Savoir bien régler la température de son chauffe-eau

Savoir bien régler la température de son chauffe-eau

Eau trop chaude qui brûle les mains, ou au contraire douche tiède qui refroidit en plein shampoing…

Derrière ces petits inconforts se cache souvent un simple réglage de température du chauffe-eau 🔧

Bien régler son ballon d’eau chaude permet à la fois :

  • D’améliorer le confort au quotidien

  • De réduire sa consommation d’énergie

  • De limiter les risques de bactéries et de brûlures

Dans cet article, on va voir ensemble comment :

  • Comprendre les enjeux liés à la température du chauffe-eau

  • Choisir une plage de température confortable et raisonnable

  • Ajuster le thermostat pas à pas, sans gestes dangereux

  • Repérer les situations où il vaut mieux faire appel à un professionnel

 

 

Pourquoi la température du chauffe-eau est importante

 

La température de votre chauffe-eau ne joue pas seulement sur le confort sous la douche. Elle a aussi un impact sur la facture, la durée de vie de l’appareil et la sécurité sanitaire.

Le confort au quotidien

Si l’eau est trop froide :

  • Vous n’êtes jamais vraiment à l’aise sous la douche

  • Il faut souvent ouvrir le robinet d’eau chaude à fond

  • Plusieurs douches à la suite deviennent compliquées

Si l’eau est trop chaude :

  • Le risque de brûlure est réel, surtout pour les enfants et les personnes âgées

  • L’utilisation des mitigeurs devient plus délicate

  • On gaspille facilement de l’eau en cherchant la bonne température

L’objectif est donc de trouver un réglage qui permette d’avoir de l’eau suffisamment chaude, mais sans excès.

L’impact sur la facture d’énergie

Plus l’eau est chauffée à une température élevée, plus la consommation d’énergie augmente.

Chaque degré inutilement au-dessus du besoin réel est un petit surcoût :

  • Chauffe plus longue

  • Pertes de chaleur plus importantes

  • Ballon qui relance plus souvent

Ajuster correctement la température est une façon simple de faire des économies, sans toucher au confort.

La question des bactéries

Une eau tiède stockée trop longtemps peut favoriser le développement de certaines bactéries, notamment les légionelles.

Pour un ballon d’eau chaude, on conseille en général de ne pas régler trop bas.

Une plage autour de 50 à 60 °C dans le ballon permet en général de limiter les risques, tout en évitant de monter inutilement très haut.

L’idée n’est pas de transformer votre salle de bains en laboratoire, mais de garder un minimum de vigilance sur ce point, surtout si le ballon est ancien ou peu entretenu.

Si vous avez un doute sur la qualité de l’eau, un test de dureté, de pH et de potabilité de l’eau et un contrôle de l’installation peuvent aussi être utiles.

Quelles températures pour un chauffe-eau électrique

 

Tous les chauffe-eau n’affichent pas une température claire sur un écran.

Parfois, on se retrouve avec une simple molette graduée de 1 à 5, ce qui n’aide pas beaucoup.

Comprendre le thermostat

Selon les modèles, le thermostat peut être :

  • Visible sous forme de cadran avec des degrés

  • Une molette sans chiffre, avec seulement des repères

  • Parfois accessible uniquement en retirant un capot

Dans tous les cas, il faut garder en tête que le réglage agit sur la température de stockage dans le ballon, pas sur la température exacte qui sort au robinet (qui dépend ensuite des mitigeurs et du mélange eau chaude / eau froide).

Des plages de température souvent raisonnables

Sans entrer dans un cours technique, on peut retenir quelques ordres de grandeur fréquents pour un ballon :

  • En dessous de 45 °C : confort souvent limité, risque d’eau tiède, intérêt à vérifier le contexte sanitaire

  • Autour de 50 à 60 °C : compromis courant entre confort, hygiène et consommation

  • Au-delà de 60 °C : risque de brûlure plus important, entartrage accéléré, intérêt limité pour un usage domestique classique

Si vous êtes sensible aux variations de température ou si vous avez des enfants, il peut être utile d’ajuster finement la position du thermostat, plutôt que de rester sur la position maximale “par sécurité”.

Comment vérifier la température actuelle

 

Avant de modifier quoi que ce soit, il est intéressant de se faire une idée de la température actuelle de l’eau.

Mesurer à partir d’un robinet

Vous pouvez faire un test simple :

  • Ouvrez un robinet d’eau chaude (lavabo ou évier) uniquement sur le chaud

  • Laissez couler jusqu’à ce que la température se stabilise

  • Utilisez un thermomètre de cuisine ou un thermomètre adapté pour mesurer la température de l’eau dans un récipient

Ce n’est pas une mesure scientifique parfaite, mais cela donne une indication :

  • Si vous êtes très en dessous de 50 °C, vous pourriez manquer de confort ou de sécurité sanitaire selon le cas

  • Si vous êtes largement au-dessus de 60 °C, le ballon est peut-être réglé trop haut pour vos besoins

 

Consulter la notice ou le repère sur le chauffe-eau

Si vous avez encore la notice du chauffe-eau, elle peut indiquer :

  • La plage de température recommandée

  • La correspondance entre les repères de la molette et les degrés approximatifs

À défaut, un repère sur le thermostat ou un pictogramme peut déjà vous donner un ordre d’idée (position éco, position max, etc.).

Comment ajuster la température pas à pas

 

Si vous décidez de modifier le réglage, mieux vaut y aller progressivement, en respectant quelques règles de sécurité.

Sécuriser l’intervention

Avant d’accéder au thermostat :

  • Coupez l’alimentation électrique du chauffe-eau au tableau (disjoncteur dédié)

  • Vérifiez que personne ne remettra le courant pendant que vous intervenez

  • Si un capot doit être démonté, faites-le avec précaution, sans tirer sur les câbles

Si vous ne vous sentez pas en confiance avec l’électricité ou que l’accès est compliqué (ballon en hauteur, dans un endroit difficile), il est plus raisonnable de faire intervenir un professionnel.

Vous pouvez à tout moment publier une demande en expliquant que vous souhaitez un réglage de température sécurisé du ballon.

Ajuster le thermostat

Une fois le thermostat accessible :

  • Repérez la position actuelle (notez-la ou prenez une photo)

  • Tournez la molette très légèrement vers plus chaud ou plus froid selon votre besoin

  • Refermez le capot si nécessaire

  • Remettez le courant au tableau

Ensuite, il faut laisser le temps au ballon de fonctionner :

  • Attendez que le chauffe-eau ait eu le temps de chauffer pleinement (souvent après un cycle de nuit si vous êtes en heures creuses)

  • Refaites votre test d’eau chaude au robinet avec le thermomètre

  • Ajustez à nouveau si besoin, par petites touches

L’idée est d’atteindre une température qui assure un confort correct et une eau suffisamment chaude, sans aller vers des extrêmes.

