Salle de bains : quand faire venir chaque artisan

Salle de bains : quand faire venir chaque artisan

Refaire une salle de bains, ce n’est pas seulement choisir un beau carrelage ou une nouvelle robinetterie.

C’est aussi organiser le chantier pour que tout s’enchaîne sans mauvaise surprise : qui doit venir en premier, le plombier, l’électricien ou le carreleur ?

Et que se passe-t-il si l’ordre n’est pas respecté ?

Un bon phasage permet de :

  • limiter les retards et les allers-retours inutiles

  • éviter de casser un mur ou un carrelage tout juste posé

  • réduire les risques de fuites ou de problèmes électriques

  • garder une vision claire sur le budget et les délais

Voyons ensemble, étape par étape, dans quel ordre faire intervenir les différents corps de métier pour une salle de bains réussie 👇

Préparer le projet avant de faire venir les artisans

 

Avant même de parler d’ordre d’intervention, il est important de clarifier votre projet.

Posez-vous quelques questions clés :

  • gardez-vous la même implantation (douche, lavabo, WC) ou tout change de place ?

  • ajoutez-vous de nouveaux points d’eau (douche supplémentaire, double vasque, etc.) ?

  • avez-vous besoin de prises, d’éclairage ou de ventilation supplémentaires ?

  • prévoyez-vous une douche à l’italienne, un sèche-serviettes, un meuble vasque suspendu ?

Plus votre projet est précis, plus le plombier, l’électricien et le carreleur pourront anticiper leurs interventions.

Un premier échange (même court) avec le plombier et l’électricien permet souvent de valider :

  • la faisabilité technique

  • l’emplacement des arrivées d’eau et évacuations (installation appareil sanitaire)

  • la position du tableau électrique secondaire, des prises, de la VMC

  • les contraintes d’étanchéité pour le futur carrelage

 

 

Dépose et préparation du chantier

 

Une fois le projet clarifié, on commence par mettre la salle de bains “à nu”.

Cette étape de préparation comprend souvent :

  • la dépose de l’ancienne baignoire, douche, lavabo, WC, meuble vasque

  • le démontage de l’ancienne installation robinetterie

  • le retrait du vieux carrelage mural ou au sol si nécessaire

  • la mise à nu des murs et du sol là où les réseaux doivent être modifiés

L’idée est de permettre au plombier et à l’électricien de travailler sur une base propre, avec un accès aux murs et au sol.

C’est aussi à ce moment-là qu’on découvre parfois :

  • des anciennes soudure, raccords, tuyauterie à reprendre

  • des gaines électriques vieillissantes

  • des traces d’humidité ou de fuite d’eau anciennes

Ces découvertes peuvent légèrement adapter la suite du planning, mais c’est justement l’intérêt de cette phase de préparation.

Quand faire intervenir le plombier : réseaux, évacuations et attentes

 

Le plombier intervient généralement en premier dans la phase dite “gros œuvre technique”, juste après la dépose.

Ses missions à ce stade :

  • modifier ou créer les arrivées d’eau froide et chaude

  • reprendre ou déplacer les évacuations pour la douche, la baignoire, le lavabo, les WC

  • préparer les attentes pour la future mise en place de meubles vasques, plans de vasque et vasques à poser

  • anticiper l’installation appareil sanitaire (receveur, douche à l’italienne, WC suspendu, etc.)

C’est aussi lui qui peut :

  • vérifier l’état général des tuyauteries existantes

  • sécuriser les anciens raccords

  • adapter l’installation si vous ajoutez un lave-linge, un sèche-serviettes relié au réseau, ou un nouveau point d’eau

L’objectif de ce premier passage du plombier est de préparer tous les réseaux, sans encore poser les équipements définitifs (meuble vasque, robinetterie, paroi de douche…).

Quand faire intervenir l’électricien : alimentation, éclairage et sécurité

 

L’électricien intervient en général juste après le plombier, voire en parallèle si la coordination est bonne.

Son rôle :

  • tirer les nouvelles lignes électriques nécessaires

  • positionner les arrivées pour les appliques, spots, miroir lumineux

  • créer ou déplacer les prises (tout en respectant les volumes de sécurité autour de la douche et de la baignoire)

  • préparer l’alimentation d’un sèche-serviettes électrique ou d’un plancher chauffant si prévu

  • vérifier la mise à la terre et la conformité globale de l’installation

L’essentiel, à ce stade, est d’avoir :

  • les gaines et câbles passés dans les murs, cloisons ou plafonds

  • les boîtes d’encastrement aux bons endroits

  • les circuits prêts pour la future mise en service

L’électricien, comme le plombier, reviendra plus tard pour la “pose finale” des appareils (luminaires, prises, sèche-serviettes…).

Place du carreleur : étanchéité, sols et murs

 

Une fois la plomberie “en attente” et l’électricité passée, vient le temps du carreleur.

Avant même de poser le carrelage, il peut être amené à :

  • préparer les supports (ragréage au sol, redressage de murs si besoin)

  • réaliser les systèmes d’étanchéité (notamment pour la douche à l’italienne, les murs de douche, les zones de projection d’eau)

Ensuite seulement, il intervient pour :

L’ordre est important :

  • on finalise d’abord la structure (plomberie et électricité encastrées)

  • puis on ferme et on habille avec les revêtements

  • enfin, on pose les équipements et on fait les réglages

Cela évite d’avoir à casser un carrelage tout neuf pour aller chercher un tuyau mal placé.

Deuxième passage du plombier : pose des équipements

 

Quand le carrelage est terminé et sec, le plombier revient pour la partie “visible” du chantier.

Ce second passage comprend souvent :

  • la mise en place de meubles vasques, plans de vasque et vasques à poser

  • le raccordement de la robinetterie (mitigeurs, colonnes de douche, robinet d’évier si la machine à laver est dans la même pièce, etc.)

