d’entrée, escalier extérieur, angle sombre du jardin.

Variante 3 : l’éclairage solaire puissant pour terrasse (avancé)

 

Composants :

  • 1 panneau 12 V / 10 W (15 à 25 €)
  • 1 batterie LiFePO4 12 V / 7 Ah (30 à 50 €)
  • 1 contrôleur PWM 12 V (5 à 10 €)
  • 2 à 4 spots LED 12 V / 3 W (5 à 15 €)
  • Câble 1,5 mm² et boîtier IP65

Principe : système 12 V capable d’alimenter plusieurs spots simultanément pour éclairer une terrasse ou une pergola. Le panneau peut être posé au sol orienté plein sud ou fixé sur une façade.

Autonomie : 5 à 8 heures d’éclairage par nuit en été.

Coût total : 60 à 110 €.

Idéal pour : terrasse, pergola, éclairage d’appoint extérieur.

Où trouver les composants ?

 

Les composants pour ce type de projet sont disponibles sur :

  • Amazon et sites généralistes : pour les panneaux, batteries et boîtiers.
  • AliExpress : pour les modules électroniques (TP4056, LED, contrôleurs) à prix très bas avec des délais de livraison de 2 à 4 semaines.
  • Sites spécialisés électronique (Conrad, Gotronic, Kubii) : composants de qualité avec livraison rapide.

 

Aller plus loin : le solaire pour alimenter d’autres équipements

 

Une fois à l’aise avec ce type de projet, vous pouvez étendre la logique à des applications plus ambitieuses : alimenter une pompe d’arrosage, un éclairage de jardin complet ou une station de recharge USB en extérieur.

Notre guide Système solaire pour alimenter une pompe d’arrosage ou un éclairage présente ces applications avec des schémas adaptés.

Et si vous souhaitez d’abord comprendre les bases de l’orientation et du positionnement d’un panneau pour maximiser la charge de votre batterie, notre guide Orientation et inclinaison idéales pour les panneaux solaires vous donnera les repères essentiels.

Faire appel à un professionnel

 

Pour les projets d’éclairage extérieur plus importants (allées, terrasses, éclairage de sécurité) nécessitant une installation fixe et dimensionnée, faites appel à un installateur photovoltaïque qualifié chez Kelkun.

Des artisans sélectionnés, des avis vérifiés, pour un éclairage extérieur solaire durable et bien conçu.

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Climatisation solaire : principe, avantages et coût

Climatisation solaire : principe, avantages et coût

Faire fonctionner sa climatisation grâce au soleil, l’idée semble idéale : c’est précisément quand il fait le plus chaud que le soleil brille le plus.

La climatisation solaire est une réalité technologique accessible, mais elle recouvre des réalités très différentes selon les systèmes.

Avant d’investir, il est utile de comprendre comment chaque solution fonctionne, ce qu’elle apporte concrètement et ce qu’elle coûte vraiment.

Qu’est-ce que la climatisation solaire ?

 

La « climatisation solaire » n’est pas un type d’appareil unique : c’est un terme générique qui recouvre plusieurs technologies utilisant l’énergie solaire pour refroidir un espace.

On distingue principalement trois approches :

1. La climatisation solaire photovoltaïque : des panneaux solaires photovoltaïques produisent de l’électricité qui alimente directement (ou indirectement via le réseau) un climatiseur classique.

2. La climatisation solaire thermique (absorption) : des capteurs solaires thermiques chauffent un fluide caloporteur qui alimente un groupe froid à absorption, une technologie sans compresseur électrique.

3. Le split solaire hybride : un split classique couplé à un petit panneau photovoltaïque dédié qui réduit sa consommation nette sur le réseau.

La climatisation photovoltaïque : la plus répandue

 

Principe

 

Des panneaux solaires photovoltaïques installés en toiture ou en façade produisent de l’électricité en courant continu (DC), convertie en courant alternatif (AC) par un onduleur.

Cette électricité alimente le climatiseur, exactement comme une prise de courant classique, mais produite localement.

Deux configurations possibles :

  • En autoconsommation avec injection du surplus : le climatiseur est alimenté en priorité par les panneaux. Quand la production dépasse la consommation, le surplus est injecté sur le réseau (avec revente ou gratuitement selon le contrat). Quand la production est insuffisante (nuages, nuit), le réseau prend le relais.
  • Avec stockage par batterie : un système de batteries stocke l’énergie produite en journée pour alimenter le climatiseur en soirée ou les jours moins ensoleillés. Plus autonome mais nettement plus coûteux.