Cas particuliers à garder en tête

 

Selon votre situation, le réglage idéal peut varier légèrement.

Foyer avec enfants ou personnes fragiles

Si des enfants, des personnes âgées ou des personnes à mobilité réduite utilisent la salle de bains, il est important de limiter le risque de brûlure.

Cela ne veut pas forcément dire baisser énormément la température du ballon, mais plutôt :

  • Veiller au bon réglage des mitigeurs thermostatiques

  • Vérifier que la température au robinet n’est pas excessive

  • Expliquer, si besoin, comment régler doucement le mélange chaud / froid

Dans certains cas, un plombier peut aussi vous conseiller sur l’installation robinetterie la plus adaptée (mitigeurs thermostatiques, limiteurs de température, etc.).

Eau très calcaire et entartrage

Dans les régions où l’eau est dure, une température trop élevée accélère le dépôt de tartre dans le ballon et sur la résistance. Cela peut conduire à une surconsommation et à des pannes.

Si vous êtes dans une zone très calcaire, vous pouvez envisager :

Là encore, si votre chauffe-eau commence à être ancien, il peut être utile de demander l’avis d’un plombier sur l’intérêt d’un simple entretien ou d’un remplacement chauffe-eau pour repartir sur un matériel plus performant.

Chauffe-eau très ancien

Si malgré un bon réglage de température :

  • L’eau reste tiède

  • La quantité disponible est de plus en plus faible

  • Le ballon fait beaucoup de bruit ou présente des traces de rouille

Il ne s’agit peut-être plus vraiment d’un problème de réglage. Un professionnel pourra vous dire si une réparation / remplacement ballon d’eau chaude est préférable, plutôt que de forcer sur un appareil en fin de vie.

Dans cette situation, publier une demande en précisant l’âge approximatif du ballon et les symptômes observés aidera le plombier à vous orienter dès le premier contact 😊

Bonnes habitudes pour allier confort et économies

 

Au-delà du réglage lui-même, quelques habitudes peuvent vous aider à profiter pleinement de votre chauffe-eau sans gaspiller.

Optimiser l’usage de l’eau chaude

Vous pouvez par exemple :

  • Privilégier les douches aux bains

  • Installer des mousseurs ou économiseurs d’eau sur les robinets et la douche

  • Éviter de laisser couler l’eau chaude longtemps en attendant la bonne température

Ce sont de petits gestes, mais cumulés, ils allègent la consommation tout en gardant le même niveau de confort.

Surveiller les signes inhabituels

Pensez à garder un œil sur :

  • L’apparition de bruits inhabituels dans le ballon

  • Une baisse progressive de la quantité d’eau chaude

  • Une eau qui devient soudain très chaude ou au contraire presque froide

Ce sont des signaux qui peuvent indiquer un problème de thermostat, d’entartrage ou de fuite.

Dans ce cas, n’hésitez pas à demander l’aide d’un professionnel plutôt que de multiplier les réglages à l’aveugle.

Quand faire appel à un professionnel

 

Il est recommandé de faire intervenir un plombier si :

  • Vous n’arrivez pas à accéder sereinement au thermostat

  • L’eau reste très chaude ou très froide malgré vos tentatives d’ajustement

  • Le ballon présente des traces de fuite, de rouille ou de gouttes au niveau du groupe de sécurité

  • Le disjoncteur lié au chauffe-eau saute régulièrement

Un professionnel pourra :

  • Vérifier le réglage et le bon fonctionnement du thermostat

  • Contrôler l’état général du ballon, des raccords et des sécurités

  • Vous conseiller sur le meilleur compromis entre confort, économies et durée de vie de l’appareil

Dans votre demande, pensez à préciser le type de chauffe-eau, son âge approximatif, vos habitudes (nombre de personnes dans le foyer, heures d’utilisation) et ce que vous avez déjà testé.

Cela permettra de gagner du temps et de cibler plus vite la bonne solution 🔧🙂

En résumé, régler la température de son chauffe-eau n’a rien d’un détail : c’est un levier simple pour améliorer le confort, réduire la facture et préserver l’installation.

Avec quelques vérifications, des ajustements progressifs et, si besoin, l’appui d’un professionnel, vous pouvez trouver le bon équilibre sans vous compliquer la vie.

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Tuyaux qui font glouglou : que faire ?

Tuyaux qui font glouglou : que faire ?

Un évier qui glougloute, une douche qui gargouille, des wc qui font du bruit longtemps après la chasse… ces sons ne sont jamais très rassurants.

Ils donnent l’impression que quelque chose se passe mal dans les canalisations… et c’est souvent vrai 😅

La bonne nouvelle, c’est que ces bruits ont généralement des causes assez simples à comprendre. L’objectif de cet article est de vous aider à :

  • Comprendre ce que ces glouglous veulent dire

  • Repérer si le problème est local ou plus général

  • Savoir ce que vous pouvez faire vous-même, sans danger

  • Identifier le moment où il vaut mieux faire intervenir un plombier

 

 

Comprendre d’où viennent ces bruits de glouglou

 

Dans la grande majorité des cas, un bruit de glouglou signifie que de l’air circule là où l’eau devrait passer seule.

Le mélange air et eau dans les canalisations

Vos canalisations d’évacuation sont pensées pour que :

  • L’eau s’écoule

  • L’air circule correctement grâce à la ventilation

  • Les siphons gardent une petite réserve d’eau pour bloquer les odeurs

Quand cet équilibre est perturbé, il se passe deux choses :

  • L’eau ne s’écoule plus de façon fluide

  • L’air est aspiré, comprimé ou déplacé, ce qui crée ces bruits de glouglou

C’est un peu comme quand on vide une bouteille à l’envers : l’eau descend par à-coups et l’air remonte par bulles.

Un signe d’alerte à prendre au sérieux

Un tuyau qui fait glouglou ne veut pas dire que tout va casser demain, mais c’est souvent un signe précoce :

  • De canalisations bouchées ou en train de s’encrasser

  • De siphons qui se vident

  • D’un problème de mise à l’air dans le réseau

Plus on réagit tôt, moins on risque la grosse fuite d’eau, le débordement ou les dégâts des eaux.

Repérer d’où vient le bruit

 

Avant d’agir, il est utile de noter dans quelles situations les glouglous apparaissent.

Quand vous utilisez un autre point d’eau

Quelques questions à vous poser :

  • Avez-vous des glouglous dans la douche quand vous tirez la chasse des wc ?

  • L’évier fait-il du bruit quand la machine à laver se vide ?

  • La baignoire gargouille-t-elle quand vous videz un évier à l’étage du dessus ?