  • la pose et le branchement des WC (classiques ou suspendus)

  • l’installation et l’étanchéité des parois de douche ou de baignoire

C’est aussi le moment où le plombier :

  • vérifie que tout fonctionne correctement

  • réalise les tests d’étanchéité

  • s’assure que l’installation appareil sanitaire ne présente pas de fuite ou de défaut de pression

Une bonne coordination à ce stade évite les reprises après coup.

Deuxième passage de l’électricien : finitions et mise en service

 

L’électricien revient lui aussi en fin de chantier, lorsque les murs, plafonds et carrelages sont terminés.

Il s’occupe de :

  • poser les prises, interrupteurs et enjoliveurs

  • installer les luminaires, spots, miroirs lumineux

  • raccorder et mettre en service le sèche-serviettes, le plancher chauffant ou la VMC si nécessaire

  • vérifier le bon fonctionnement des circuits et la sécurité générale de la pièce

À ce moment, la salle de bains commence vraiment à ressembler à ce que vous aviez imaginé au départ ✨

Faut-il faire intervenir tout le monde en même
temps ?

 

En théorie, on pourrait se dire : “plus il y a d’artisans en même temps, plus ça va vite”. En pratique, ce n’est pas si simple.

Travailler en parallèle peut être utile pour :

  • des petites adaptations ou finitions

  • des chantiers très bien coordonnés avec un maître d’œuvre ou un artisan qui pilote les autres

Mais dans la majorité des cas, il vaut mieux respecter un ordre logique :

  • préparation / dépose

  • plombier et électricien en premier passage

  • carreleur (et éventuellement plaquiste, peintre)

  • plombier et électricien en second passage

Cela limite énormément les risques de gêne mutuelle, de retouches et de délais allongés.

Quelques erreurs à éviter

 

Sur une salle de bains, certaines erreurs coûtent cher en temps et en énergie :

  • faire poser le carrelage avant d’avoir validé définitivement les arrivées et évacuations

  • “oublier” une prise à un endroit stratégique (près du miroir, par exemple)

  • ne pas prévoir la hauteur finale des meubles et de la robinetterie avant de carreler

  • faire intervenir un carreleur alors que des saignées de plomberie ou d’électricité restent à faire

Un bon réflexe : valider à l’avance, avec le plombier et l’électricien, les emplacements précis des points d’eau et des points électriques avant tout travail de finition.

Quand se faire aider pour coordonner le chantier ?

 

Si vous :

  • changez complètement l’implantation

  • créez une douche à l’italienne

  • avez plusieurs artisans différents qui ne se connaissent pas

  • êtes pressé(e) par les délais

il peut être très utile de publier une demande en expliquant que vous cherchez aussi un accompagnement sur la coordination (ou un artisan principal habitué à travailler avec les autres corps de métier).

Certains plombiers ou entreprises de rénovation ont l’habitude de gérer :

  • la planification des interventions

  • la vérification des contraintes techniques

  • la liaison avec l’électricien, le carreleur, le plaquiste, le peintre

Cela vous évite de tout orchestrer vous-même, tout en gardant la main sur les choix esthétiques et le budget 🙂

En résumé, pour refaire sereinement une salle de bains, l’ordre idéal ressemble à ceci :
préparation et dépose → premier passage plombier et électricien → carreleur (et étanchéité) → second passage plombier → second passage électricien → finitions.

Avec cet enchaînement, chacun peut travailler dans de bonnes conditions… et vous, vous avez toutes les chances de profiter d’une salle de bains belle, fonctionnelle et durable.

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Siphon, aération, ventilation : éviter les odeurs

Siphon, aération, ventilation : éviter les odeurs

Odeur d’égout dans la salle de bains, évier qui sent le renfermé, douche qui ne “sent jamais le propre” malgré le ménage…

Les mauvaises odeurs de canalisation peuvent vite rendre une pièce désagréable à vivre 😕

La bonne nouvelle, c’est qu’une partie du problème se joue sur trois éléments souvent oubliés : le siphon, l’aération et la ventilation des canalisations.

Comprendre leur rôle permet déjà de résoudre beaucoup de situations du quotidien.

Dans cet article, nous allons voir :

  • à quoi sert réellement un siphon

  • pourquoi la ventilation des évacuations est indispensable

  • comment repérer un dysfonctionnement

  • les bons gestes d’entretien pour limiter les odeurs

  • quand il est temps de faire appel à un professionnel

 

 

Comprendre le rôle du siphon

 

Le siphon est la première barrière contre les odeurs d’égout. Sans lui, les gaz des canalisations remonteraient librement dans la maison.

Sous chaque évier, lavabo, douche ou baignoire, il y a :

  • une partie de tuyau en forme de “u” ou de “s”

  • qui reste toujours remplie d’un peu d’eau

Cette petite réserve d’eau, appelée “garde d’eau”, a une fonction simple :

  • laisser passer l’eau usée vers les canalisations

  • bloquer les gaz qui remontent du réseau

Tant que cette garde d’eau est présente, les odeurs de canalisation restent de l’autre côté.

Quand le siphon ne joue plus son rôle

Les problèmes commencent quand :

  • le siphon est très encrassé (graisses, savon, cheveux, résidus alimentaires)

  • le siphon se vide régulièrement (effet d’aspiration, longue période sans utilisation)

  • le siphon est mal dimensionné ou mal posé

Dans ces cas, les gaz remontent plus facilement et les mauvaises odeurs apparaissent, même si vous nettoyez souvent la pièce.

Pourquoi la ventilation des canalisations est indispensable

 

On y pense moins, mais un réseau d’évacuation a besoin de “respirer”.

Il y a deux niveaux de ventilation :

  • la ventilation des pièces (fenêtres, grilles, vmc)

  • la ventilation des canalisations (colonne de mise à l’air, évents, clapets d’aération)

La ventilation des pièces renouvelle l’air ambiant. La ventilation des évacuations, elle, évite que la dépression créée par les écoulements d’eau ne vide les siphons.