 

Avantages

 

  • Réduction significative de la facture électrique : en autoconsommation solaire, une grande partie de la consommation de la clim est couverte gratuitement par les panneaux pendant les heures ensoleillées, précisément quand la clim tourne le plus.
  • Compatibilité avec n’importe quel climatiseur : pas besoin d’un appareil spécial, votre split existant peut bénéficier de l’énergie solaire.
  • Amortissement progressif : les panneaux réduisent aussi les autres consommations du logement (électroménager, éclairage, chauffe-eau).
  • Aides disponibles : la prime à l’autoconsommation solaire et la TVA réduite à 10 % s’appliquent sur les installations résidentielles.

 

Limites

 

  • Décalage production/usage : les panneaux produisent en journée, mais le pic de chaleur arrive souvent en fin d’après-midi, parfois après le pic de production. Sans batterie, une partie de la consommation nocturne reste sur le réseau.
  • Investissement initial important : une installation photovoltaïque de 3 kWc coûte entre 6 000 et 10 000 € (pose comprise), indépendamment du climatiseur lui-même.
  • Dépendance à l’ensoleillement : l’autoconsommation est maximale en plein été ensoleillé, mais plus limitée les jours nuageux.

 

 

La climatisation solaire thermique (absorption) : la technologie de pointe

 

Principe

 

C’est la solution la plus « pure » en termes d’énergie solaire, mais aussi la plus complexe.

Des capteurs solaires thermiques (similaires à ceux d’un chauffe-eau solaire) chauffent un fluide à haute température.

Ce fluide alimente un groupe froid à absorption qui utilise un cycle thermochimique (à base de lithium-bromure ou d’ammoniac) pour produire du froid, sans compresseur électrique.

En résumé : le soleil chauffe → la chaleur produit du froid. Paradoxal mais parfaitement réel du point de vue thermodynamique.

Avantages

 

  • Consommation électrique quasi nulle en fonctionnement : le groupe froid à absorption ne consomme qu’une infime quantité d’électricité (pour les pompes de circulation).
  • Silence total : sans compresseur, le groupe froid est pratiquement silencieux.
  • Durabilité : moins de pièces mécaniques sollicitées = moins de pannes potentielles.

 

Limites

 

  • Coût très élevé : une installation complète (capteurs + groupe froid + distribution) représente 15 000 à 40 000 € selon la puissance et la configuration. C’est aujourd’hui principalement une technologie pour le tertiaire et les bâtiments de grande surface.
  • Surface de capteurs importante : il faut environ 3 à 5 m² de capteurs par kW de froid produit, une contrainte significative pour une maison individuelle.
  • Maintenance spécifique : les groupes à absorption nécessitent un entretien par des techniciens spécialisés.
  • Peu adapté au résidentiel standard : pour un particulier souhaitant climatiser un appartement ou une maison individuelle, le rapport coût/bénéfice est rarement favorable aujourd’hui.

 

Le split solaire hybride : la solution intermédiaire

 

Principe

 

C’est la solution la plus accessible pour un particulier.

Un split classique est couplé à un ou deux petits panneaux photovoltaïques dédiés (100 à 400 Wc) qui alimentent directement une partie de la consommation de l’unité intérieure.

Certains fabricants proposent des kits intégrés où le panneau est directement raccordé à l’unité extérieure.

Avantages

 

  • Investissement limité : les kits split + panneau dédié démarrent autour de 1 500 à 3 000 € installés.
  • Réduction partielle de la consommation : le panneau dédié couvre généralement 20 à 40 % de la consommation de l’appareil pendant les heures d’ensoleillement.
  • Installation simple : pas besoin d’un installateur photovoltaïque spécialisé dans certains cas.

 

Limites

 

  • Économies modestes : la puissance d’un ou deux petits panneaux dédiés est limitée, les économies réelles sont souvent moins spectaculaires que les arguments commerciaux.
  • Dépendance au soleil : l’économie n’existe qu’en pleine journée ensoleillée, la nuit et par temps couvert, l’appareil fonctionne normalement sur le réseau.
  • Compatibilité limitée : tous les splits ne sont pas prévus pour ce type de couplage.