Si un point d’eau réagit quand un autre fonctionne, cela indique souvent un souci sur une canalisation commune, pas seulement sur le siphon de la douche ou de l’évier.

Quand l’écoulement est lent

Autre indice :

  • L’eau met du temps à s’écouler

  • Un glouglou se fait entendre à la fin, quand le niveau d’eau baisse

  • Parfois, une mauvaise odeur remonte en même temps

Dans ce cas, on suspecte clairement un début de bouchon : cheveux, graisses, savon, résidus divers. Les bruits et les odeurs sont des signaux qu’il vaut mieux ne pas ignorer.

Les causes fréquentes de tuyaux qui glougloutent

 

Plusieurs causes reviennent très souvent quand les tuyaux se mettent à faire glouglou.

Canalisations partiellement bouchées

C’est le cas le plus courant :

  • Amas de cheveux dans une douche ou une baignoire

  • Restes alimentaires et graisses dans un évier de cuisine

  • Papier ou lingettes coincés dans une évacuation de wc

L’eau a encore un peu de passage, mais elle :

  • S’écoule lentement

  • Entraîne de l’air avec elle

  • Crée ces bruits de glouglou dans les tuyaux

Avec le temps, le bouchon peut grossir, jusqu’au moment où le débouchage wc ou le débouchage d’évier devient indispensable.

Problème de siphon

Le siphon est cette partie courbe sous l’évier, le lavabo ou la douche qui retient un peu d’eau pour bloquer les odeurs.

Les problèmes possibles :

  • Siphon très encrassé : l’eau passe mal, l’air fait du bruit en circulant

  • Siphon qui se vide régulièrement : l’air remonte dans les canalisations et fait glouglou

Si le siphon se vide, les odeurs risquent aussi de remonter, en plus des bruits.

Défaut de ventilation ou de mise à l’air

Un réseau d’évacuation a besoin de respirer. Si la mise à l’air est insuffisante :

  • Quand un gros volume d’eau s’écoule (chasse d’eau, machine à laver), cela crée une dépression

  • Les siphons se vident partiellement

  • L’air est aspiré dans les tuyaux, ce qui provoque ces glouglous

Dans ce cas, ce n’est pas seulement un problème de bouchon local, mais un souci de ventilation ou de conception de la colonne d’évacuation.

Ce que vous pouvez vérifier vous-même

 

Il y a plusieurs choses que vous pouvez faire sans démonter toute l’installation.

Vérifier et nettoyer les siphons

Pour un évier ou un lavabo :

  • Placez un seau sous le siphon

  • Dévissez la partie inférieure (souvent à la main)

  • Videz les dépôts (graisses, restes, dentifrice, etc.)

  • Rincez à l’eau chaude avec un peu de liquide vaisselle

  • Remontez en vérifiant bien les joints

Pour une douche ou une baignoire :

  • Enlevez la grille ou le cache de bonde

  • Retirez les amas de cheveux et de savon visibles

  • Si un siphon de sol est accessible, nettoyez-le lui aussi

Cela limite les glouglous liés à un simple encrassement et réduit le risque de canalisations bouchées plus sérieuses.

Tester l’écoulement avec de l’eau chaude

Vous pouvez :

  • Faire chauffer de l’eau bien chaude (mais pas bouillante)

  • La verser doucement dans l’évier ou la douche

  • Observer si l’écoulement s’améliore un peu

L’eau chaude aide à dissoudre certaines graisses accumulées. Si les glouglous diminuent après ce geste, c’est souvent que des dépôts se formaient déjà dans la canalisation.

Utiliser une ventouse ou un petit furet

Sur un évier ou une douche :

  • Utilisez une ventouse, en bouchant bien la bonde et en effectuant des mouvements de va-et-vient

  • Si vous avez un petit furet manuel, introduisez-le délicatement dans la canalisation pour casser un début de bouchon

Il est préférable d’éviter les objets métalliques improvisés (cintres, tiges rigides) qui peuvent abîmer les tuyaux ou les joints.

Si malgré ces gestes les bruits continuent, c’est sans doute que le problème se situe plus loin dans le réseau.

Quand les glouglous concernent aussi les wc

 

Si les bruits apparaissent dans les wc, il faut être encore plus attentif.

Wc qui glougloutent quand on tire la chasse

Signes à surveiller :

  • Glouglou dans la cuvette après la chasse

  • Eau qui remonte légèrement

  • Gargouillis dans la douche ou la baignoire au même moment

Cela évoque :

  • Un bouchon dans la canalisation commune des wc et des autres évacuations

  • Un manque de ventilation de la colonne

Dans ce cas, multiplier les produits chimiques de débouchage wc ne résout pas forcément le fond du problème et peut abîmer les tuyaux.

Glouglou et mauvaises odeurs

Si les glouglous s’accompagnent d’odeurs d’égout :

  • Les siphons se vident probablement

  • Les gaz remontent dans la pièce

Là encore, un contrôle par un professionnel permet de voir s’il faut intervenir sur la ventilation, la colonne d’évacuation ou faire un nettoyage plus approfondi des canalisations.

Ce qu’il vaut mieux éviter de faire

 

Certaines idées reçues sont à éviter si vous voulez vraiment régler le problème.

Mélanger les produits chimiques

Il vaut mieux éviter de :

  • Mélanger plusieurs déboucheurs du commerce

  • Rajouter de la javel ou du vinaigre sur un produit déjà versé

Des réactions chimiques dangereuses peuvent se produire, avec dégagement de gaz irritants, et ce n’est pas une solution durable aux canalisations bouchées.

Verser de l’eau bouillante partout

De l’eau très chaude, oui. De l’eau bouillante, non :

  • L’eau bouillante peut fragiliser certains matériaux (plastique, joints)

  • Dans un receveur fragile, elle peut créer des chocs thermiques

Il vaut mieux rester sur de l’eau bien chaude, c’est suffisant pour aider au nettoyage.

Démonter les tuyaux au hasard

Toucher à la soudure, raccords, tuyauterie sans savoir précisément ce que vous faites peut :

  • Aggraver une fuite d’eau existante

  • En créer une nouvelle

  • Compliquer la tâche du plombier ensuite

Si vous ne voyez pas clairement comment démonter un élément, mieux vaut s’abstenir et faire appel à un professionnel.