Ce qui se passe en cas de mauvaise mise à l’air

Quand un gros volume d’eau s’écoule (chasse d’eau, machine à laver, baignoire qui se vide) :

  • l’eau descend dans la canalisation

  • cela crée une dépression dans le tuyau

  • si la mise à l’air est insuffisante, l’installation “aspire” l’eau contenue dans les siphons

Résultat :

  • les siphons se vident partiellement ou totalement

  • les gaz remontent librement

  • vous entendez parfois des “glouglou” dans l’évier, la douche ou la baignoire

On se retrouve alors avec des odeurs de canalisation, parfois accompagnées de petits bruits et d’un écoulement moins efficace.

Les signes d’un problème de siphon ou de ventilation

 

Certains symptômes reviennent très souvent lorsque le trio siphon / aération / ventilation ne fonctionne pas bien.

Vous pouvez notamment remarquer :

  • une odeur d’égout qui vient clairement de la bonde d’évier, de douche ou de baignoire

  • des bruits de glouglou lors de l’écoulement ou quand vous tirez la chasse

  • un siphon qui se vide après une absence (retour de vacances)

  • une eau qui s’écoule moins bien, sans être complètement bloquée

Si plusieurs appareils sont concernés en même temps (évier + douche + lavabo), le problème est peut-être plus global : canalisations bouchées en profondeur, ventilation de colonne insuffisante, défaut de pente, etc.

Entretenir ses siphons au quotidien

 

La bonne nouvelle, c’est qu’une partie de la prévention passe par des gestes simples autour des siphons.

Nettoyer le siphon d’évier ou de lavabo

Pour un évier de cuisine ou un lavabo, vous pouvez :

  • placer un seau sous le siphon

  • dévisser la partie inférieure (souvent à la main)

  • vider les dépôts (graisses, restes alimentaires, dentifrice, cheveux)

  • rincer le siphon à l’eau chaude avec un peu de liquide vaisselle

  • vérifier l’état des joints avant de remonter

Ce nettoyage régulier limite les mauvaises odeurs, réduit le risque de canalisations bouchées et aide l’eau à circuler normalement.

Nettoyer la bonde de douche ou de baignoire

Dans la salle de bains :

  • retirez la grille ou le cache de bonde

  • enlevez les amas de cheveux et savon visibles

  • si un siphon de sol est accessible, nettoyez-le lui aussi

Les cheveux, le savon et les produits de soin s’accumulent très vite dans ces zones.

Un simple nettoyage régulier fait une vraie différence sur les odeurs comme sur l’écoulement.

Éviter que les siphons ne se vident

Certains siphons se vident plus facilement :

  • évacuations peu utilisées (lavabo d’appoint, douche d’amis, buanderie)

  • installations avec défaut de ventilation

Pour limiter le problème :

  • faites couler de l’eau de temps en temps dans les évacuations peu utilisées

  • surveillez les glouglous après les gros écoulements

Si vous voyez que les odeurs reviennent systématiquement après une chasse d’eau ou une machine à laver, un professionnel pourra vérifier la ventilation de l’installation et la partie soudure, raccords, tuyauterie.

Améliorer l’aération de la cuisine et de la salle de bains

 

Même si l’origine est dans les canalisations, une bonne aération des pièces aide à limiter les odeurs persistantes.

Vérifier les grilles et la vmc

Dans la cuisine et la salle de bains :

  • vérifiez que les grilles d’aération ne sont pas bouchées (poussière, peinture, meubles)

  • dépoussiérez-les régulièrement

  • si vous avez une vmc, assurez-vous qu’elle fonctionne correctement (aspiration perceptible au niveau des bouches)

Une pièce sans renouvellement d’air concentre toutes les odeurs : celles du réseau d’évacuation, mais aussi l’humidité, les produits ménagers, etc.

Aérer régulièrement

Dès que c’est possible :

  • ouvrez la fenêtre après la douche ou le bain

  • laissez la porte entrouverte pour que l’humidité ne reste pas “enfermé” dans la pièce

Cela ne règle pas une fuite d’eau ou un bouchon dans les canalisations, mais améliore nettement le confort en attendant une intervention plus ciblée si besoin.

Quand les odeurs cachent un problème plus sérieux

 

Parfois, les odeurs reviennent très vite malgré un bon nettoyage des siphons et une aération correcte. Cela peut être le signe d’un souci plus profond.

Quelques situations à surveiller :

  • odeurs présentes dans plusieurs pièces ou à plusieurs points d’eau

  • glouglous répétés dans les évacuations

  • évacuation de plus en plus lente malgré l’entretien

  • traces d’humidité, taches sur les murs ou plafonds à proximité des canalisations

Dans ces cas, il peut s’agir :

Là, le simple nettoyage ne suffit plus. Une recherche plus poussée est nécessaire.

Quand faire intervenir un plombier

 

Il est conseillé de faire appel à un professionnel si :

  • les odeurs reviennent très vite après chaque nettoyage

  • plusieurs appareils (évier, douche, baignoire, wc) sont concernés

  • vous entendez régulièrement des glouglous au niveau des évacuations

  • vous suspectez une fuite cachée (auréoles, murs humides, sols qui gondolent)

Un plombier pourra :

  • vérifier l’état global des canalisations

  • diagnostiquer un éventuel problème de ventilation ou de mise à l’air

  • réaliser un débouchage adapté si les conduites sont encrassées

  • contrôler les éléments non visibles de la soudure, raccords, tuyauterie

  • sécuriser l’installation pour limiter les risques de dégâts des eaux à moyen terme

Pour l’aider, n’hésitez pas à noter :

  • depuis quand les odeurs sont apparues

  • les pièces et appareils concernés

  • ce que vous avez déjà essayé (nettoyage de siphon, produits, eau chaude, etc.)