 

Comparatif des trois approches

 

Critère Photovoltaïque + clim Thermique absorption Split hybride
Principe Électricité solaire → clim classique Chaleur solaire → froid Panneau dédié → alimentation partielle
Coût installation 6 000 à 15 000 € (panneaux + clim) 15 000 à 40 000 € 1 500 à 3 000 €
Économies sur facture 40 à 70 % en autoconsommation > 80 % 20 à 40 % (heures solaires)
Adaptée au résidentiel ✅ Oui ⚠️ Plutôt tertiaire ✅ Oui
Complexité installation Moyenne Élevée Faible
Dépendance réseau Partielle Très faible Importante
Idéale pour Maison individuelle, toiture disponible Grands bâtiments Budget limité, premier pas

 

 

Quel est le coût réel et le retour sur investissement ?

 

Pour une installation photovoltaïque + climatisation

 

Exemple concret pour une maison individuelle à Montpellier :

  • Installation photovoltaïque 3 kWc : 7 000 € après prime autoconsommation
  • Climatisation mono-split 3,5 kW : 1 500 € posé
  • Investissement total : 8 500 €

Économies annuelles estimées :

  • Autoconsommation sur la clim (saison estivale) : 150 à 250 €/an
  • Autoconsommation sur les autres usages : 250 à 400 €/an
  • Total économies : 400 à 650 €/an

Retour sur investissement : 13 à 21 ans sur la seule clim, mais 8 à 12 ans en comptant l’ensemble des économies photovoltaïques, ce qui est dans la norme pour une installation solaire résidentielle, sachant que les panneaux ont une durée de vie de 25 à 30 ans.

Pour un split hybride

 

  • Investissement : 2 000 € en moyenne
  • Économies annuelles : 80 à 150 €/an
  • Retour sur investissement : 13 à 25 ans, moins favorable en proportion.

 

Dans quels cas la climatisation solaire est-elle vraiment pertinente ?

 

Oui, c’est pertinent si…

 

  • Vous avez une maison individuelle avec une toiture disponible bien orientée (sud, sud-est, sud-ouest) et peu ombragée.
  • Vous êtes dans une région très ensoleillée (PACA, Languedoc, Aquitaine) : l’autoconsommation est maximisée.
  • Vous envisagez de toute façon des panneaux solaires : le climatiseur devient alors l’un des usages de l’énergie produite, pas le seul justificatif de l’installation.
  • Vous avez des besoins importants et prolongés en climatisation : plus vous utilisez la clim, plus l’autoconsommation solaire est rentabilisée rapidement.

 

Moins pertinent si…

 

  • Vous habitez en appartement sans accès à la toiture.
  • Votre toiture est mal orientée ou ombragée : les panneaux produiraient peu.
  • Vos besoins en climatisation sont modestes : le retour sur investissement sera trop long.
  • Vous cherchez une solution immédiate et économique : un split classique de bonne qualité reste moins coûteux à l’achat.

 

Les aides pour une climatisation solaire

 

Une installation photovoltaïque couplée à une climatisation peut bénéficier de :

  • La prime à l’autoconsommation : versée pour les installations ≤ 100 kWc raccordées en autoconsommation avec vente du surplus. Le montant varie selon la puissance installée.
  • La TVA à 10 % sur les travaux d’installation dans les logements de plus de 2 ans.
  • MaPrimeRénov’ : non applicable directement à la climatisation solaire, mais peut s’appliquer si le projet est couplé à une pompe à chaleur air/eau.
  • L’éco-prêt à taux zéro : pour les projets de rénovation globale incluant des équipements d’énergie renouvelable.

Les aides évoluent régulièrement : consultez le site maprimerenov.gouv.fr ou demandez à un installateur RGE de faire le point sur votre éligibilité avant de vous engager.

L’entretien d’une installation solaire couplée à la climatisation

 

Une climatisation solaire cumule les besoins d’entretien des deux systèmes :

Pour les panneaux photovoltaïques :

  • Nettoyage annuel des panneaux (poussière, fientes) pour maintenir le rendement.
  • Vérification de l’onduleur et des connexions tous les 2 à 3 ans.

Pour la climatisation :

 

L’impact environnemental : vraiment mieux ?

 

La climatisation solaire réduit significativement l’empreinte carbone d’un usage de climatisation, mais quelques nuances méritent d’être mentionnées :

  • La fabrication des panneaux photovoltaïques a un coût carbone initial (environ 1 à 2 ans de production pour être « remboursé » en émissions évitées).
  • Le fluide frigorigène du climatiseur reste un gaz à effet de serre puissant en cas de fuite : l’entretien régulier pour prévenir les fuites reste indispensable. Notre article climatisation et gaz à effet de serre vous explique tout sur ce sujet.
  • Sur 25 ans, une installation photovoltaïque couplée à une climatisation bien entretenue représente un bilan carbone très favorable comparé à une climatisation alimentée 100 % par le réseau.