Quand faire intervenir un plombier

 

Vous pouvez envisager de publier une demande si :

  • Les bruits de glouglou persistent malgré le nettoyage des siphons

  • Plusieurs appareils sont concernés (évier, douche, baignoire, wc)

  • L’écoulement devient de plus en plus lent

  • Des odeurs d’égout s’ajoutent au bruit

  • Vous suspectez un souci de ventilation ou de colonne commune en immeuble

Un plombier pourra :

  • Diagnostiquer précisément l’état des canalisations

  • Réaliser un débouchage en profondeur si nécessaire

  • Vérifier la ventilation et la mise à l’air de l’installation

  • Contrôler les parties non visibles de la soudure, raccords, tuyauterie

  • Vous aider à prévenir les vrais dégâts des eaux à moyen terme

Dans votre demande, pensez à préciser :

  • Depuis quand vous entendez les glouglous

  • Dans quelles situations ils apparaissent (chasse d’eau, machine, douche, etc.)

  • Les gestes déjà testés (eau chaude, ventouse, nettoyage de siphon)

Cela permettra au professionnel de venir avec le bon matériel et de cibler l’origine du problème plus rapidement 🙂

Les bons réflexes pour limiter les glouglous à l’avenir

 

Quelques habitudes simples peuvent réduire fortement ces bruits et les soucis qui vont avec :

  • Ne pas verser les graisses de cuisson dans l’évier (les mettre dans un récipient, puis à la poubelle)

  • Retirer régulièrement les cheveux des bondes de douche et de baignoire

  • Nettoyer les siphons de temps en temps

  • Faire couler un peu d’eau dans les évacuations peu utilisées pour maintenir la garde d’eau des siphons

  • Réagir dès les premiers signes d’écoulement lent ou de glouglou inhabituel

En résumé, des tuyaux qui font glouglou ne sont pas forcément un drame, mais c’est rarement un simple bruit anodin.

C’est souvent un petit message envoyé par vos canalisations pour dire qu’elles commencent à fatiguer.

En agissant tôt, avec quelques gestes simples et, si besoin, l’aide d’un plombier, vous évitez que le problème ne se transforme en vraie panne ou en gros chantier 💧🙂

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Grosse fuite d’eau : que faire en urgence en attendant le plombier ?

Grosse fuite d’eau : que faire en urgence en attendant le plombier ?

Un bruit d’eau qui coule d’un coup, un plafond qui goutte, un flexible qui éclate, une canalisation qui casse… et en quelques secondes, c’est la panique.

Une grosse fuite d’eau fait peur à juste titre : risque de dégâts des eaux, d’appareils abîmés, de conflits avec le voisinage.

La bonne nouvelle, c’est qu’avec quelques réflexes simples, vous pouvez vraiment limiter les dégâts avant l’arrivée du plombier 💧

Dans cet article, nous allons voir :

  • les gestes prioritaires à faire dans les premières minutes

  • comment limiter l’extension des dégâts

  • ce que vous pouvez vérifier sans danger

  • qui prévenir (propriétaire, assurance, voisins)

  • ce qu’il est préférable de laisser au professionnel

L’idée : vous aider à reprendre un peu de contrôle dans un moment très stressant.

Assurer votre sécurité avant tout

 

Avant de penser aux meubles ou au plafond, il y a un principe non négociable : votre sécurité et celle des personnes présentes.

Attention à l’électricité

Eau + électricité = très mauvais mélange ⚡

Si la fuite est importante et proche :

  • de prises de courant

  • d’appareils électriques branchés

  • de multiprises au sol

alors priorité à la sécurité :

  • évitez de marcher dans une flaque d’eau où des prises sont immergées

  • si vous pouvez le faire sans risque, coupez l’électricité au disjoncteur général

  • débranchez les appareils concernés si le sol est sec autour d’eux

En cas de doute, mieux vaut couper l’électricité et attendre l’avis d’un pro plutôt que de prendre un risque.

Rester calme et agir par étapes

Même si la fuite est impressionnante, gardez en tête que :

  • chaque geste compte pour limiter les dégâts des eaux

  • agir dans l’ordre est plus efficace que courir partout

Respirez un coup, puis passez aux étapes suivantes.

Couper l’eau le plus vite possible

 

Le deuxième réflexe clé : arrêter l’arrivée d’eau.

Fermer le robinet d’arrêt local si possible

Si la fuite vient clairement d’un élément identifié (robinet, flexible de machine à laver, chasse d’eau, ballon sous évier) :

  • cherchez un petit robinet d’arrêt juste à côté (sous l’évier, derrière le WC, derrière la machine)

  • essayez de le fermer en le tournant à fond dans le sens de la fermeture

Parfois, cela suffit à stopper la fuite sans couper toute l’eau du logement.

Couper l’arrivée générale d’eau

Si vous ne trouvez pas de robinet local, ou si la fuite continue malgré tout :

Si vous êtes en maison :

  • le compteur peut être dans un regard à l’extérieur, en limite de propriété

  • un gros robinet ou une vanne y permet la fermeture générale

Une fois l’eau coupée, la fuite devrait diminuer puis s’arrêter. Il peut rester un peu d’eau dans les tuyaux, mais le flux va se calmer.

C’est le bon moment pour publier une demande d’intervention d’urgence : précisez que vous avez coupé l’eau, décrivez la zone concernée (cuisine, salle de bains, WC, ballon, etc.) et, si possible, ajoutez quelques photos 📸

Limiter les dégâts immédiats

 

Quand l’eau ne gicle plus, l’objectif devient de limiter les conséquences.

Protéger ce qui peut l’être

  • déplacez rapidement les objets sensibles : meubles en bois, textiles, cartons, tapis

  • mettez à l’abri ce qui craint vraiment l’eau : appareils électroniques, documents, photos

  • placez des serviettes, serpillières ou chiffons pour contenir l’eau

Si l’eau tombe du plafond :

  • placez un seau ou une bassine à l’endroit où ça goutte le plus

  • écartez les meubles pour éviter qu’ils prennent l’eau directement

 

Éponger l’eau au sol

Plus l’eau reste au sol, plus elle peut :

  • s’infiltrer dans les joints, sous les plinthes, dans le plancher

  • descendre chez le voisin en immeuble

Utilisez :

  • serpillières, grandes serviettes, balai à franges

  • éventuellement une raclette pour diriger l’eau vers une évacuation (douche, terrasse, balcon) si c’est possible

Cela n’empêchera pas tous les dégâts, mais chaque litre évacué est un litre de moins dans les murs et les structures.

Identifier la zone de fuite (sans prendre de risque)

 

Une fois l’urgence maîtrisée (eau coupée, électricité sécurisée, flaques en cours d’absorption), vous pouvez essayer de comprendre d’où vient l’eau, sans démonter l’installation.

Observer, pas démonter

Repérez :

  • la pièce d’où part la fuite (cuisine, salle de bains, WC, buanderie, local technique)

  • l’élément le plus suspect : robinet, flexible, chasse d’eau, dessous de l’évier, ballon d’eau chaude, machine à laver

Sans rien forcer, regardez :

  • d’où semble venir l’eau : raccord visible, bas d’un meuble, tuyau, mur, plafond

  • si un élément est manifestement cassé (flexible explosé, robinet arraché)

Ne démontez pas de soudure, raccords, tuyauterie si vous ne savez pas ce que vous faites : vous pourriez aggraver la situation ou rendre le diagnostic plus compliqué pour le plombier.