Ces informations orientent déjà le diagnostic et permettent de préparer l’intervention au mieux 🙂

Les bons réflexes pour prévenir les odeurs

 

Pour terminer, quelques habitudes simples peuvent vraiment faire la différence au quotidien :

  • nettoyer les siphons d’évier, de lavabo et de douche régulièrement

  • éviter de verser les graisses de cuisson dans l’évier (les mettre dans un récipient, puis à la poubelle)

  • retirer les cheveux des bondes de douche et de baignoire

  • faire couler un peu d’eau dans les évacuations peu utilisées pour garder la garde d’eau des siphons

  • vérifier que les grilles d’aération et la vmc ne sont pas obstruées

  • réagir dès les premiers signes d’écoulement lent, de glouglous ou d’odeurs inhabituelles

En combinant un siphon propre, une bonne aération des pièces et une ventilation correcte des canalisations, vous mettez toutes les chances de votre côté pour garder une maison sans odeurs d’égout… et nettement plus agréable à vivre 🚿💧

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Comment purger ses radiateurs pas à pas

Comment purger ses radiateurs pas à pas

Radiateurs qui font du bruit, pièces moins chaudes qu’avant, zones froides en haut du radiateur… très souvent, il ne s’agit pas d’une panne grave, mais de la présence d’air dans le circuit.

Une bonne purge peut suffire à retrouver un chauffage plus homogène 🔧

L’objectif de ce guide est de vous aider à :

  • comprendre à quoi sert la purge

  • savoir quand il est utile de le faire

  • purger vos radiateurs pas à pas, sans transformer la pièce en piscine

  • repérer les situations où il vaut mieux faire intervenir un professionnel

 

 

Pourquoi purger ses radiateurs ?

 

Dans un circuit de chauffage à eau chaude, l’eau circule dans la chaudière (ou la pompe à chaleur) puis dans les radiateurs. Avec le temps, de petites bulles d’air entrent dans le circuit et finissent par s’accumuler dans le haut des radiateurs.

Les signes qu’une purge est nécessaire

Vous pouvez avoir besoin de purger vos radiateurs si :

Dans ces cas, l’air prend la place de l’eau chaude en haut du radiateur, ce qui réduit la surface réellement chauffante.

Les bénéfices d’une purge

Une purge bien faite permet :

  • d’améliorer le confort thermique dans les pièces

  • de réduire les bruits d’air dans l’installation

  • d’aider le système de chauffage à fonctionner plus efficacement

Ce n’est pas une réparation miracle, mais c’est une étape d’entretien simple qui règle beaucoup de petits problèmes du quotidien.

Le matériel à préparer

 

Purger un radiateur ne demande pas beaucoup d’outils, mais quelques précautions évitent d’en mettre partout.

Prévoyez :

  • une petite clé de purge (ou un tournevis plat, selon le modèle)

  • un récipient peu profond (gobelet, bol, petit bac)

  • un chiffon ou une vieille serviette

  • éventuellement des gants si vous craignez l’eau tiède

Si vos radiateurs sont proches d’un mur ou d’un meuble sensible, vous pouvez aussi protéger la zone avec une vieille serviette ou un torchon.

Avant de commencer : quelques précautions

 

Même si la purge est une opération courante, il est utile de respecter quelques règles simples.

Vérifier l’état général

Avant de toucher aux radiateurs, jetez un œil à :

  • la chaudière ou la pompe à chaleur

  • le manomètre de pression du circuit de chauffage

  • les radiateurs eux-mêmes (présence éventuelle de traces d’oxydation ou de fuite d’eau)

Si vous voyez déjà une fuite importante, une corrosion avancée ou une pression très anormale, il est préférable de faire intervenir un professionnel plutôt que de multiplier les manipulations.

Choisir le bon moment

Idéalement :

  • le chauffage doit être en marche, ou vient de l’être, mais les radiateurs ne doivent pas être brûlants

  • évitez de purger juste après un long cycle de chauffe, lorsque l’eau est très chaude

Le but est de laisser l’air circuler vers les points hauts tout en limitant le risque de projection trop chaude.

Si vous avez un doute, attendez un peu que les radiateurs soient tièdes plutôt que très chauds.

Étape 1 : repérer la vis de purge

 

Chaque radiateur à eau est équipé d’une petite vis de purge, généralement située en haut, à l’une des extrémités.

Selon les modèles, cette vis peut :

  • se présenter comme une petite pièce métallique carrée (pour clé de purge)

  • être une petite vis à fente (pour tournevis plat)

  • parfois être intégrée dans un petit dispositif en plastique

Prenez le temps de bien l’identifier, sans confondre avec le robinet de réglage situé de l’autre côté.

Étape 2 : préparer le récipient et le chiffon

 

Pour éviter d’en mettre partout :

  • placez le récipient juste sous la vis de purge

  • positionnez un chiffon ou une serviette derrière, entre le radiateur et le mur, pour retenir les éventuelles projections

L’eau qui va sortir peut être légèrement teintée (boue, oxydation), il vaut donc mieux protéger le mur et le sol, surtout s’ils sont clairs.

Étape 3 : ouvrir doucement la vis de purge

 

C’est le cœur de l’opération, mais ce n’est pas une course de vitesse.

> insérez la clé de purge ou le tournevis dans la vis

> tournez très légèrement dans le sens de l’ouverture (généralement anti-horaire)

> n’ouvrez que d’un quart à un demi-tour pour commencer

Vous devriez entendre rapidement un sifflement : c’est l’air qui sort.

Au début :

  • ne cherchez pas à ouvrir trop fort

  • gardez la main sur la clé pour pouvoir refermer rapidement si besoin

 

 

Étape 4 : laisser l’air s’échapper jusqu’à l’arrivée de l’eau

 

L’objectif est de chasser l’air du radiateur.

Pendant la purge :

  • au départ, vous entendez surtout de l’air

  • il peut y avoir quelques gouttes irrégulières

  • rapidement, un filet d’eau va commencer à couler

Lorsque :

  • un jet d’eau régulier, sans bulles ni crachotements, s’écoule dans votre récipient

vous pouvez refermer la vis de purge :

  • tournez doucement dans le sens inverse jusqu’à ce que ce soit bien fermé

  • ne forcez pas comme sur un gros écrou, il suffit que ce soit franc

Essuyez ensuite l’eau qui aurait pu couler sur le radiateur ou le mur avec le chiffon.