 

Trouver le bon professionnel pour votre projet

 

La climatisation solaire est un projet qui mobilise deux corps de métier : installateur photovoltaïque et climaticien.

Chez Kelkun, trouvez rapidement un climaticien qualifié près de chez vous pour l’installation de votre climatisation ou de votre pompe à chaleur, et l’entretien annuel de votre installation.

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Que faire dans son jardin au printemps ?

Que faire dans son jardin au printemps ?

Le printemps marque le retour du jardin.
Après l’hiver, tout redémarre : la végétation repart, le sol se réchauffe, et les besoins évoluent rapidement.

C’est une période clé.
Ce que vous faites maintenant conditionne l’état de votre jardin pour toute la saison.

À retenir : le printemps est le moment idéal pour relancer, corriger et préparer.

Voici les actions essentielles à réaliser pour repartir sur de bonnes bases.

Nettoyer et remettre en état

 

Avant toute chose, il faut repartir sur un terrain sain.

L’hiver laisse souvent des traces : feuilles mortes, branches cassées, végétaux abîmés…
Un nettoyage complet permet de clarifier l’espace et de préparer les interventions suivantes.

Concrètement, vous pouvez :

  • Retirer les débris végétaux,
  • Tailler les parties abîmées,
  • Nettoyer les massifs et les bordures,
  • Désherber les zones envahies.

Un jardin propre est plus facile à entretenir… et à faire évoluer.

Travailler le sol

 

C’est une étape souvent négligée, mais essentielle.

Après l’hiver, le sol peut être compact, appauvri ou déséquilibré.
Le préparer permet de favoriser la reprise des plantations.

Il est recommandé de :

  • Aérer la terre (bêchage léger ou décompactage),
  • Apporter du compost ou un amendement,
  • Vérifier la capacité de drainage.

Un sol bien préparé améliore directement la croissance des plantes.

Relancer la pelouse

 

Le gazon fait partie des éléments qui souffrent le plus de l’hiver.

Le printemps est le moment idéal pour le remettre en état.

Vous pouvez intervenir en :

  • Scarifiant pour enlever le feutre,
  • Réensemençant les zones abîmées,
  • Apportant un engrais adapté,
  • Ajustant la tonte progressivement.

Une pelouse bien relancée au printemps sera plus résistante en été.

Planter et enrichir le jardin

 

Le printemps est une période favorable pour de nombreuses plantations.

C’est le moment de compléter, renouveler ou structurer votre jardin.

Vous pouvez notamment :

  • Planter des arbustes et des fleurs,
  • Créer ou enrichir des massifs,
  • Introduire de nouvelles variétés.

Des plantations bien réalisées au printemps s’installent durablement.

Anticiper l’arrosage

 

Même si les températures restent modérées, il est important d’anticiper les besoins en eau.

Avant les fortes chaleurs, vous pouvez :

  • Vérifier votre système d’arrosage,
  • Adapter les apports selon les zones,
  • Installer un arrosage automatique si nécessaire.

Un arrosage bien anticipé évite les problèmes en été.

Tailler et structurer les végétaux

 

Le printemps est aussi une période de taille, mais avec précaution.

Il s’agit surtout de :

  • Favoriser la croissance,
  • Structurer les végétaux,
  • Supprimer les parties mortes.

Une taille adaptée améliore la densité et l’esthétique du jardin.

Préparer les aménagements extérieurs

 

Avec le retour des beaux jours, le jardin redevient un espace de vie.

C’est le moment idéal pour :

Un extérieur bien préparé est plus agréable à utiliser au quotidien.

Peut-on tout faire soi-même ?

 

Dans la majorité des cas, oui.

Les travaux de printemps sont souvent accessibles, à condition d’y consacrer du temps.

En revanche, certaines interventions peuvent nécessiter un accompagnement :

L’important est d’adapter les actions à votre niveau et à votre terrain.

En résumé

 

Le printemps est une période clé pour le jardin.

Nettoyer, préparer le sol, relancer la pelouse, planter et anticiper les besoins…
Ces actions permettent de poser les bases d’un jardin sain et agréable.

Un jardin bien préparé au printemps sera plus facile à entretenir tout au long de l’année.

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