Repérer une fuite venue d’ailleurs

En appartement, ou même en maison avec plusieurs niveaux, la fuite peut :

  • arriver du plafond (voisin du dessus, toiture, salle de bains à l’étage)

  • couler le long d’un mur ou d’une gaine technique

Dans ce cas :

  • notez les endroits exacts où l’eau apparaît (plafond, angle, autour d’un spot, gaine)

  • regardez si l’eau semble claire (eau de réseau) ou sale (eaux usées, canalisations bouchées)

Ces observations seront très utiles au plombier pour orienter son intervention.

Prévenir les personnes concernées

 

Une fois l’urgence immédiate gérée, il est important de prévenir les bonnes personnes.

Prévenir le propriétaire ou le syndic

  • si vous êtes locataire, informez rapidement votre propriétaire ou l’agence de gestion

  • si vous êtes en copropriété, prévenez le syndic si la fuite touche les parties communes ou semble venir d’une colonne verticale

Expliquez :

  • ce que vous avez constaté

  • ce que vous avez déjà fait (coupure d’eau, protection des meubles, photos)

  • si le plombier est déjà contacté ou non

Cela permettra de coordonner les interventions (plombier, assurance, éventuellement voisins).

Prévenir les voisins en cas d’écoulement chez eux

Si vous êtes en immeuble et que :

  • l’eau commence à couler chez le voisin du dessous

  • ou que vous entendez clairement que ça goutte chez lui

allez le prévenir calmement :

  • expliquez que vous avez eu une fuite

  • dites que vous avez coupé l’eau

  • proposez de remplir ensemble un constat “dégâts des eaux” si nécessaire

Cette communication rapide évite beaucoup de tensions et facilite la prise en charge par les assurances.

Penser rapidement à l’assurance

 

Une grosse fuite d’eau peut laisser des traces : parquet gondolé, peinture abîmée, plafond taché. L’assurance est là pour ça.

Déclarer le sinistre

La plupart des contrats d’assurance habitation demandent :

  • de déclarer le sinistre dans un délai assez court (souvent 5 jours ouvrés)

  • de conserver les justificatifs (intervention du plombier, photos)

Dès que l’urgence est passée :

  • appelez votre assurance habitation pour signaler la fuite

  • demandez la marche à suivre (constat, photos, devis, expert éventuel)

Si vous êtes propriétaire, pensez aussi à votre assurance propriétaire non occupant (PNO) si elle existe, et au syndic si les parties communes sont touchées.

Garder des preuves

Pensez à :

  • prendre des photos et, si possible, de courtes vidéos de la fuite et des dégâts

  • conserver les pièces remplacées si l’assureur ou le propriétaire souhaite les voir

  • garder les factures et rapports d’intervention du plombier

Ce sont des éléments essentiels en cas de discussion ultérieure sur l’origine de la fuite et la répartition de prise en charge.

Ce qu’il vaut mieux laisser au plombier

 

Même si vous êtes bricoleur, certaines choses sont plus sûres entre les mains d’un professionnel, surtout après une grosse fuite.

Le plombier pourra, par exemple :

  • rechercher précisément la fuite d’eau (y compris dans un mur ou un plafond)

  • vérifier l’état des canalisations, des joints et des raccords

  • sécuriser les points faibles (remplacement de flexible, de robinet, de groupe de sécurité, etc.)

  • contrôler le chauffe-eau si la fuite vient du ballon d’eau chaude

  • vous conseiller sur les travaux complémentaires pour éviter une récidive

Une fois que vous avez sécurisé la situation (eau coupée, dégâts limités), n’hésitez pas à publier une demande en précisant :

  • où la fuite est apparue

  • ce que vous avez déjà fait

  • l’urgence de la situation (plus d’eau dans tout le logement, dégâts visibles, voisins impactés, etc.)

Plus votre demande est détaillée, plus le pro pourra venir avec le bon matériel et les bonnes pièces 🔧🙂

En résumé : les réflexes à garder en tête

 

Face à une grosse fuite d’eau, retenez ces étapes :

  • assurer la sécurité d’abord (électricité, personnes, accès)

  • couper l’arrivée d’eau (locale si possible, générale sinon)

  • limiter les dégâts des eaux (éponger, protéger les meubles, recueillir l’eau)

  • observer la zone de fuite sans démonter l’installation

  • prévenir les personnes concernées (propriétaire, syndic, voisins)

  • déclarer rapidement le sinistre à votre assurance

  • faire intervenir un plombier pour réparer proprement et éviter une récidive

Même si le moment est angoissant, quelques bonnes décisions prises dans la première heure font souvent toute la différence entre un incident maîtrisé et un gros chantier.

Et pour la réparation définitive, vous n’êtes pas obligé(e) de tout gérer seul(e) : une simple demande auprès d’un professionnel peut vous faire gagner beaucoup de temps, d’énergie… et de sérénité 💦

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Plomberie : fuite ou casse, qui paie entre locataire et propriétaire ?

Plomberie : fuite ou casse, qui paie entre locataire et propriétaire ?

Une fuite d’eau, un WC qui casse, un ballon d’eau chaude en panne… et très vite la même question : “Est-ce à moi de payer ou au propriétaire ?”


La frontière n’est pas toujours très claire, surtout quand on est déjà stressé par le dégât à gérer.

Dans cet article, le but est de vous aider à :

  • comprendre les grands principes qui séparent les charges du locataire et celles du propriétaire

  • distinguer ce qui relève de l’entretien courant et ce qui relève de la réparation “importante”

  • voir des exemples concrets : fuite, casse, canalisations bouchées, chauffe-eau, robinetterie…

  • savoir quoi faire en cas de litige ou de désaccord

(Petit rappel important : ce guide est informatif. Pour un cas complexe ou un conflit, il reste utile de vérifier votre bail et, au besoin, de demander conseil à un professionnel du droit.)

Les grands principes : entretien vs réparations importantes

 

En France, on peut résumer la logique générale ainsi :

  • le locataire paie normalement :

    • l’entretien courant

    • les petites réparations liées à l’usage normal des équipements

  • le propriétaire paie normalement :

    • les réparations importantes

    • le remplacement d’un équipement vétuste ou défectueux (hors mauvaise utilisation)

    • les travaux nécessaires pour garder le logement “décent”

En plomberie, cela se traduit par une question centrale :
👉 Est-ce une petite réparation d’entretien, ou un problème structurel / lié à la vétusté ?