Si beaucoup d’air sort et que le bruit dure longtemps, cela confirme que le radiateur était bien rempli d’air.

Étape 5 : répéter l’opération sur les autres radiateurs

 

Il est souvent judicieux de purger plusieurs radiateurs, pas seulement celui qui fait le plus de bruit.

En général, on commence par :

  • les radiateurs situés à l’étage supérieur

  • ou les radiateurs les plus éloignés de la chaudière

Vous pouvez ensuite descendre progressivement vers le bas du logement. À chaque fois, répétez les étapes :

  • préparation du récipient

  • ouverture légère de la vis

  • attente de l’arrivée de l’eau

  • fermeture soigneuse

Prenez votre temps, surtout si vous découvrez l’exercice pour la première fois 🙂

Étape 6 : vérifier la pression de la chaudière après la purge

 

La purge libère de l’air, mais aussi un peu d’eau. Cela peut faire baisser la pression du circuit.

Après avoir purgé plusieurs radiateurs :

  • regardez le manomètre de la chaudière

  • comparez la pression affichée à la plage recommandée dans la notice (souvent autour de 1 à 2 bars, selon les installations)

Si la pression est devenue très basse, le chauffage peut fonctionner moins bien, voire se mettre en sécurité.

Dans ce cas, il faut réajuster la pression à l’aide du robinet de remplissage prévu sur la chaudière.

Si vous ne savez pas le faire ou si vous n’êtes pas à l’aise, il est préférable de demander conseil à un professionnel plutôt que de manipuler au hasard.

Quelques conseils pour éviter d’en mettre partout

 

Pour garder votre calme et vos murs propres :

  • ouvrez la vis de purge très progressivement

  • gardez toujours le récipient bien plaqué contre le radiateur, au plus près de la vis

  • prévoyez une serviette sous le récipient si le sol est sensible

  • n’attendez pas que le récipient déborde pour refermer

L’eau n’est pas censée jaillir sous pression, mais rester prudent évite les mauvaises surprises.

Quand purger ne suffit pas

 

Parfois, malgré une purge correctement réalisée, le radiateur continue à poser problème.

Vous pouvez envisager de faire intervenir un professionnel si :

  • le radiateur reste froid même après purge

  • plusieurs radiateurs de la maison sont tièdes ou froids

  • la pression de la chaudière chute régulièrement

  • vous remarquez une fuite d’eau au niveau d’un raccord ou d’un radiateur

  • vous entendez des bruits inhabituels dans l’installation (claquements, chocs, circulation très forte)

Dans ces cas, le problème peut venir :

  • d’un mauvais équilibrage du réseau

  • d’un circulateur défaillant

  • d’un souci sur la chaudière ou sur la tuyauterie

  • d’un élément de soudure, raccords, tuyauterie abîmé

Un professionnel pourra vérifier l’ensemble du circuit, ajuster les réglages de manière plus fine et sécuriser l’installation pour éviter des dégâts des eaux.

Bonnes habitudes à garder pour vos radiateurs

 

Pour limiter les soucis à l’avenir :

  • pensez à purger vos radiateurs régulièrement, par exemple au début de la saison de chauffage

  • gardez un œil sur les bruits de glouglou ou les zones froides en haut des radiateurs

  • surveillez la pression sur la chaudière, surtout après une purge

  • signalez rapidement toute fuite visible, même légère

En combinant ces quelques réflexes avec une purge de temps en temps, vous prolongez la vie de votre installation et améliorez votre confort au quotidien 🔥🙂

Et si vous ne vous sentez pas à l’aise avec ces manipulations, rien n’empêche de confier cette opération à un professionnel : une simple demande peut suffire pour qu’il vienne contrôler, purger et sécuriser l’ensemble de vos radiateurs en une seule intervention.

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Ce qu’il ne faut jamais jeter dans les toilettes

Ce qu’il ne faut jamais jeter dans les toilettes

Les toilettes, ce n’est pas une poubelle. Pourtant, par habitude ou par commodité, on a vite fait d’y jeter “un petit truc” en se disant que ça disparaîtra avec la chasse.

Sauf que non : tout ce qui part dans les WC ne s’évanouit pas par magie.

À force, cela finit par créer des canalisations bouchées, des remontées d’odeurs, des débordements… et parfois un bon gros débouchage WC en urgence.

Dans cet article, on va voir :

  • ce qui peut aller dans les toilettes (et ce qui ne doit jamais y aller)

  • les objets du quotidien qui bouchent tout

  • ce qui se passe réellement dans les tuyaux

  • comment éviter les bouchons sans se compliquer la vie

  • quand il est temps d’appeler un plombier

 

 

Ce qui peut aller dans les toilettes… et rien de plus

 

On va commencer par la base : les toilettes sont faites pour recevoir uniquement :

  • les urines

  • les selles

  • le papier toilette (en quantité raisonnable)

Et c’est tout.

Le papier toilette est spécialement conçu pour se désagréger rapidement dans l’eau.

C’est très différent de la plupart des autres produits du quotidien, qui, eux, restent compacts, se gonflent, se coincent et finissent par bloquer les canalisations.

Tout le reste devrait aller dans une poubelle, même si c’est tentant de “faire simple” en le jetant dans la cuvette.

Les faux amis qui bouchent les canalisations

 

Certains déchets ont l’air inoffensifs, mais ce sont de vrais “champions” pour boucher les WC.

Les lingettes (même celles marquées “biodégradables”)

Lingettes bébé, lingettes désinfectantes, lingettes démaquillantes… elles ont un point commun : elles se dégradent très mal dans l’eau.

Même si l’emballage laisse entendre qu’elles sont “biodégradables” ou “jetables dans les toilettes”, dans la réalité :

  • elles restent entières longtemps

  • elles s’accrochent aux aspérités des tuyaux

  • elles s’enchevêtrent entre elles

Résultat : elles forment des amas qui finissent par bloquer les évacuations. C’est l’une des causes les plus fréquentes de débouchage WC en appartement comme en maison.