Ce que le locataire doit normalement prendre en charge

 

En règle générale, le locataire doit assumer tout ce qui relève de l’usage quotidien et de l’entretien régulier.

Petites réparations sur la robinetterie et les équipements

Relèvent souvent du locataire :

  • remplacement de joints de robinet qui fuient légèrement

  • changement d’un flexible de douche abîmé (hors défaut de fabrication)

  • entretien courant de la robinetterie (détartrage des mousseurs, nettoyage des filtres)

  • petites réparations suite à une casse clairement liée à l’usage (poignée, bouton, abattant WC, etc.)

L’idée est simple : si la pièce est peu coûteuse, accessible, facilement remplaçable, et que l’usure est liée à un usage normal (ou à une maladresse), c’est souvent pour le locataire.

Entretien et petites interventions sur les évacuations

Le locataire est en principe responsable de :

  • l’entretien courant des canalisations (évier, lavabo, douche, baignoire)

  • la prévention des canalisations bouchées (ne pas jeter de lingettes, graisses, objets dans les WC ou l’évier)

  • le débouchage léger lorsque le bouchon est clairement lié à un usage inadapté (restes alimentaires, cheveux, lingettes, etc.)

Si le plombier constate que la canalisation est bouchée par des serviettes, jouets d’enfants ou graisses de cuisine accumulées, la réparation est généralement à la charge du locataire.

Entretien des équipements de production d’eau chaude

Pour un chauffe-eau ou une chaudière individuelle, on considère en général que le locataire doit :

  • réaliser l’entretien régulier prévu au contrat (par exemple, contrat d’entretien annuel pour une chaudière)

  • surveiller les premiers signes d’anomalies et prévenir le propriétaire en cas de souci

  • faire réaliser certaines opérations d’entretien si le bail le prévoit (détartrage, ramonage, etc.)

En revanche, le remplacement d’un ballon d’eau chaude vétuste ou d’éléments majeurs liés à la vétusté ne lui incombe normalement pas.

Ce que le propriétaire doit normalement prendre en charge

 

Le propriétaire est responsable de fournir un logement en bon état, avec des équipements de plomberie fonctionnels.

Fuites liées à un défaut de l’installation

Relèvent normalement du propriétaire :

  • fuites sur les canalisations encastrées (mur, dalle, plancher)

  • fuites importantes liées à la vétusté : tuyaux perforés, colliers lâches, éléments de structure

  • problèmes d’étanchéité d’origines structurelles (douche mal conçue, joints de construction, etc.)

Si la fuite apparaît sans mauvaise utilisation du locataire et qu’elle résulte d’un défaut de l’installation ou d’un vieillissement normal, la réparation incombe en principe au propriétaire.

Remplacement d’un équipement vétuste ou défectueux

Le propriétaire doit également prendre en charge :

  • le remplacement chauffe-eau lorsque l’appareil est en fin de vie ou présente un défaut non lié au locataire

  • la réparation / remplacement ballon d’eau chaude en cas de cuve percée, de corrosion avancée ou de panne interne liée à la vétusté

  • le remplacement d’une robinetterie très ancienne qui fuit malgré des tentatives d’entretien normales

En résumé : quand l’équipement a atteint sa limite de vie, c’est au propriétaire de le renouveler.

Travaux lourds sur l’installation

Sont également à la charge du propriétaire :

  • remplacement de colonnes ou réseaux de soudure, raccords, tuyauterie vétustes

  • mise en conformité en cas d’installation manifestement dangereuse ou indécente

  • réparation de dommages structurels après un dégât des eaux (plafond, murs, sols, menuiseries), sauf cas particuliers imputables au locataire

Le locataire peut être amené à créer le “signal d’alerte”, mais la mise en œuvre de ces travaux lourds relève du propriétaire.

Quelques cas concrets : qui paie quoi ?

 

Passons à des exemples concrets, tels qu’ils se présentent souvent dans la vraie vie.

Cas 1 : Joint de robinet qui fuit légèrement

  • robinet qui goutte

  • fuite localisée clairement au niveau du petit joint

  • installation par ailleurs en bon état

👉 C’est généralement une réparation locative : le locataire prend en charge le remplacement du joint ou de la petite pièce.

Cas 2 : Canalisation bouchée par des déchets

  • évier bouché par des restes de nourriture, graisses, marc de café

  • douche ou baignoire bouchée par des cheveux et des produits de soin

  • WC bouchés par des lingettes ou des objets jetés à tort

👉 Cela relève normalement de la responsabilité du locataire : un débouchage WC ou de canalisation provoqué par un mauvais usage est en principe à sa charge.

Cas 3 : Canalisation qui casse dans un mur

  • fissure ou rupture d’une canalisation encastrée

  • fuite invisible au départ, révélée par une tache au mur ou au plafond

  • cause liée à la vétusté, à un défaut de matériau ou de pose

👉 C’est un problème structurel, donc à la charge du propriétaire (travaux de réparation + remise en état des surfaces, hors éventuelle franchise d’assurance selon le contrat).

Cas 4 : Chauffe-eau qui tombe en panne

  • ballon d’eau chaude ancien, qui ne chauffe plus ou fuit

  • aucune mauvaise manipulation particulière du locataire

  • appareil proche ou au-delà de sa durée de vie normale

👉 La réparation / remplacement ballon d’eau chaude est, sauf cas particuliers, à la charge du propriétaire.

En revanche, si le locataire n’a pas respecté ses obligations d’entretien (contrat de maintenance, visites obligatoires mentionnées au bail) et que la panne est liée à ce défaut d’entretien, la discussion peut être plus complexe.

Cas 5 : Meuble vasque, robinet ou flexible abîmé par choc

  • mise en place de meubles vasques, plans de vasque et vasques à poser en bon état au début de la location

  • casse par choc, mauvais usage, poids excessif, etc.

👉 En cas de casse manifeste liée à l’usage, la réparation ou le remplacement est généralement imputable au locataire (souvent via la retenue sur dépôt de garantie, si non réparé avant le départ).

Rôle de l’état des lieux et de l’assurance

 

Deux éléments jouent beaucoup dans la répartition des responsabilités : l’état des lieux et les assurances.

L’état des lieux d’entrée

L’état des lieux d’entrée décrit :

  • l’état initial de la robinetterie

  • celui des équipements sanitaires (installation appareil sanitaire : WC, douche, lavabo, évier, etc.)

  • l’apparence générale des murs, sols, plafonds

En cas de problème de plomberie, on se réfère à ce document pour savoir :

  • si le problème existait déjà sous une forme ou une autre

  • si l’élément en cause était ancien, abîmé ou signalé à l’entrée

L’état des lieux est donc un document clé pour répartir les responsabilités.