Réflexe à adopter : les lingettes → poubelle, jamais dans la cuvette.

Les serviettes hygiéniques, tampons et protections intimes

Ces produits sont conçus pour absorber les liquides et gonfler, pas pour se désagréger.

Dans les toilettes, ils :

  • grossissent en absorbant l’eau

  • se coincent dans les coudes de la canalisation

  • bloquent tout ce qui arrive derrière (papier, déchets, etc.)

Ils peuvent également provoquer des bouchons plus loin dans les colonnes communes d’immeuble.

Là aussi, la règle est simple : protections intimes → poubelle fermée, jamais dans les WC.

Les cotons-tiges, disques de coton, mouchoirs et essuie-tout

On se dit parfois “c’est du coton, ça va fondre dans l’eau”. Malheureusement, non.

  • les cotons-tiges se coincent facilement dans les tuyaux

  • les disques de coton et mouchoirs ne se désagrègent pas comme du papier toilette

  • l’essuie-tout est beaucoup plus résistant et gonfle en s’imbibant

À force, ces petits objets s’accumulent, se mélangent avec le papier, les cheveux, le tartre et créent un bouchon compact difficile à déloger.

Les graisses et l’huile : le piège invisible

 

On pense souvent à l’évier de cuisine pour les graisses, mais certaines finissent aussi dans les WC (reste de friture jeté “vite fait”, sauce, huile…).

Problème : les graisses et huiles :

  • restent liquides à chaud

  • se figent en refroidissant plus loin dans les tuyaux

  • se déposent sur les parois et retiennent tout ce qui passe

Petit à petit, cela rétrécit le diamètre de la canalisation, jusqu’à créer des canalisations bouchées.

Les graisses ne devraient jamais finir ni dans les WC ni dans l’évier. L’idéal :

  • les laisser refroidir dans un récipient

  • les jeter à la poubelle ou dans des points de collecte prévus pour les huiles usagées

 

 

Les déchets “durs” et les objets tombés par accident

 

Certains objets finissent dans la cuvette par réflexe, d’autres… par chute.

Les “petites choses” qu’on jette sans réfléchir

À éviter absolument :

  • mégots de cigarette

  • petits emballages plastiques

  • restes de litière (surtout agglomérante)

  • cheveux récupérés dans la brosse ou le rasoir

Tout cela ne se dissout pas, s’agglomère et finit par bloquer un coude ou une jonction de tuyauterie.

Les jouets, accessoires, et objets tombés dans la cuvette

Un geste un peu rapide, un enfant qui joue, et voilà :

  • jouets

  • bouchons

  • capuchons

  • brosses à dents

  • petits objets divers

Ces objets peuvent se coincer très vite dans la première partie de la canalisation. Dans ce cas, tirer plusieurs chasses ne fait qu’aggraver le problème.

Si vous voyez l’objet, tentez de le récupérer avec un gant. S’il a disparu dans le fond et que l’eau commence à monter dangereusement, il vaut mieux arrêter les chasses d’eau et envisager un débouchage WC par un pro.

Pourquoi ça finit par tout boucher

 

On imagine mal ce qui se passe dans les tuyaux… pourtant, c’est assez simple.

Un bouchon, ce n’est jamais un seul objet

Dans la réalité, un bouchon, c’est un mélange de :

  • papier en excès

  • graisses figées

  • lingettes, protections, coton

  • cheveux, résidus divers

  • tartre déjà présent dans les canalisations

Les dépôts se collent aux parois, se mélangent, durcissent, et réduisent de plus en plus le passage. L’eau s’écoule mal, l’air se met à faire des “glouglou”, puis un jour… plus rien ne passe.

C’est à ce stade qu’on finit par devoir intervenir lourdement sur les canalisations bouchées.

Les conséquences possibles

Au-delà de l’inconfort, un WC bouché peut entraîner :

Et, bien sûr, des interventions parfois plus lourdes (furet professionnel, démontage partiel, voire reprise de soudure, raccords, tuyauterie en cas de dommage).

Comment éviter de boucher ses toilettes au quotidien

 

La bonne nouvelle, c’est que la prévention est simple.

Adopter la règle “WC ≠ poubelle”

Vous pouvez vous fixer une règle très claire :

  • seuls les excréments, l’urine et le papier toilette vont dans la cuvette

  • tous les autres déchets (même “petits”, même “une seule fois”) vont à la poubelle

Cette règle simple limite déjà une énorme partie des problèmes.

Astuce : placer une poubelle avec couvercle dans la salle de bains et les toilettes. Cela facilite le bon geste pour les protections intimes, cotons, mouchoirs, lingettes, etc.

Surveiller les premiers signes de bouchon

Il est préférable de réagir dès les premiers symptômes :

  • l’eau met plus de temps à descendre

  • des glouglous se font entendre

  • la chasse semble moins “franche” qu’avant

À ce stade, on peut parfois éviter le blocage total avec des gestes simples (ventouse, petit furet, produits adaptés en quantité raisonnable).

Mais si les signes persistent, mieux vaut envisager l’intervention d’un plombier plutôt que de forcer et provoquer un débordement.

Quand faire appel à un plombier

 

Certaines situations justifient clairement de publier une demande :

  • l’eau monte dans la cuvette et ne redescend plus

  • la chasse déborde ou menace de le faire

  • plusieurs tentatives avec ventouse ou produits restent sans effet

  • l’évacuation des WC pose problème et commence à impacter la douche, la baignoire ou l’évier

Un professionnel pourra :

  • réaliser un débouchage WC adapté à votre installation

  • vérifier l’état des canalisations et des raccords

  • s’assurer qu’il n’y a pas d’autre problème (pente insuffisante, défaut de raccordement, affaissement de canalisation)

  • vous conseiller sur de bonnes pratiques pour l’usage futur des toilettes

Dans votre demande, pensez à préciser depuis quand le problème est apparu, ce que vous avez déjà essayé, et s’il y a eu des objets tombés dans les WC récemment.

Cela aide le plombier à cibler vite le bon outil et la bonne méthode 😊

En résumé

 

Pour éviter que les toilettes ne se transforment en cauchemar de plomberie, il suffit de quelques règles simples :

  • ne jeter que ce pour quoi les WC sont conçus

  • mettre une poubelle à portée de main pour tout le reste

  • réagir dès les premiers signes d’évacuation lente

Cela vous fera gagner du temps, de l’argent… et vous évitera bien des sueurs froides au moment d’actionner la chasse.

Et si, malgré tout, la situation se complique, un plombier saura remettre votre installation appareil sanitaire en ordre et vous permettre de repartir sur de bonnes bases, avec des toilettes qui font exactement ce qu’on leur demande, et rien de plus 🚽🙂

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Dégât des eaux : que faire avant de prévenir l’assurance ?

Dégât des eaux : que faire avant de prévenir l’assurance ?

Découvrir une flaque au milieu du salon, un plafond qui goutte ou de l’eau qui s’échappe par une canalisation, c’est le genre de situation qui
fait vite monter le stress 😰.

Pourtant, quelques bons réflexes simples peuvent vraiment limiter les dégâts avant même d’appeler l’assurance.

Dans cet article, on va voir ensemble, pas à pas :

  • comment sécuriser les lieux

  • comment limiter la fuite d’eau et les dégâts immédiats

  • ce que vous pouvez vérifier vous-même sans danger

  • à quel moment faire intervenir un plombier

L’idée : reprendre un peu de contrôle, protéger votre logement (et éventuellement vos voisins) et préparer tranquillement la suite avec l’assurance.

Assurer votre sécurité avant tout

 

Avant de penser paperasse, réparations ou déclaration, il y a une priorité absolue : votre sécurité et celle des personnes présentes.

Attention à l’électricité

Eau et électricité ne font pas bon ménage ⚡

Si l’eau coule près de prises, de multiprises ou d’appareils électriques :

  • Évitez de marcher dans une flaque où des prises ou rallonges baignent

  • Coupez l’électricité au disjoncteur général si la zone inondée est proche d’installations électriques

  • Débranchez les appareils concernés uniquement si le sol est sec autour de vous

En cas de doute, mieux vaut couper l’électricité et attendre l’avis d’un professionnel plutôt que de prendre un risque.

Ne pas rester sous un plafond qui se déforme

Si le dégât des eaux vient du dessus :

  • Surveillez les plafonds qui se bombent ou se fissurent

  • Ne placez pas de lit ou de canapé directement sous une zone qui goutte beaucoup

  • Éloignez les personnes et les animaux d’un plafond qui semble “gonflé” par l’eau

Le poids de l’eau peut fragiliser un faux plafond ou un enduit. Là aussi, prudence avant tout.

Couper ou limiter l’arrivée d’eau

 

Une fois la sécurité immédiate gérée, la priorité est de limiter la fuite d’eau à la source.

Fermer le robinet d’arrêt local si possible

Si vous voyez clairement d’où vient l’eau (robinet, flexible, chasse d’eau, machine à laver, ballon sous évier) :

  • Cherchez un petit robinet d’arrêt à proximité (sous l’évier, derrière les WC, derrière la machine, près d’un meuble vasque)

  • Tournez-le à fond en position fermée

Par exemple :

  • Pour un WC, on coupe souvent la petite vanne située à côté du réservoir

  • Pour un lave-linge, c’est la vanne sur le tuyau d’alimentation

  • Pour un évier ou un lavabo, un robinet d’arrêt peut être accessible dans le meuble

Parfois, cela suffit à stopper net la fuite sans couper toute l’eau du logement.

Couper l’arrivée générale d’eau du logement

Si vous ne trouvez pas de robinet local, ou si l’eau continue de couler :

  • Repérez le robinet d’arrivée générale d’eau (souvent près du compteur, dans un placard, sous l’évier, dans l’entrée ou un local technique)

  • Fermez-le complètement

En maison, le compteur peut être dans un regard à l’extérieur, avec une vanne à manœuvrer.

Une fois l’eau coupée :

  • Le débit de la fuite va diminuer puis s’arrêter

  • Il restera un peu d’eau dans les tuyaux, mais le flux principal sera coupé

C’est le geste le plus efficace pour limiter l’ampleur des dégâts des eaux.

Limiter les dégâts immédiats dans le logement

 

Quand l’eau ne gicle plus, il s’agit de limiter ce qu’elle abîme.

Protéger les meubles et les objets sensibles

Dès que possible :

  • Déplacez les meubles en bois, tapis, cartons, matelas, meubles bas

  • Mettez à l’abri ce qui craint vraiment l’eau : papiers importants, ordinateurs, appareils électroniques, photos, textiles fragiles

  • Utilisez des seaux ou des bassines pour récupérer l’eau qui goutte d’un plafond ou d’un tuyau

Chaque minute compte : plus un meuble reste dans l’eau, plus les dégâts sont importants.

Éponger et canaliser l’eau

Pour l’eau au sol :

  • Utilisez serpillières, grandes serviettes, balai à franges

  • Faites “boire” un maximum d’eau au niveau des plinthes, des joints, des zones où l’eau pourrait s’infiltrer

  • Si c’est possible, dirigez l’eau vers une douche, un siphon de sol ou l’extérieur

L’objectif n’est pas de tout sécher parfaitement (le plombier et éventuellement un professionnel du bâtiment pourront compléter ensuite), mais de freiner les infiltrations dans les sols et les parois.

Identifier l’origine apparente du problème côté plomberie

 

Une fois la situation stabilisée, vous pouvez essayer de comprendre ce qui s’est passé, sans démonter toute l’installation.