L’assurance habitation et l’assurance du propriétaire

En cas de dégâts des eaux, l’assurance habitation du locataire et celle du propriétaire (parfois une assurance “PNO” pour propriétaire non occupant) peuvent intervenir.

En général :

  • le locataire doit déclarer le sinistre à son assurance habitation

  • le propriétaire déclare de son côté à sa propre assurance, si touché

  • un constat amiable “dégâts des eaux” est souvent rempli (notamment en immeuble)

Les assurances peuvent ensuite décider :

  • de prendre en charge certains travaux de remise en état

  • de se retourner vers la partie jugée responsable (locataire, propriétaire, copropriété, etc.)

D’où l’intérêt de déclarer rapidement un sinistre, et de ne pas laisser une fuite durer.

Que faire en cas de doute ou de désaccord ?

 

Même avec ces principes, certains cas restent discutables. Voici quelques réflexes utiles.

Communiquer et garder des traces

En cas de problème de plomberie :

  • prévenez rapidement le propriétaire (ou l’agence) par écrit (mail, courrier)

  • décrivez la panne, la date d’apparition, les premiers constats

  • si une intervention urgente est nécessaire (fuite importante), faites le minimum pour limiter les dégâts, puis transmettez le rapport du plombier

Avoir des écrits, des photos et un compte rendu d’intervention aide beaucoup en cas de débat sur “qui paie quoi”.

Se référer au bail et aux textes

Le bail peut contenir des précisions utiles sur :

  • les obligations d’entretien du locataire

  • certains points spécifiques (entretien des équipements, ramonage, etc.)

En complément, il est possible de consulter :

  • les listes de réparations locatives prévues par la réglementation

  • les fiches pratiques de services publics ou d’associations de consommateurs

En cas de vraie difficulté (litige sur un montant important, refus total de prise en charge, menace de retenue abusive sur le dépôt de garantie), se tourner vers une association de défense des locataires ou un service juridique peut être utile.

En résumé

 

Pour la plomberie, la répartition locataire / propriétaire repose surtout sur cette idée :

  • entretien courant, petites réparations et conséquences d’un mauvais usage → plutôt côté locataire

  • pannes dues à la vétusté, défauts d’installation, travaux lourds, remplacement d’équipements arrivés en fin de vie → plutôt côté propriétaire

Dans le doute, l’important est de :

  • signaler rapidement les problèmes (surtout en cas de fuite d’eau ou de risque de dégâts des eaux)

  • garder des traces écrites

  • demander un avis technique clair (plombier) pour distinguer mauvaise utilisation, usure normale ou vétusté

Cela permet souvent de clarifier les responsabilités… et de traiter le problème plus sereinement pour tout le monde 🙂

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Radiateur qui reste froid : que vérifier ?

Radiateur qui reste froid : que vérifier ?

Radiateur froid, chambre glaciale alors que la chaudière est allumée, ou une pièce qui ne chauffe jamais comme les autres…
c’est le genre de souci qui rend vite l’hiver pénible 🥶

Avant d’imaginer le pire (chaudière morte, installation à refaire, gros budget), il y a plusieurs vérifications simples que vous pouvez faire vous-même, sans danger, pour comprendre ce qui se passe et parfois régler le problème.

Dans cet article, on va voir ensemble :

  • comment repérer d’où vient vraiment le problème

  • les contrôles de base à faire sur le radiateur et la chaudière

  • les étapes pour purger un radiateur

  • les situations où il vaut mieux faire intervenir un professionnel

L’idée : vous donner des repères clairs, et vous aider à décider quand publier une demande plutôt que de rester dans le doute.

Comprendre ce que fait (vraiment) votre radiateur

 

Avant de toucher à quoi que ce soit, observez bien le comportement du radiateur. Les détails peuvent donner des indices précieux sur l’origine du problème.

Radiateur froid partout… ou seulement en partie ?

Touchez délicatement le radiateur (attention à ne pas vous brûler si d’autres sont très chauds) :

  • il est froid partout, même en bas : l’eau chaude ne semble pas arriver

  • il est chaud en bas, froid en haut : il y a probablement de l’air dans le circuit

  • il est chaud d’un côté, froid de l’autre : circulation d’eau partielle, robinet ou té de réglage à vérifier

Notez aussi si le problème concerne :

  • un seul radiateur

  • plusieurs radiateurs dans la même zone

  • tous les radiateurs de l’habitation

Plus la zone concernée est large, plus il est possible que cela vienne de la chaudière elle-même, de la pression ou d’un souci plus global de soudure, raccords, tuyauterie.

Radiateur complètement éteint… mais les autres chauffent

C’est une configuration très courante :

  • un radiateur reste froid

  • tous les autres fonctionnent correctement

On suspecte alors plutôt :

  • un robinet fermé ou bloqué

  • une tête thermostatique coincée

  • un radiateur qui n’a jamais été bien équilibré lors de la mise en service

Dans beaucoup de cas, quelques vérifications simples suffisent à éclaircir la situation.

Vérifier les réglages les plus simples

 

Avant de purger, démonter ou appeler un pro, on commence par les basiques.

Vérifier le robinet du radiateur

Sur un côté du radiateur (généralement en haut), vous avez un robinet ou une tête thermostatique :

  • assurez-vous qu’il est bien ouvert (position maximale ou au moins à un niveau de chauffe normal)

  • tournez-le plusieurs fois du minimum au maximum pour voir s’il réagit

Si le robinet est thermostatique, il peut arriver que la petite tige intérieure se bloque en position fermée, surtout après l’été.

Dans ce cas, on peut parfois la débloquer en douceur, mais cela demande un peu de soin.

Si vous n’êtes pas sûr(e) de vous, mieux vaut laisser faire un pro plutôt que de forcer.

Vérifier le té de réglage (ou vanne de retour)

De l’autre côté du radiateur (souvent en bas), il y a une vanne de retour, parfois masquée sous un petit capuchon :

  • vérifiez qu’elle n’est pas complètement fermée

  • s’il y a un capuchon, vous pouvez l’enlever pour voir l’empreinte (clé 6 pans, tournevis, etc.)

  • sans toucher pour l’instant, notez simplement sa position

Un té de réglage trop fermé peut limiter très fortement le débit d’eau, au point de laisser le radiateur presque froid.

Vérifier la chaudière et la pression du circuit

 

Si plusieurs radiateurs posent problème, ou si vous n’avez globalement pas beaucoup de chauffage, regardez du côté de la chaudière.

Pression trop basse ou trop haute

Sur le tableau de la chaudière, vous avez généralement un manomètre indiquant la pression :

  • en fonctionnement normal, elle se situe le plus souvent autour de 1 à 2 bars (à vérifier dans la notice)

  • si la pression est trop basse (proche de 0), l’eau circule mal dans les radiateurs

  • si la pression est trop haute, il peut y avoir un autre problème (vase d’expansion, sécurité, etc.)