Repérer la zone de départ

Posez-vous quelques questions simples :

  • L’eau vient-elle clairement d’un appareil précis ? (évier, douche, baignoire, WC, lave-linge, lave-vaisselle, ballon d’eau chaude, meuble vasque…)

  • Voyez-vous un tuyau, un flexible ou un raccord qui fuit, goutte ou “pisse” franchement ?

  • L’eau semble-t-elle venir d’un mur ou d’un plafond sans point d’eau visible à cet endroit ?

Cela permet déjà de distinguer :

  • Une fuite visible sur la robinetterie ou un flexible

  • Un problème sur un appareil sanitaire (WC, lave-mains, évier, baignoire, douche)

  • Une fuite plus profonde sur la soudure, raccords, tuyauterie ou sur une colonne d’immeuble

 

Regarder les équipements sensibles

Quelques points souvent en cause :

  • Le ballon d’eau chaude (groupe de sécurité qui fuit, cuve percée, raccord qui lâche)

  • Les canalisations bouchées qui provoquent un débordement (évier, douche, baignoire, WC)

  • Un tuyau d’alimentation qui a gelé puis fissuré

  • Une jonction mal serrée sur un flexible ou un siphon

Ne démontez pas vous-même des éléments complexes ou encastrés. Contentez-vous d’observer et de noter ce que vous voyez pour le futur diagnostic du plombier.

Documenter la situation avant que tout ne change

 

Avant d’éponger partout ou de tout remettre en place, prenez quelques instants pour garder des traces. Cela sera utile pour l’assurance, mais aussi pour le plombier.

Prendre des photos et vidéos

Pensez à photographier :

  • La zone de fuite (robinet, tuyau, appareil)

  • Les flaques au sol, les taches au plafond ou sur les murs

  • Les meubles ou objets touchés par l’eau

Une courte vidéo montrant l’eau qui coule ou le plafonnier qui goutte peut également être très parlante.

Noter quelques informations simples

Vous pouvez noter :

  • La date et l’heure approximative à laquelle vous avez découvert le dégât des eaux

  • Ce que vous avez fait (coupure d’eau, coupure d’électricité, protection des meubles)

  • Ce que vous pensez être la cause (fuite apparente, débordement, fuite venue du voisin, fuite sur ballon d’eau chaude, etc.)

Ces éléments permettront au plombier de comprendre plus rapidement la situation et à l’assurance d’analyser le dossier.

Quand appeler un plombier (et en urgence)

 

Une fois l’eau coupée et les dégâts limités, se pose la question de l’intervention.

Cas où il faut appeler sans tarder

Il est fortement recommandé de faire intervenir un plombier en urgence si :

  • Vous ne pouvez pas remettre l’eau sans que cela recommence à fuir

  • Vous ne savez pas d’où vient exactement la fuite

  • La fuite semble venir d’un mur, d’un plafond ou d’une canalisation encastrée

  • Le ballon d’eau chaude goutte en continu, fuit par le bas ou présente de la rouille et de l’eau autour

  • Un élément de soudure, raccords, tuyauterie semble avoir lâché

Dans ces cas, rester sans eau ou vivre avec une fuite chronique n’est ni confortable ni raisonnable.

Publier une demande avec les informations déjà collectées aidera beaucoup le professionnel.

Ce que le plombier pourra faire

Le pro pourra notamment :

  • Diagnostiquer précisément l’origine de la fuite d’eau

  • Tester les canalisations, les joints, les flexibles, le groupe de sécurité, les siphons

  • Réparer ou remplacer l’élément en cause (raccord, robinet, flexible, siphon, partie de tuyauterie)

  • Vous conseiller sur une éventuelle réparation / remplacement ballon d’eau chaude si l’appareil est vétuste

  • Vérifier que la remise en eau se fait sans nouvelle fuite

Son rapport, son devis et sa facture seront aussi des pièces importantes pour la suite avec votre assurance.

Ce qu’il vaut mieux éviter de faire

 

Dans le stress, on peut être tenté de “bidouiller” pour que ça cesse au plus vite. Certains réflexes sont pourtant à éviter.

Ne pas masquer une fuite au lieu de la traiter

Quelques exemples à éviter :

  • Bourrer un joint qui fuit avec du papier, du scotch ou un simple silicone “au hasard”

  • Empiler des serpillières et remettre l’eau en se disant “on verra plus tard”

  • Placer un seau sous une fuite visible et ignorer la cause

Ce type de solutions cache le problème sans le régler.

À terme, la fuite peut empirer et les dégâts des eaux être plus coûteux.

Ne pas démonter ce que vous ne maîtrisez pas

Il vaut mieux éviter de :

  • Démonter des parties de tuyauterie rigides encastrées

  • Toucher aux raccords d’arrivée d’eau d’un chauffe-eau sans savoir ce que vous faites

  • Modifier seul l’installation robinetterie ou l’installation appareil sanitaire au-delà des gestes simples

Une mauvaise manipulation peut transformer un dégât maîtrisé en dégât majeur.

Et l’assurance dans tout ça ?

Une fois l’urgence gérée côté plomberie (eau coupée, fuite stabilisée, plombier contacté ou déjà passé), le moment est venu de prévenir l’assurance.

Avant d’appeler :

  • Vous avez sécurisé les lieux

  • Vous avez limité l’ampleur des dégâts autant que possible

  • Vous avez identifié au moins la zone d’origine du dégât des eaux

  • Vous avez des photos, éventuellement un rapport ou un devis de plombier

Cela permet de faire une déclaration plus claire, plus complète, et de gagner du temps dans la gestion du dossier.

En résumé, avant même de prévenir l’assurance, vos priorités sont : protéger les personnes, couper l’eau, limiter les dégâts, comprendre ce qui se passe côté plomberie et faire intervenir un professionnel si nécessaire.

Ensuite seulement, avec tous ces éléments en main, la partie “administrative” (assurance, constat, prise en charge) devient beaucoup plus simple à gérer, et vous pouvez vous concentrer sur le retour à la normale chez vous 💧🙂

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