Si la pression est très basse, vous pouvez, selon la notice de votre chaudière, la remonter légèrement en ouvrant le petit robinet de remplissage prévu à cet effet, puis en le refermant dès que la bonne pression est atteinte.

Si vous ne savez pas manipuler ce robinet, ou si la pression chute régulièrement malgré vos apports, cela peut révéler une fuite d’eau sur le circuit (radiateur, tuyaux, chaudière).

Dans ce cas, il est préférable de publier une demande pour qu’un professionnel vérifie l’installation.

Mode de fonctionnement et thermostat d’ambiance

Parfois, ce n’est pas le radiateur qui pose problème, mais la régulation :

  • vérifiez que la chaudière est bien en mode hiver (chauffage + eau chaude), et pas uniquement en mode eau chaude sanitaire

  • vérifiez la température demandée sur le thermostat d’ambiance : si elle est très basse, la chaudière peut simplement ne pas se déclencher

Cela paraît très simple, mais entre un changement de saison, un réglage modifié par un autre membre du foyer ou une manipulation involontaire, on peut vite passer à côté de ça 😉

Purger le radiateur : une étape souvent efficace

 

Si le radiateur est chaud en bas et froid en haut, c’est très probablement de l’air dans le circuit. La purge est alors une bonne option.

Ce dont vous avez besoin

  • une petite clé de purge (ou parfois un tournevis plat, selon le modèle)

  • un récipient (bol, gobelet)

  • un chiffon ou une serviette pour éponger les gouttes

 

Comment purger un radiateur étape par étape

Assurez-vous que la chaudière est en marche mais pas en pleine chauffe
L’idéal est que le chauffage soit allumé, mais sans que l’eau soit brûlante. Vous pouvez aussi purger à l’arrêt, mais l’air circulera parfois moins bien.

Repérez la vis de purge
Elle se trouve généralement en haut du radiateur, à l’opposé du robinet.

Placez le récipient sous la vis
Et gardez le chiffon à portée de main.

Ouvrez très doucement la vis de purge
Un quart ou un demi-tour suffit. Vous allez entendre un sifflement : c’est l’air qui s’échappe.

Attendez que l’eau arrive
Laissez l’air sortir jusqu’à ce qu’un filet d’eau régulier, sans bulles, coule dans le récipient.

Refermez la vis de purge
Dès que l’eau coule de façon constante, refermez la purge sans forcer.

Répétez l’opération si besoin sur d’autres radiateurs qui présentent les mêmes symptômes.

Après avoir purgé plusieurs radiateurs, pensez à regarder à nouveau la pression de la chaudière : la purge peut l’avoir fait légèrement baisser. Si elle est descendue trop bas, il faudra peut-être réajuster.

Vérifier l’équilibrage entre les radiateurs

 

Même avec une chaudière qui fonctionne bien et des radiateurs purgés, il peut y avoir un déséquilibre de circulation dans le réseau :

  • certains radiateurs surchauffent

  • d’autres restent tièdes ou froids

Cela arrive souvent dans les installations où les radiateurs les plus proches de la chaudière “prennent tout”, et ceux du fond de circuit manquent d’eau chaude.

Ce que vous pouvez vérifier

Sans tout dérégler, vous pouvez :

  • vérifier que les radiateurs qui chauffent très fort n’ont pas leurs tés de réglage totalement ouverts

  • réduire légèrement l’ouverture sur ces radiateurs surchauffés (au té ou au robinet)

  • constater si, après un moment, le radiateur froid commence à recevoir un peu plus de chaleur

L’équilibrage complet d’une installation peut être un vrai petit chantier (surtout sur des réseaux complexes ou anciens).

Pour un réglage fin et durable, un professionnel pourra intervenir et répartir correctement les débits radiateur par radiateur.

Repérer les signes d’un problème plus sérieux

 

Certaines situations doivent vous alerter et vous faire penser à une panne plus profonde que ce que vous pouvez traiter seul(e).

Bruits, fuites et pression instable

Soyez attentif(ve) à :

  • des bruits de claquement ou de forte circulation dans les radiateurs

  • une pression qui chute régulièrement, malgré des remises à niveau

  • des traces d’eau, taches ou rouille au pied d’un radiateur, sur des tuyaux ou proche de la chaudière

Une petite fuite d’eau sur un radiateur ou sur un raccord peut :

  • faire baisser la pression

  • introduire de l’air dans l’installation

  • à terme, provoquer des dégâts des eaux (mur ou sol abîmé, tache au plafond chez le voisin du dessous)

Dans ces cas, il est important de ne pas laisser traîner et de publier une demande pour un contrôle complet.

Chaudière ancienne ou déjà en défaut

Si, en plus du radiateur froid, vous constatez que :

  • la chaudière se met régulièrement en sécurité

  • des codes d’erreur s’affichent sur l’écran

  • elle est très ancienne et a déjà subi plusieurs réparations

Cela dépasse clairement le cadre d’une simple purge. Un chauffagiste pourra :

  • analyser le fonctionnement global (circulateur, vanne, régulation)

  • vérifier les soudure, raccords, tuyauterie du circuit chauffage

  • vous conseiller sur la suite : simple réparation, entretien, ou remplacement du générateur si nécessaire

 

 

Quand est-il temps d’appeler un professionnel ?

 

Après ces vérifications et petites actions, il est recommandé de faire intervenir un pro si :

  • le radiateur reste froid malgré un robinet ouvert et une purge correcte

  • plusieurs radiateurs sont touchés et la pression est instable

  • vous suspectez une fuite sur le circuit (traces d’eau, baisse régulière de pression)

  • vous ne vous sentez pas à l’aise avec la manipulation de la chaudière ou des tés de réglage

En publiant une demande, pensez à préciser :

  • le type de chauffage (chaudière gaz, fioul, pompe à chaleur, réseau collectif…)

  • depuis quand le radiateur (ou les radiateurs) reste froid

  • les vérifications déjà effectuées (purge, contrôle de pression, ouverture des robinets)

  • la présence éventuelle de bruits, fuites ou messages d’erreur sur la chaudière

Plus votre description sera complète, plus le diagnostic du professionnel sera rapide et l’intervention ciblée 🔧🙂

En résumé : un radiateur qui reste froid n’est pas toujours synonyme de gros travaux.

Entre un robinet fermé, un peu d’air dans le circuit, une pression trop basse ou un déséquilibre de réseau, il y a beaucoup de causes assez simples.

L’essentiel est de bien observer, de faire quelques vérifications de base… et de laisser ensuite la main à un pro dès que cela touche à la sécurité ou à l’intégrité de l’installation.

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